environ
c’est à peu près le demi-diamètre du halo.
On peut donc concevoir qu’un observateur étant placé en r (lu g. 3y3) lorsque les rayons directs arrivent dans la direction sp, tous les petits prismes de 6o° flotlans dans les hauteurs de l’atmosphère qui seront convenablement tournés , comme le prisme acb , réfracteront vers l’oeil un petit pinceau très-éclatant , parce qu’il sera composé de rayons sensiblement parallèles à cause de la condition du minimum,c t le même phénomène se reproduisant dans un cône de 220 tout autour de la ligne sp, menée au centre du soleil, l’observateur verra une couronne ayant 44° de diamètre.
Le rapport de réfraction de la lumière violette étant plus grand que celui de la lumière rouge, on aura pour cette espèce de rayons une déviation plus grande et par conséquent une couronne un peu plus large.
Enfin, le diamètre du soleil, qui est de 3o', contribuera lui-même à donner encore plus de largeur aux bandes colorées.
Cette explication pourrait être mise à une épreuve sévère, s’il était possible de mesurer les diamètres des halos avec la même exactitude que les diamètres des diverses couleurs de l’arc-en-ciel ; mais il est malheureusement très-rare que le phénomène se présente avec toute la régularité et toute la netteté qui Seraient nécessaires pour Cn mesurer les dimensions.