‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie (volume 5)Chapitre 59 sur 79 · DES VAPEURS DE L ATMOSPHÈRE. — CHAP. III · texte numérisé non relu

DES VAPEURS DE L ATMOSPHÈRE. — CHAP. III

1812, 5 août. A Chafitonnv. Brochant.

1 8 1 3 , i4 mars. Pierres à Cutro, en Calabre, pohdant la chute d’une grande quantité de poussière rouge. Bibl. Bvitan ., octobre i8i3.

i8i3, en été. Beaucoup de pierres près Malpas, non loin de Cbester. Thomson , Ann. of Philosophy , novembre i8i3. (La relation ne me paraît pas digne d’une entière confiance, parce qu’elle est anonyme, et surtout parce qu’il n’y a pas eu d’autres notices de cet événement. )

181 3 , 10 septembre. Pierres près Limerik , en Ix-lande. Phil. Mag. et Gentlem. Mag.

1813, i3 décembre, d’après Nordenskiold [Annales de chimie , T. XXV, p. 78 ) , ou :

1814, en mars , d’après un rapport communiqué à l’Académie de Pétersbourg. Pierres aux environs de Lontalax et Sawitaipal , non loin de Wiborg , en Finlande. Ces pierres ne contiennent pas de nickel.

. (M. Murray fait mention dans le Phil. Mag.,

juillet 1819, page 39, d’une pierre tombée à Pulrose , dans l’ile de Man, sans préciser la date*, il dit que l’événement est certain , et que la pierre était très-légère et semblable à une scorie. Elle devait donc ressembler aux pierres tombées en Espagne en i4^8. )

1814, 3 février. Pierre près Bacbarut, en Russie. Ann. de Gilbert , T. L.

181 4 > 5 septembre. Pierre près d’Agen.

1 8 1 A j 5 novembre. Dans Doab , aux Indes. Phil. Mag., Bibl. Prit., Journal of sciences.

1 8 1 5 , 18 février. Une pierre à Duralla, aux Indes. Philos. Magazine , août 1820, p. i56.

i8i5 , 3 octobre. A Chasâigny, près deLangres. Pis tollet, Ann. de chimie.

1816. Pierrè à Glastonbury , en Sommersetshire, Phil. Mag.

ir.

*7 74 EIVRH NBCfVltMÏ.

1817 , entre le a et le 3 mai. Probablement des masses sont tombées dans la mer Baltique. Après l’apparition d’un grand météore à Golhembourg, on a vu, à Odensée, une pluie de feu descendre très-rapidement vers le S.-E. Journaux danois .

1818, i5 février. Une grande pierre paraît être tombée à Limoges, dans un jardin au sud delà ville. Après l’explosion d’un grand météore, une masse qui tomba fit dans la terre une excavation d’un volume égal à celui d’une grande futaille. Gazette de France et Journal du Commerce , du 25 février 1818.

(Il aurait fallu, et il serait encore convenable, de déterrer la masse.)

1818 , 3o mars. Une pierre près de Zaborzyca, en Volhynie (analysée par M. Laugier. Ann. du Muséum , 178 année , 2e cabier. )

1818, 10 août. Une pierre est à Slobotka , dans la province de Smolensk , en Russie. D'après plusieurs jour nauXi

181g, i4 juin. A Jonzac, département de la Charente- Inférieure. Ces pierres ne contiennent pas de nickel.

1819 , i3 octobre. Pierres près de Politz, non loin de Gérar ou Kostritz , dans la principauté de Rcuss. Ann. de Gilbert , T. LXIII.

1820 , entre le 21 et le 22 mars , dans la nuit , à Vedcnburg , en Hongrie. Ilcsperus , T. XXVII, cah. 3.

1820, 12 juillet. Pierres près de Likna, dans le cercle deDunaborg , province de Witepsk, en Russie. Théodore Grotthus. Ann. de Gilbert , T. LXVII.

1821 , i5 juin* Pierres près de Juvenas. Elles ne contiennent pas de nickel.

1822, 3 juin. A Angers. Ann. de chimie.

1822, 10 septembre. Près Carlstadt, en Suède.

1822, i3 septembre. Près la Baffe, canton d’Epinal ,

département des Vosges. Ann . de chimie.

DES VAPEURS D* L’ ATMOSPHÈRE. CHAP. III. 'J'jS

1828, q août. Près Nobleboro , en Amérique. Sillimaris American Journ ., ï. VIF.

i8a4> vers la tin de janvier. Beaucoup de pierres près Arennzzo, dans le territoire deBologna. Une d’elles, pesant iî livres, est conservée dans l’Observatoire de Bologne. Diario di liotna.

