‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologieChapitre 97 sur 159 · CHAPITRE V. — VISION ET INSTRÜMRWS · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — VISION ET INSTRÜMRWS

longemenl du tube, et de faire tourner celui-ci autour du genou Z ; on peut même , au moyen du second genou z\ rendre la pièce zz' verticale, mettre le tube horizontal, et observer sur le porte-objet, qui est alors vertical. Enfin, le même instrument prend avec la plus grande facilité la disposition convenable pour les observations chimiques : pour cela, on tourne la pièce 6 r, qui tient au tube par un mouvement de baïonnette, et on lui donne la position indiquée dans la figure 237 ; sur le porte-objet se dis])ose un petit verre de montre contenant la dissolution soumise à l’expérience ; un miroir m' sert à l’éclairage.

[ La figure 238 représente le microscope catadioptrique^ dont la théorie est indiquée dans la* figure 239. L’objet est en V' ; un petit miroir plan m' renvoie les rayons sur le grand miroir inétallique concave m, d’où ils reviennent former une image réelle qui s’observe avec les oculaires ordinaires.

4l2. Détermination des indices de réfraction des liquides ’,t des corps mous translucides au moyen du microscope. — Supposons que l’on ait formé avec deux substances difféentes , ayant des indices de réfraction n et n\ des ménisques dans concaves de même rayon r : on sait que les distances bcales principales f el f' de ces ménisques seront :

f — y ; d’où n'=l+ (n— 1)

:e qui donnerait n' au moyeu de n, si l’on connaissait le f

apport j,.

Pour former des ménisques de diverses substances qui oient tous plans concaves et de même rayon de courbure, il uffit de placer un fragment de ces diverses substances sur in verre plan à faces parallèles, et ensuite d’exercer une iression avec une lentille convexe, au point que le sommet e la convexité touche presque la sjjrface du plan.

Or, si, pour faire celte expérience, on prend la lentille

236 IIVRE VI. — OPTIftBB.

objective d'un microscope, et qu’on la reporte ensuite à l’instrument pour faire successivement trois observations sur un objet quelconque, la première avec la lentille seule et isolée, la deuxième avec la même lentille et un ménisque d’eau, et la troisième avec la même lentille encore et un ménisque d’une substance quelconque, de cire par exemple, on pourra facilement en déduire l’indice de réfraction de la cire. Kn effet, soit 6, V et b" , la distance de 1 objectif à l’objet dans la première, la deuxième et la troisième observation-, soient 9' et f les distances focales principales de la lentille objective seule, de la lentille objective avec le ménisque d’eau, et de la lentille objective avec le ménisque de cire ; soit enfin w la distance à laquelle l’image se forme derrière l’objectif, distance qui reste la même dans les trois cas. On a évidemment, pour la première et la seconde observation ;

Mais (p' étant la distance focale principale du système, lentille et ménisque d’eau, il est clair que, si I on mettait ui point lumineux à une distance q\ au devant du ménisqut d’eau seul, le point lumineux formerait son image à um distance et, puisque nous avons supposé que /“était la di stance focale principale du ménisque d’eau seul, on aura :

Cette équation , combinée avec, les deux précédentes

donne :

La première et la troisième observation, combinées de même manière, donneront pareillement •

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