‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 10 sur 240 · CBAP. III. — COMPRESSIBILITÉ DES LIQUIDES · texte numérisé non relu

CBAP. III. — COMPRESSIBILITÉ DES LIQUIDES

du tube ^supposé bien calibré) sera 0,000002 de la capacité du cylindre, et comme on peut lire aisément les demi-millimètres, soit sur le tube lui-même divisé au diamant, soit sur une échelle qui lui est adaptée , on pourra observer les millionièmes du volume primitif.

Sopposons maintenant que Ton veuille employer ce piéxoznètre à déterminer la compressibilité de Teau : on le remplit de ce liquide bien purgé d'air, et, par de légères variations de cittleur, on fait pénétrer dans le tube une petite colonne d'air, de mercure ou de carbure de soufire, qui sépare et limite le volume d^eau stir lequel on veut opérer. Le piézomètre ainsi ajusté, on adapte sur son échelle un petit manomètre à air c, c'^t-à-dire un tube cylindrique de 10 à 15 millimètres de £amctre, de 15 à 20 centimètres de longueur, fermé en haut et ouvert en bas; on le porte dans le réservoir de compression préalblAeinent rempli d'eau, en prenant toutes les précautions necfâsaôres pour qu'il n'éprouve aucun changement sensible de tempmtore, car il ne faudrait peut-être qu'un demi-degré d*âévation pour repousser l'index dans l'entonnoir, et un ou deux degrés d'abaissement tout au plus pour le faire tomber dans le cylindre. Il reste à comprimer la grande masse d'eau du réservoir, afin qu'elle transmette sa pression au liquide contenu dans le piézomètre au moyen de l'ouverture de l'entonnoir ; pour cela on visse la pompe sur la forte virole de métal e qui teimine le résenroir de verre, et l'on serre fortement avec une clef /"pour intercepter tous les joints. On voit en g un tube à robinet par lequel on verse de l'eau jusqu'au piston h , placé d'abord au plus haut point de sa course ; pendant ce temps-là, l'air s'échappe par Foirverture latérale i , qui doit à son tour être fermée parle piston dès qu'il commence à descendre. Enfin, cela fait, il suffit de tourner la traverse k pour faire descendre dans son écrou la vis /, qui pousse le piston devant elle, et alors on observe en même temps le manomètre , pour avoir la mesure de la pression , et Tiadex du piézomètre pour avoir la diminution de volume corre^Kmdante. Ce résultat direct doit toutefois subir une correction : Poisson admettait que la capacité du piézomètre diminue

pendant la compression et qu'elle devient : c ( 1 — -^j sous la

pteuion p , 5 étant la contraction qu'éprouverait dans sa lon- II. 3

gueur une tige de même substance que le piëzomètre, e supportant à ses deux bouts seulement la même pression p rapportée à Tunité de surface.

Si, au lieu de presser cette tige , on la tirait dans sa longueu avec le même effort, on suppose qu'elle prendrait le même allon gement S; ainsi, d'après les expériences de MM. GoUadon e Sturm, une baguette de verre s' allongeant de 11 dix-millioniè mes lorsqu'elle est tirée avec un effort égal à une atmosphère c'est-à-dire, de l** par centimètre carré, il en résulte que c étan la capacité d'un piézomètre de verre sous la pression ordinaire cette capacité devient c (1 — 0,00000165 w), sous un nombre \ d'atmosphères de plus. En adoptant donc l'allongement di verre observé par MM. CoUadon et Sturm, et en coirigeant le observations directes d'après cette donnée , on obtient les ré sultats contenus dans le tableau suivant :

Tableau de la compressibilité des liquides.

Mercure

Acide sulfurique Acide nitrique Sulfure de carbone,

Ammoniaque

Acide acétique . . . .'

Eau non privée d^air

Eau prirée d*«ir. ............. »

lÉtlier nitrique ^

Essence de térébenthine. . . . . . .^ .

Éther acétique, ^ ,...-.

Ether hydrochlorique

Id ,

Alcool. .......<•.••

Id

Id,,,

Éther sulfurique à 4"

Id ...

Id. àH". ........

Id

COMPRESSIBILITÉ POUR UKE ATMOSPBiRK

éraluée en millionièmes dci Tolame primitif.

OOLXJUXm ET STtmM.

»■ 33,05 40,65 47,85 40,65 69,85 74,35 77,66 84,25 p. la 80,60 p. la 04,95 p. la 94,85 p. la

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