1 8^4 , au commencement de février. Grande pierre dans la province d’Irkutsk , en Sibérie. Quelques journaux.

i8a4, i4 octobrp. Près Zébrak, cercle de Béraun , en Bohême. La pierre est conservée au Muséum national de Prague.

Nous aurions pu augmenter ce catalogue en y ajoutant plusieurs chutes d’aérolilhes qui ont été observées depuis 18^4 '■> mais dans la crainte de présenter un travail incomplet, nous aimons mieux attendre que lessavans et laborieux auteurs qui s’occupent de ce sujet réunissent tous les documens qui ont été recueillis depuis cette époque.

Les habitans de la Chine, du Japon et des provinces voisines, ont donné une attention particulière au phénomène des aérolithes \ ils ont aussi leur catalogue raisonné de toutes les chutes de pierre 5 et ce catalogue est bien plus complet que le nôtre, car il remonte au qma siècle avant Jésus-Christ. M. Abel-Rémusat a publié en i8l<) {Journal de physique) un mémoire très-intéressant Sur ce sujet. Les observations chinoises sont trop remarquables pour que nous 11’essayions pas d’en donner une idée en citant quelques exemples.

Quelques observations chinoises sur la chute des aérolithes.

644 ans avant Jésus-Christ, au printemps, à la pre* mière lune, le jour ou-chin à la nouvelle luue, cinq pierre? tombèrent dan? le royaume de Saung (Iic-non),

sit ans avant Jésus-Christ , la planète mar6 étant dans le voisinage d’Autarès , une étoile tomba à Toung-kiun , et parvenue à terre, elle se changea en pierre. On grava sur cette pierre six caractères qui signifiaient : L' empereur qja mourir et son empire sera divisé. L’empereur envoya sur les lieux des officiers pour arrêter et cliàtier les auteurs de cette supercherie, et fit brûler la pierre.

3a ans avant Jésus-Christ, à la neuvième lune, le jour ou-tscu , un globe de feu sortit de la grande ourse : sa couleur était blanche et sa lumière éclairait la terre. Elle était de forme allongée de pieds de long, et s’agitait comme un serpent. Elle grandit jusqu’à la longueur de 5o ou 60 pieds, et forma des ondulations à l’ouest du cercle de perpétuelle opposition, au nord-ouest du sagittaire; elle se roula ensuite comme un anneau qui ne se joignait pas du côté du nord.

année de lere chrétienne. A la sixième lune, il tomba deux pierres à Kiu-lou. Depuis le temps de Hoeï-té, on compte onze chutes de pierres, qui toutes furent accompagnées de lumière et d’un bruit comme celui du tonnerre.

3 io. A la io® lune, le jour keng-tscu, une étoile de feu tomba avec bruit dans la partie du nord-ouest; on la fit chercher, et l’empereur en reçut des fragmens à Phing-

yang.

333. Une étoile tomba à G lieues au nord-est deYe ; elle était d’abord d’un rouge noirâtre. Un nuage jaune s’étendait comme un rideau à plusieurs centaines de pieds. On entendit un bruit comme celui du tonnerre. Quand elle tomba à terre elle était brûlante ; la poussière se leva jusqu’au ciel. Des laboureurs qui la virent tomber allèrent la chercher ; la terre était encore très-chaude. Ils virent une pierre large d’un pied au moins , de couleur noirâtre et assez légère, qui résonnait, quand on la frappait, comme l’instrument appelé king. '

DES VAPEURS DE l’aTMOSPH^RE. — CHAP. lit 777

io5^. A Hoang-lieï, en Corée , à la irc lune, il tomba une pieri’e avec un grand bruit de tonnerre. Cette pierra ayant été envoyée à la cour, le président de la cour des rites dit qu’il était tombé une pierre dès le temps de Thsin, et qu’on avait observé ce phénomène de temps en temps sous les dynasties de Tsin et de Thang ; qu’ainsi ce n’était pas là une chose extraordinaire et sans exemple, ni qui annonçât rien de fâcheux.

1 5 1 6. A la 1 2mo lune , le vingt-cinquième jour , à Chunking-fou, dans la province de Sse-lchhouan , il n’y avait ni vent ni nuage. Tout à coup le tonnerre gronda, et il tomba six pierres; les plus pesantes étaient de i5 livres et même de 17 livres. Les plus petites pesaient une livre, ou même seulement 10 onces.

