CHAP. I. — CONDUCTIBILITÉ DES SOLIDES
n sulfii d'énoncer ces lois pour faire comprendre les analogies remarquables qui existent entre la propagation de la lumière et eeDe de la chaleur dans les corps cristallisés ; la seconde dépend comme la première de la position des axes de moindre et de phis grande âastiôté de Téther.
231. €Mi4««ttUllté 4es ftviées. — La propagation de la cha« leur dans les fluides se fait en général par les courants multipliés gui s'établissent nécessairement par les différences de densité, qui résultent elles-mêmes des différences de température. Ces courants sont rendus visibles dans Teau, au moyen de petits corps flottant dans la masse, comme de la sciure de bois très-^ fine : lorsqu'on diaufTe, par exemple, de l'eau très-lentement par le fond, dans une cloche renversée (Fie. 13), on voit les courants ascendants s'établir au centre , et les courants descendants suivre les parois. Il en est de même dans les gaz , comme on peut le démontrer par une foule d'expériences. Cependant,' si les masses fluides étaient chauffées de manière que Téquilibré hydrostatique ne pAt pas être ^troublé, il est évident que la chaleur s'y transmettrait alors de proche en proche , comme dans les solides; car il est évident que ces corps ont aussi une conduc*' tibflité propre , puisque s'ils en étaient dépourvus , ils ne pourraient ni se réchauffer , ni se refroidir , ni prendre des densités différentes par Teffet de la chaleur. M. Despretz a essayé de dé-" montrer cette conductibilité par Texpérience, en prenant des colonnes d'eau d'un mètre de hauteur , et en les chauffant par lé sommet au moyen d'un renouvellement d'eau chaude. Il a opéré ^nsi sur deux colonnes différentes, ayant des diamètres de 21 8"* et 405"". Les thermomètres d'observation étant espacés de 45**", il fiillait environ trente heures pour que l'équilibre f&t établi. ^ quotients des excès consécutifs ont été constants, le premier (^ à 1,6, et le deuxième à 1,4 ; leurs logarithmes sont bien en r^n inverse -des racines carrées des diamètres , comme on de- ^^t s y attendre. En introduisant ces conditions dans la fbrmide précédente pour comparer la conductibilité du cuivre à celle de leau, on trouve que la première est 95 fob plus grande que la seconde; ainsi, dans la table précédente, la conductibilité de leaw serait exprimée par 9 ou 10.
L'air et les gaz sont de très-mauvais conducteurs ; mais leurs conductibilités ne pourraient pas être étudiées par les procédés