POIDS
de
la vapeur.
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Le principe de la condensation se trouve réalisé dans lesi trois hygromètres suivans :
Vhygromètre à capsule se compose d’un thermomètre etj d’une petite capsule de plaqué d’or très mince {fig. 378). Onj verse de l’éiher sulfurique dans la capsule, l’évaporatior qui a lieu refroidit à la fois l’éther, la capsule et le lherrao-j mètre. On observe la température à l’instant où l’or se ternit , c’est la température du point de rosée ; la force élasliqufj correspondante est écrite sur l’échelle du thermomètre.
Vhijqrometre à virole d’or {fig. 379) est moins embarras-j
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sanl pour les voyages : c’esl uii simple thermomètre à réservoir cylindrique, mince et allongé, portant au milieu de sa longueur une virole d’or qui joint bien sur le verrre; de chaque côté, le réservoir est couvert de toile fine; on y verse l’éther, et l’on observe la température h l’instant où i’or se ternit; le flacon d’éther est contenu dans la boîte du thermomètre.
L’hrjgromètre de Daniel est représenté dans la figure 380. Il se compose d’un tube recourbé, terminé par deux boules : l’une a en verre noir, et l’autre b en verre ordinaire. La boule noire esta moitié pleine d’éther, et en outre elle contient un très petit thermomètre, dontbi tige et l’échelle sont arrêtées dans l’intérieur du tube t; l’air est complètement chassé de l’appareil. On verse de l’éther sulfurique sur la boule b qui est revêtue d’une toile fine, et l’on renouvelle l’opération jusqu’au moment où la rosée se dépose sur la boule noire. On note la température précise que marque alors le petit thermomètre intérieur : celte température est [•elle du point de rosée.
Le refroidissement de la boule noire est produit par la prompte évaporation de l’éther qu’elle contient, évaporation [jui est elle-même produite parla condensation de l’éther Sans l’intérieur de la boule b, de plus en plus refroidie par l’évaporation qui se fait sur sa surface extérieure.
Hygromètres d’absorption. — II y a un grand nombre je corps qui absorbent, avec plus ou moins d’avidité, la vabeur d’eau contenue dans l’air, et, comme en même temps Is éprouvent quelques changemens dans leurs dimensions. Bans leur poids ou dans quelques autres de leurs propriétés, l’on a essayé de prendre ces changements eux-mêmes pour a mesure des quantités de vapeurs absorbées. On a construit beaucoup d'hygromètres sur ces principes, mais nous n’en Bécrirons qu’un seul ici, c’est Vhygrométre àcheveu que l’on kppelle aussi l’hygromètre de Saussure, du nom de son illustre inventeur.
Uhygromètre à cheveu est représenté dans la figure 381, Le cheveu est fixé par son extrémité supérieure à une pince a, qui peut éprouver de légers déplacemens au moyen de la vis b et du ressort c ; il s’enroule par son extrémité inférieure sur une poulie à deux gorges, dont l’axeporte uneaiguilled destinée à parcourir le cadran e. Dans la seconde gorge de la poulie est enroulé un fil de soie portant un petit contrepoids f destiné à donner au cheveu une tension continuelle et toujours égale.
Voici maintenant le jeu de l’instrument. Quand l’air qui enveloppe le cheveu devient plus humide, le cheveu absorbe une nouvelle quantité d’humidité, il s’allonge, le contrepoids fait tourner la poulie, et l’aiguille marche vers le point h du cadran : au contraire, quand l’air devient plus sec, le cheveu perd une partie de son humidité , il se sèche lui-même, se raccourcit, entraîne le contrepoids, fait tourner la poulie, et l’aiguille marche vers le point s du cadran.
Les indications que l’on peut tirer de l’hygromètre à cheveu reposent sur les deux principes suivons :
1® Dans la sécheresse extrême, le cheveu prend toujours le même degré de raccourcissement, c’esi-à-dire que l’aiguille finit toujours par s’arrêter au même point s ducadran, quelle que soit la température ; ce point s est le point de la sécheresse extrême.
2“ Dans Vhumidité extrême, le cheveu prend toujours le même degré d’allongement, c’est-à-dire que l’aiguille finit toujours par s’arrêter au même point h, quelle que soit la température ; ce point h est le point de l’humidité extrême.
Pour le même cheveu, l’intervalle compris entre les points extrêmes s et à est toujours le même, et le mouvement de la pince supérieure a sert à changer un peu la longueur du cheveu, pour amener ces points sur le cadran.
Nous allons en même temps démontrer ces principes par l’expérience, et faire la graduation de l’instrument. On met l’hygromètre sous une cloche ; on y fait le vide, ou bien on y
CHAP. II. — DE l’air et DES VAPEURS ATMOSPHÉRIQUES. 567 laisse l’air; mais, dans l’un ou l’autre cas, on en absorbe toute l’humidité, soit avec l’acide sulfurique concentré, soit avec du chlorure de calcium, et l’on observe le point où s’arrête l’aiguille ; ce point est marqué zéro sur le cadran : c’est le point de sécheresse extrême, car l’expérience répétée plusieurs fois à des tempéi atures différentes donne très sensiblement le même résultat. 11 faut quelquefois plusieurs jours pour que l’aiguille cesse complètement de marcher au sec.
Ensuite, on porte l’hygromètre sous une cloche dont on a mouillé les parois avec de l’eau distillée ; la cloche elle-même repose sur un plateau au fond duquel on a répandu de l’eau, et l’on abandonne l’expérience à elle-même. L’aiguille marche rapidement vers le point h ou vers l’humidité, et enfin elle s’arrête : son point d’arrêt est le même, soit que la température ambiante soit 0®, 10®, 20®, 30®; c’est le point d’humidité extrême. On y marque 100; l’arc compris sur le cadran entre 0 et 100 est ensuite divisé en 100 parties égales, et chacune de ces parties est ce que l’on nomme un degré d'humidité.
Les cheveux doivent être soumis d’abord à une lessive alcaline très légère et à peine tiède; on choisit ensuite ceux qui sont à la fois très unis et très homogènes : il arrive souvent qu’après quelques mois, le cheveu est altéré, il cesse de revenir à ses points extrêmes et d'avoir une marche régulière; il faut le renouveler.
Gradué comme nous venons de le dire , l’hygromètre n’est propre qu’à marquer la sécheresse extrême, ou l’humidité extrême , et à montrer que l’air approche plus ou moins de ses limites. Pour tirer de ces indications la force élastique de la vapeur, il y avait à établir fês rapports qui existent entre les degrés de l’hygromètre et les forces élastiques ellesmêmes; c’est ce qui a été fait par M. Gay-Lussac , et le tableau suivant contient, pour la température de lO®, la tension de la vapeur correspondant à chaque degré de l’hygromètre.
LITRE TIH. — MÉTÉOROLOGIE