‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologieChapitre 117 sur 159 · Conducibilité des fluides La propagation de la · texte numérisé non relu

Conducibilité des fluides La propagation de la

laleur dans les fluides se fait en général par les courans lultipliés qui 1 établissentnécessairementpar ces différences 5 densité , qui résultent elles-mêmes des différences de î température. Ces courants sontrendus visibles dans l’eau,

1 moyen de petits corps flottant dans la masse, comme de la âcre de bois très fine : lorsqu’on chauffe, par exemple, de eau très lentement par le fond , dans une cloche renversée îfli. 353), on voit les courans ascendans s’établir au centre et

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les courants descendans suivre les parois. Il en est de même dans les gaz, comme on peut le démontrer par une foule d’expérience. Cependant, si les masses fluides étaient chauffées de manière que l’équilibre hydrostatique ne pût pas être troublé, il est évident que la chaleur s’y transmettrait alors de proche en proche comme dans les solides; car, il est évident que les corps ont aussi une conducibilité propre, puisque s ils er étaient dépourvus, ils ne pourraient ni se réchauffer , ni s( refroidir, ni prendre des densités différentes par l’effet di la chaleur. M. Despretz a essayé récemment de démontre cette conducibilité par l’expérience, en prenant des colonne d’eau d’un mètre de hauteur, et en les chauffant par lesom met au moyen d’un renouvellement d’eau chaude. Il a opér ainsi sur deux colonnes différentes, ayant des diamètres d 2j3mm 0t 405“®. Les thermomètres d’observation étant es pacés de 45““ , il fallait environ trente heures pour que 1 é quilibre fut établi. Les quotiens des excès consécutifs ontéi constans, le premier égal à 1,6, et le deuxième à 1,4 ; leui logarithmes sont bien en raison inverse des racines carrées d( diamètres, comme on devait s’y attendre. En introduisai ces conditions dans la formule précédente pour comparer conducibilité du cuivre à celle de l’eau, on trouve que la pu mière est 95 fois plus grande que la seconde ; ainsi, dans table précédente, la conducibilité de l’eau serait exprimée p. 9 ou 10.

L’air et les gaz sont de très mauvais conducteurs ; ma leurs conducibilités ne pourraient pas être étudiées part procédés qne nous avons décrits, parce que les thermoraèto d’observation restant soumis au rayonnement, leurs indici lions n’accuseraient pas les températures des différent couches. Le seul genre d’expériences qui prouve la mauvai conducibilité des gaz, et particulièrement de l’air, est la lei leur des réchauffemens et des refroidissemens des corps q sont protégés par des couches d’air, quand la mobilité de 1 a lui-même est erajiêchée par des corps très divisés, comme |

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paille, la laine, la soie, l’édredon et toutes les substances filamenteuses. Ainsi, la mauvaise conducibililé de nos vélemens , des fourures et de tous les corps de cette espèce, tient à 2 causes : elle tient à ce que tous les corps déliés et divisés, môme les poudres métalliques, sont de mauvais conducteurs par eux-mêmes; et à ce que l’air qui remplit les intervalles, et dont une foule de petits obstacles empêchent la mobilité, est lui-même un mauvais coud acteur de la chaleur. C’est pourquoi il faut bien se garder de comprimer ces corps et de les presser pour exclure l’air : de la ouate ou de l’édredon, pressés comme du carton, deviendraient d’assez bons conducteurs ; comme ils deviendraient aussi de meilleurs conducteurs, si leurs filaraens n’étaient pas assez rapprochés pour gêner les mouvemens de l’air. Il est à peine nécessaire d'ajouter que ces corps, que l’on appelle chauds , ne sont nullement chauds par eux-mêmes ; ils empêchent seulement le passage de la chaleur et ils ne sont pas moins propres à empêcher la fusion de la glace pendant l’éié qu'à empêcher pendant l’hiver le refroidissement des corps qu’ils enveloppent.

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