chapitre V. — VISION tT INSTRWMÏNS
sonl consiruits sur !e même principe; chacun d’eux se compose de deux verres plans convexes, dont la convexité est tournée du côté de l’image ; entre ces verres, et au point précis où vient se faire l’image réelle de l’objet, se trouve un diaphragme dont l’ouverture est convenablement déterminée; dans cette ouverture on place ordinairement, à angle droit, deux fils très fins qui servent de micromètre. Les oculaires n° 5 et n® 6 sont de simples loupes d’un foyer très court.
3® Ajustement et éclairage des objets transparens. — Les objets transparens doivent toujours être placés entre deux lames de verre, et on les mouille d’une goutte d’eau pure pour qu’ils soient complètement environnés de ce liquide : Ces lames en général se maintiennent d’elles-mômes à une distance convenable sans altérer l’objet. S’il arrive, dans quelques occasions, que l’objet doive être simplement placé à sec sur une lame transparente, on peut bien encore l’observer avec le même grossissement, mais son image est toujours moins claire et moins distincte. Le système des lames se place sur l’ouverture v du porte-objet, et la pièce d, qui s’élève ou s’abaisse b frottement, sert à les maintenir et à les presser.
Le miroir concave m rassemble la lumière des nuées ou celle d’une lampe pour la concentrer sur l’objet. Le diaphragme mobile /“sert à modérer l’éclat de la lumière; on le fait tourner plus ou moins pour amener celle des ouvertures qui convient le mieux à l’objet qui est soumis à l'expérience : en général, les corps très minces et très transparens exigent une lumière moins éclatan'e. Au dessous du diaphragme se trouve encore un verre dépoli, que l’on tourne de manière à recevoir le faisceau lorsqu’on veut employer la lumière solaire ou celle d’une forte lampe.
Enfin, l’objet est amené près du foyer au moyen d’un pignon dont le bouton est en p, et la vis micrométiique p' sert à le mettre exactement au point.
4® Ajustement et éclairage des corps opaques. — Les
corps opaques doivent ^re placés sur un très petit disque de verre noir collé sur une lamé Iransparente, et mis ensuite sur le porte-objet : alors , pour les éclairer, on peut se servir ou d’une lentille ou d’un miroir, ou de ces deux moyens réunis.
5° Moyens de parcourir le champ. — II y a pour cela deux vis micrométriques k elq: la première sert à pousser en avant ou à retirer en arrière le char du porte-objet et tout ce qu’il porte ; la seconde sert à le faire marcher latéralement de droite à gauche ou de gauche à droite. Au moyeu de ces deux mouvemens combinés, on peut parcourir toute l’étendue de l’objet dans un sens ou dans l’autre sans perdre de vue son image.
5“ Grossissement. L’un des meilleurs moyens de déterminer la force amplifiante du microscope est d’employer une chambre claire qui s’adapte à l’oculaire dont on fait usage, afin de voir en même temps un micromètre de verre mis au devant des lentilles comme objet, et une règle divisée mise dans la verticale de l'oculaire à une distance convenable: l’image amplifiée du micromètre se projette sur la règle, et l’on peut lire aisément le nombre des divisions qu’elle y occupe. Dans ce microscope, les combinaisons d’objectifs et d’oculaires, qui ne grossissent pas plus de 500 fois en diamètre, donnent des images d’une netteté remarquable. Les combinaisons qui portent le grossissement à 1000, 2000, 3000 ou 4000 fois, donnent des images un peu confuses.
Quelquefois, on se contente de mesurer le grossissement ou plutôt la grandeur réelle des objets au moyen des vis microraétriques k et q dont nous avons parlé ; ces vis ont un pas très petit et déterminé d’avance ; en outre, leurs têtes sont divisées, en sorte qu il suffit de voir de combien de tours ou de fractions de tours il faut tourner pour faire passer un objet d’un côté à l’autre du fil micromélrique de l’oculaire dont la disposition est indiquée plus haut.
Ce microscope peut être placé verticalement. Il suffit pour cela de dévisser le prisme, de mettre les lentilles dans le pro-