CHAP. I. — CRISTAUX A UN AXE
grand ou plus petit que l'indice extraordinaire , parce qu'en effet dans ce système la réfraction étant produite par l'attraction que les corps exercent sur les molécules de la lumière, on peut dire que les molécules lumineuses du rayon extraordinaire sont, da»s le premier cas , moins attirées , et dans le second cas plus attirées que celles du rayon ordinaire. Mais dans le système des ondulations , la réfraction n'étant qu'un changement de vitesse qui résulte lui-même d'un changement d'élasticité ou de densité dans l'éther du second miheu , et la vitesse étant d'autant plus petite que l'indice de réfraction est plus grand, Fresnel [Supplément à la Chimie de Thompson^ P^gc 90), a été conduit à appeler cristaux négatifs ceux qu'on avait appelés répulsifs, et cristaux positifs ceux qu'on avait appelés attractifs, parce qu*en effet la différence dtes vitesses ordinaire et extraordinaire est négatiçe dans les premiers et positive dans les derniers.
Les cristaux à un axe sont donc divisés en deux classes conformément au tableau suivant :
Table des cristaux à un axe.
RiOÀTIFS
CarlKwatie et cbaux (ipatii d'ItUnde).
Béryl.
CaliMiwte de chaux et de magnésie.
Apatite.
Carbonate de cbaux et de fer.
Idoci^ase (vésaTienne).
Toonnaliiie.
KabelUte.
Blica (de Kariat).
Canadon.
Phosphate de plomb.
Saphir.
Phosphate de plomb arsénîaté.
Hydrate de strontiane.
£iii«raude.
Anêniate de potasse.
Hydrocbloiate de ehanx.
Octohédrite.
HydrAcUorale de atrontîaiie.
Pnissiate de potasse.
Soii»-pluMpbate de potatae.
Phosphate de cbanv.
Sulfate de nickel ci de cnitre.
Arséniate de plomb.
Cinalm.
Arséniate de coivre.
MdUte.
Népbéline.
MoWbdate de plomb.
posr
npfl
Zircon.
Snlfate de potasse et de fer.
Qnartx.
Soracétate de cuivre et de chaos
Oxyde de fer.
Hydrate de magnésie.
Tongstate de xinc.
Glace.
Stanoite.
Hyposnlfate de chaux.
Boraeite.
Dioptnse.
Apapliylite. . .
Argent rouge.
166. Gristmvx A devx axes. — Nom arons TQ précédemment que le caractère des cristaux à deux axes est d*<^&îr deui directions, et pas plus de deux, suivant lesquelles le rayon naturel incident peut pénétrer leur substance sans* se diviser en deux autres rayons. Ces axes ne peuvent jdùs ici ^tre définb d'une manière ample et commode par Taxe cristallographiqoe; mais 3 est évident que les deux axes étant une ibis connus pour un point d^une substance ciîstallisée, les. deux lignes menées parallèlement à ces axes par un autre point, quelconque seront les axes de cet autre point.
Fresnel a découvert par la théorie et démontré par Texpérience que dans les cristaux à deux axes il n'y a plus de rayon ordinaire, c'est-à-dire que les deux rayons qin naissent de la division d'un rayon incident ne suivent ni l'un ni l'autre les lois générales de la réfraction. La mardie de la lumière est donc ici bien plus compliquée encore que dans les cristaux à un axe.
Cependant , nous allons indiquer deux coupes pour lesquelles la question se simplifie.
1* Coupe perpendiculaire à la ligne woy^wi^. — Supposons que px el px' (Fig. 6) représentent les deux axes d'un cristal : xpx' est l'angle de ces axes; et la ligne /7/7i, qui divise cet angle en deux parties égales , est la ligne moyenne^ ou la ligiie iMtr^ médiaire; le plan perpendiculaire à pm donne dans le cristal une section pour laquelle Vun des deux rayons se conforme aui lois générales de la réfraction «-
2* Coupe perpendiculaire à la ligne supplémentaire. — Le plan perpendiculaire à la ligne ps,, que Ton nomme ligne sifpiémentaire (parce qu'elle divise en deux parties égales le supplément de l'angle des axes) (Fig. 6), détermine dams le cristal une section pour laquelle Vautre des deux rayons qui naissent d'un ratyon incident se conforme aux lois générales de la réfraction.