Pour compléter ces documcns intéressans, nous ajouterons ici le nombre des chutes de pierres qui ont été observées en Chine dans chaque siècle , depuis le 7“® siècle avant Jésus-Christ, jusqu’au i6me siècle de notre ère.

Dans le ■jme siècle avant Jésus-Christ . . 2

ier siècle après Jésus-Christ .

2mo .

3mo .

4mo .

5,no .

Gme .

8mc .

iom° .

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i3mo . . . .

IJ VttE IfiEUYIÈMB;

Masses de fer auxquelles on peut attribuer une origine

météorique.

6y3. Nous rapporterons enfin , d’après M. Chladni, le tableau des masses de fer natif qui ont été trouvées à la surface de la terre, et qui sont regardées, par quelques savans, comme étant de véritables aérolitbes tombées dans des temps très-reculés.

«Les masses de fer, probablement météoriques , se distinguent par la présence du nickel, par leur tissu , par leur malléabilité et leur gisement isolé. Quelques-unes de ces masses sont spongieuses ou cellulaires ; les cavités se trouvent remplies d’une substance pierreuse, semblable au péridote. Dans ce nombre il faut ranger :

La masse trouvée par Pallas, en Sibérie, dont les Tartares connaissaient l’origine météorique.

Un morceau trouvé entre Eibcnstoek et Johanngeorgenstadt.

Une masse conservée dans le cabinet impérial de Vienne, provenant peut-être de la Norvvége.

Une petite masse , pesant 4 livres , qui se trouve maintenant à Gotlia.

D’autrc3 masses sont solides. Le fer consiste alors en rhomboïdes ou en octaèdres , composés de couches ou feuilles parallèles.

La seule chute connue de masses de ce genre est celle qui eut lieu à Agram, en iy5i .

Quelques autres masses semblables ont été trouvées :

Sur la rive droite du Sénégal. Compagnon , Forster , Goîberrj.

Au cap de Bonne-Espérance. Van Marum et de Dan- Jielmann.

Au Mexique, dans différens endroits. Sonneschmidt de Humboldt, Voy. ausd la Gazcta de Mexico , T. I et V.

DES VAPEURS DE L* ATMOSPHÈRE. — CIIAP. III. 77g

Au Brésil , dans la province de Bahia. TVollaston et Mornay.

Dans la juridiction de Saint-Iago del Estero. Rubin de Celis.

A Elbogen , en Bohème. Ann. de Gilbert , T. XT JT et XLIV.

Près de Lénarto , en Hongrie. Ann. de Gilbert. T. XLIX.

Près de la rivière Rouge. La masse a été envoyée de la Nouvelle-Orléans à New-York. American mineralogical Journal , vol. I. Le colonel Gibbs l’a analysée et y a trouvé du nickel.

( Il y a encore d’autres masses semblables dans le même pays, d’après The Minerva de New-York , 1824.)

Aux environs de Bitbourg, non loin de Trêves. (Cette masse pèse 33oo livres • elle contient du nickel. L’analyse faite par le colonel Gibbs se trouve dans Y American mineralogical Journal , vol. I.)

Près de Brahin , en Pologne. ( Ces masses , d’après les analyses de M. Laugier, contiennent du nickel et un peu de cobalt.)

Dans la république de Colombie, sur la Cordillière orientale des Andes. Boussingault et Mariano de Rivero , Ann. de chimie. T. XXY.

A quelque distance de la côte septentrionale de la baie de Baffin, dans un endroit nommé Sowallik. Il y a deux masses : l’une paraît être solide, l’autre est pierreuse et mêlée de morceaux de fer, dont les Esquimaux font des espèces de couteaux. Capitaine Ross.

Peut-être faut-il ranger dans cette classe une grande masse d’environ \o pieds de haut, qui se trouve dans la .partie orientale de l’Asie, non loin de la source de la rivière Jaune, et dont les Mongols, qui l’appellent Khadasutfdao , c’est-à-dire Roche du Pôle, disent qu’elle tomba à la suite d’un météore de feu. Abel-Rèmusat.

— Il existe des masses d’une origine problématique. De ce nombre sont:

Une masse d’Âix-la-Cliapelle, qui contient de l’arsenic. Ann. de Gilbert. T. XLVIII.

Une masse trouvée dans le Milanais. Ann. de Gilbert , T. L.

La masse trouvée à Groskamsdorf , contenant, d’après Klaproth , un peu de plomb et de cuivre.

(Il paraît qu’on l’a fondue, et que les morceaux conservés à Frej'berg et à Dresde ne sont que de l’acier fondu qu’on a substitué aux fragmens de la masse primitive.) »

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