CHAP. 11. — POLARISATION PAR RÉFLEXIONS
d'un axe et monté comme l'indique la figure; la douille d qui s'adapte sur Fèxtrémité du tube, porte à Tintérieur un diaphragme dont Touverture est un cercle de 4 ou 5 millimètres, et à Textérieur un repère qiû indique sur la division du cercle /?, Tazimut du plan de réflexion, quant à l'obliquité de la glace noire par rapport à l'axe du tube elle est indiquée par une aiguille sur le demi-cercle h ; on peut la fixer à 3ô^ 25'.
s est miepile de glace ou- pile de plaques j c'est-à-dire un aiisemblage de plusieurs verres parallèles, superposés et arrangés obliquement dans leur monture, qui porte aussi un repère et un diaphragme à son extrémité antérieure;
p est im prisme bi-réfiringent;
q une glace réfléchissante;
r une tourmaline.
Les montures de ces divers analyseurs portent aussi un repère qui indique leur position angulaire siu* le cercle- divisé n\
Le tube t étant disposé convenablement pour que la lumière du del ou la lumière blanche des nuées tombe sur le réflecteur g^ on incline celui-ci pour que le faisceau réfléchi suivant^l'axe du tube lasse un angle de 35' 25' avec la surface réfléchissante; alors, en l'observant avec le prisme /?, on voit en général, deux images de ce faisceau, ou plutôt de l'ouverture du diaphragme ; mais, en faisant tourner d'une circonférence entière le prisme et sa monture, il est facile de constater que V image est simple, pour quatre positions du prisme ; savoir : quand sa section principale est parallèle au plan de réflexion , ou quand elle lui est perp^idiculaire.
En substituant au prisme la glace g, et en observant l'image réfléchie du diaphragme, on voit que cette ims^e s'éteint quand 'incidence sur cette seconde glace e^t aussi de 35^ 25' avec sa surfac€^ et qu'en même temps le plan d'incidence est perpendicalaire -au plumier plan d'incidence sur la glace g : dans toute autre position, l'image réfléchie prend un. éclat plus ou moiiis Vif, qui s'affaiblit gradueUement à mesure qu'on approche de celle que nous venons .de défiiHr.
Enfin, si à la glace q on substitue la tourmaline r, on voit ^ l'image du diaphragme est très-brillante; quand l'axe de la tourmaline est perpendiculaire au plan de réflexion, qu.'elle s'affaiblit peu à peu quand on s'écarte de cette position, et
3gî LIVRE VI. — OPTIQUE.
qu^elle s^éteint complètement quand Taxe de la tourmaline est parallèle au plan de réflexion.
Telles sont les propriétés caractéristiques des rayons polarisés : Tune quelconque de ces trois propriétés entraîne essentiellement les deux autres. Ainsi , pour reconnaître si un rayon est pola* risé, nous pourrons nous contenter désormais de l'observer avec la plaque de tourmaline ou avec le prisme bi-réfringent.
On est convenu d'appeler plan de polarisation le plan suivant lequel a été réfléchie la lumière qui se trouve polarisée par réflexion; mais, comme on pourrait avoir à étudier un rayon polarisé dont on ne connaîtrait pas l'origine, il a été nécessam, tout en conservant cette définition, d'en faire une autre équivalente, ou plutôt d'indiquer un autre caractère pour reconnaître le plan de la polarisation ; et la plaque de tourmaline est très-commode pour cet usage. Quand un rayon s'éteint en traversant la tourmaline , son plan de polarisation est parallèle à l'axe de la plaque ; quand , au contraire, un rayon a son maximum d'intensité en traversant la tourmaline , son plan de polarisation -est perpendiculaire à l'axe de la plaque.
Les expériences que bous venons de foire avec la lumière des nuées peuvent être foites avec une lumière quelconque, artifiddle ou naturelle; il est même focile aussi de les foire dans la <liambre noire avec la lumière solaire; alors, on projette les images 5ur un tableau éloigné : dans ce cas, les expériences «levîenraent nn peu plus fociles, en se servant dû trait de lumière horizontal réfléchi par un faéliostat ou, par un porte-lmmère, et en substituant à la première glace ^ ou un prisme bi-ré(nngent, oa une tourmaline, ou une pile de glace 9, comme nous l'indiqueTons tout à l'heure.
La découverte de la polarisation, dont nous venons de dcynner une première idée, a ëté foite par Bfalus en 1810; jusque-là personne n^avait soupçonné que la réflexion pAt kiiprimer à la lumière des caractères particuliers. S'il suffisait d'une prodigieuse sagacité pour découvrir et analyser des propriétés si nouvelles et si extraordinaires, il follait certaineinent un génie bi<m pàiétrant pour développer ces propriétés, comine le fit Makis, et pour montrer aux physiciens qu'elles ouvraient en optique immense par son étendue et par sa ridiesse. poque de cette découverte, le système de Témimm i