CHAP. II. — POLARISATION PAR RÉFLEXIONS
complètement dominant ; on ne vojrait en optique que des mo^ éculies lumineuses douées de divers accès et de diyerses projetés; toutes ces molécules éprouvant simultsmément les Qemes effets lorsqu'elles avaient ^té réfléchies sur Te veire sous m certain angle , on supposait qu^elles étaient toutes tournées le la même manière, et qu'en conséquence elles avaient .des xes de it)tation et des pôles autour desquels leurs mouvements ouraient s'accomplir sous certaines influences. De là le mot le polarisation , qui indiquait que les pôles étaient dirigés ou irangés de la même manière pour toutes les molécules.
172. Polarisation par slaiple réfraelian. -— La lumière laturelle se polarise en traversant sous certaines conditions une érie de plaques de verre à faces parallèles , et son plan de polaûation est alors perpendiculaire au plan d'émergence : pour le emontrer, on substitue au réûectevr g ^Isl pile 4ie plaques si lors, si Ton soumet à Tépreuve le pinceau transmis par cet ppareil, en l'observant par l'un des trois moyens indiqués récédemment, il est facile de reconnaître qu'il est polarisé uaod il pénètre dans les glaces en faisant avec leurs surfaces Q angle de 35^ 25'; et, comme il a son maximum d'intensité iiand l'axe de la tourmaline e$t parallèle au plan d'émergence^ 3 en conclut que le plan de polarisation e^ perpendiculaire i ■ plan. Si la lumière est très-vive , elle n'est pas complètement >laiisée, et il faut alors employer dans la pile un plus grand ombre de glaces.
l^ autres corps transparents et non cristallisés présentent des béoomènes analogues : seulement, pour obtenir le maximum 3 polarisation, il faut que l'incidence varie avec la nature de la Instance.
173. PolarlsifcUon par double réfHurtlwa. '-^ Les deux Bureaux ordinaire et extraordinaire que donne la lumière natulie en traversant la section principale d'un cristal,, sont l'un et tutre polarisés : le premier, dans le plan d'émergence, et le i^nd, perpendiculairement à ce plan.
Pour le démontrer, on substitue au réflecteur g (Fio. 13) un isme bi-réfiringent , et l'on observe la lumière trttnMfwî^ avec in des analyseurs, p., ç, r : si Ton se s^, par exemple^ de tourmaline, on reconnaît Êicilement que l'image ordinaire elle qui est dans l'axe et non déviée) acquiert son maximum
d'intensité quand l'axe de la tourmaline est perpendiculaire à la section principale du prisme, et qu'elle s'éteint au contraire quand Taxe de la tourmaline est dans la section principale ellemême; l'image extraordinaire (celle qui est hors de l'axe et déviée) présente des phénomènes exactement inverses ; ainsi le caractère du faisceau ordinaire est d'avoir son plan de polar:sa<^ tion dans la section principale du prisme bi-réfiringent ou en général du cristal polarisant ; et le caractère du rayon extraordinaire est d'avoir son plan de polarisation perpendiculaire à la section principale,
174. PolaKlsMitioB par réflexloB irré^ltére on pmr dinteftlon. — Lorsqu'une surface quelconque est éclairée par une vive lumière, les rayons irrégulièrement réfléchis ou diffiués qu'elle renvoie dans tous les sens, se trouvent partiellement polarisés* Pour s'en assurer, il suffit de foire tomba* dans la chambre noire un trait de lumière solaire sur une surface polie ou mate , et de regarder cette surface avec une plaque de tourmaline que l'on fait tourner dans son plan pour rendre l'axe tantôt parallèle, tantôt perpendiculaire au plan d'émergence des rayons. Dans le premier cas , l'éclat de la surfoce sera trèesensiblement plus vif que dans le second; ce qui prouve que la lumière est en partie polarisée dans le plan perpendiculaire au plan (l'émergence, comme M. Arago Fa reconnu, quand la diffusion se fait 9ur une surface polie; mais MM. de La Ptotostaye et Desains , en faisant une étude particulière de ces phénomènes {Ann. de Chim. et de Phys,^ t. XXXTV, ann. 1852), ont constaté que le plan de polarisation se trouve dans le plan d'émergence quand la diffusion se fait sur une surface mate ; ainsi l'état plus ou moins spéculaire de la surface exerce une influence , et sur le sens de la polarisation et sur son intensité.
175. Polarisation delà lumière atmospkériqae. — Il résulte de tout ce qui précède, que la lumière n'est presque jamais réfléchie où réfractée sans être plus ou moins polarisée ; on peut s'attendre par conséquent à reconnaître une polarisation plus ou moins complète dans la lumière atmosphérique : c'e^t ce qui arrive en effet , surtout quand le ciel est serein , et , pour s'en assurer , il suffit de regarder les différents points du ciel avec une toiumaline que l'on fait tourner dans son plan. Lorsque l'image qu'on aperçoit a le même éclat dans toutes les