‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologieChapitre 99 sur 159 · LUNETTES · texte numérisé non relu

LUNETTES

Toutes les lunettes se composent d’un objectif et d’un oculaire. L’objectif est destiné à recevoir la lumière des objets et à la concentrer pour former en son foyer des images réelles et renversées tout-à-fait analogues à celles qui viennent se peindre sur le tableau de la chambre noire ; 1 objectif doit donc être parfaitement achromatique pour que les images soient nettes et sans couleur ; par conséquent, il doit toujours être composé au moins de deux substances inéga lement dispersives : l’une travaillée en lentille convergente, l’autre en lentille divergente. Dans les lunettes ordinaires, ces lentilles sont contiguës ; dans les lunettes dialilhiques, on conserve entre elles un espace plus ou moins grand qui permet de donner à la seconde bien moins de largeur qu’à la première. La composition de I oculaire est bien plus variabli que celle de l’objectif : il se réduit à une simple lentille divergente dans la lunette de Galilée ou lunette de spectacle. il se compose d’une ou de deux lentilles convergentes dani la lunette astronomique; enfin, il se compose de quatre len tilles convergentes dans la lunette terrestre.

Dans toutes les lunettes, la position de l’oculaire par rapport à l’objectif se détermine par ce principe que les rayon d’un même faisceau, c’est-à-dire ceux qui sont émis par ui même point de l’objet, doivent être sensiblement parallèle entre eux lorsqu’ils sortent de l’oculaire. Ce principe n es pas rigoureusement vrai, puisque la vision distincte ne peu s’accomplir que par des rayons plus ou moins divergens suivant que l’organe est myope ou presbyte ; mais il ef suffisamment approché pour donner une idée très nette de phénomènes.

4l4. Lunette de Galilée, ou lunette de spectacle. • So a la position de l’objectif {Jig. 243), et f sa distance focal principale : s’il n’y avait pas d’oculaire, un objet très éloi

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