Au moyen de ces deux coupes , l'on pourra donc déterminer les indices de réfraction des deux rayons qui sont analogues au rayon ordinaire et au rayon extraordinaire des cristaux à un axe.
Voici le tableau des cristaux à deux axes.
Table des cristaux à deux axes.
Noms des substances. Angles des su**
Sulfate de nickel (certains échantillons) 3* 0'
Sulfo-carbonate de plomb» ••••••••• •••^••» » »
CHAP. 1. — CmSTÀUX A DEUX AXES. 367 HoMt des mbttancM. Anglet det «ses.
CariMMiate de strontiane 6® 56'
Carbonate de baryte •••••r » » »
lïitrate de potasse 5 20
Mica (certains échantilloDs) » 6 »
Talc 7 24
Perle dl 28
Hydrate de baryte iZ 18
Mica (certains échantilliHis) 14 »
Arragonite •••• • 18 18
Pmssiate de potasse 19 24
Mica (certains échantillons) • 25 »
Cymopbane. . • . • • « 27 51
Aidiydrite 28 7
Borax 28 42
Mica (divers échantillons examinés par M. Biol).. . . ( 32 »
Apophylite. «••..••••••••••••••••« « • 35 8
Sulfate de magnésie.. •••^••. •• ••••••• 37 24
Sulfate de baiTte 37 40
Spermaceti (environ) ....#.• 37 42
Bma natif 38 48
nitrate de zinc '• 40 »
StilHte 41 42
SaUate de nickel 42 4
Carbcmale d'anuoKHiiaque ••••# # • 43 24
Sal&tedezinc •••••.•• 44 28
Anhydrite (examinée par M, Biot) 44 21
Mica 45. »
Lépidolite 45 »
Benzoate d'ammoniaque • 45 8
SoUate de soude et de magnésie 46 49
Selfeie d'ammoniaque. • • • • • • • • 49 42
Topaie du Brésil, 49 à 50 »
Sucre ^0 "
Sulfate de strontiane ^0 »
Sulfo-hydrochlorate de magnésie et de fer 51 16
Sulfate de magnésie et d'ammoniaque 51 22
Pbospbate de soude t 85 20
Comptonite ^^ ^
Solfatedechaux. •.*.....•..• ••* ^^ ?
"Soms des substances. ^^BSto àtt nés
Oxvnitrate d'argent 62» 16'
lolite 62 50
Feldspath 63
Topaze (Aberdeeshire) • • • 65
Sulfate de potasse • 67
Carbonate de soude • • 70 1
Acétate de j)]omb • «••••««••• 70 25
Acide citrique •••••••••••••• 70 29
Tartrate de potasse 71 20
Acide taiirique 79 »
Tartrate de potasse et de soude «^ 80 »
Carbonate de potasse • 80 30
Cyanite. 81 18
Chlorate de potasse • 82 >
Épidote 84 19
Hydrochlorate de-cuivre. * *••••*• 84 30
Péridot 87 56
Acide succinîque ; 90 »
Sulfatedefer ^ 90 »
167. Lois i^érales de la d««ble réffHMtl«A dmns les crista«x * un aite et * de«x akes. — Si, par un point donné dans Fintérieur d'nn cristal, on conçoit des lignes tracées dans toutes les directions possibles , il est évident qu'un rayon de lumière peut traverser ce point en passant successivement par diacune de ces directions. Dans un cristal à un axe , le rayon ordinaire aura toujours la même vitesse , quelle que soit cdle de ces routes suivant laquelle il se propage , tandis que le rayon extraordinaire aura une infinité de vitesses différentes comprises entre deux limites déterminées. Dans un cristal à deux axes, les vi-
tesses seront changeantes avec les directions, soit pour l'un? soit pour l'autre des deux rayons que la double réfiraction développe, et elles seront changeantes suivant des lois différentes. On doit à Huyghens une construction géométrique tre*-élégante, qui donne en même temps toutes les vitesses du rayon extraordinaire , et toutes ses positions par rapport au rayon ordinaire correspondant; mais cette construction ne s'applique qu'aux cristaux à un axe. Les effets plus compliqua des cristaux a deux axes restaient inexactement exprimés ^ soit par la loi d'Huyghens, soit par les modifications plus ou moins ingénieuses que Ton avait es^^jé de lui donner, lorsque le génie de Jresnel