‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 152 sur 240 · CHÂP. U. — MÉTHODE DES MÉLANGES · texte numérisé non relu

CHÂP. U. — MÉTHODE DES MÉLANGES

csdmée. en eau; t leur température commune , f' la température de Teau avant le mélange \ et 0 sa température maximum après le mélange. S'il n'y avait pas de correction à fiadre, on aurait

d'où il serait facile de tirer la valeur de c.

BI. Regnault fait les corrections de la manière suivante : U observe d'avance la vitesse ^ de récliauflement ou de refroidissement du vase; il trouve, par exemple, que pendant 1' et pour un excès de température de 1% l'on a i^ = a. Cela posé : soient jr Texcès de la température ambiante sur celle du vase, au moment de l'expérience, et jr' l'excès de la température du vase sur celle de l'air au moment où l'on observe le maximum; dans la première période , dont la durée est ^ , le vase se réchauffe, et il se refroidit dans la deuxième, dont la durée est z\ Le réchauffement a lieu avec l'excès jr qui peut être regardé comme constant ; il est donc a/z ; le refroidissement a lieu avec un excès variable , qui devient ^ à la fin de l'expérience ; mais il est plus simple de le prendre pour constant , sauf à ne lui appliquer qu'une fr-action p du temps z' : il devient ainsi apz'y. La dilTérence est a {j>z!y — zy\ qui doit ê^re ajoutée à la température 6 du maximum , mais seulement dans le terme qui est relatif au vase, et non pas. dans celui qui est relatif au corps. En désignant par 6' cette valeuv* corrigée de 0, on a

0'=64-a(/>zy— z;^),

et la formule devient

m^{^'—f) = {me + jx) (/— 6) ; d'où Von tire

Voici les principales conditions numériques dans lesquelles H. Regnaidt a fait la plus grande partie de ses expériences. L'eau du vase pèse toujours environ 462*^,5. Le poids du vase de laiton 55^,5, ou en eau ..... 5,18

Le mercure du thermomètre 7 ,62. 0,25

Le verre id. 1 ,27 0^

ainsi 1»!= 462,5 + 5,70*

Le poids du corps est variable, de 100*' à SOO'' à peu près.

Les diverses corbeilles de laiton , estimées en eau , pèsent de de 0*^,26 j à 1»',26; c'est dans ces limites que varie |i duue expérience à l'autre.

La température i de l'eau avant le mélange est maintenue à 1^ ou 2® au-dessous de la température ambiante , c'est la valeur de j ; et le maximum 6 s'élève en général à 2* ou 3» au-dessus, c'est la valeur de /'.

La température t de Tétuve varie de 9& à 99*.

Le temps z est de 30".

Le temps js' ne doit pas dépasser 3' ou 4' pour que l'on puisse compter sur l'exactitude du résultat ; quant à la fraction f , des essais ont fait voir qu'elle pouvait être prise égale à 0,75; U valeur de a est de 0,0001386. Il est facile de voir d'après cela que la correction de 0 s'élève ordinairement à 4 ou 5 centièmes de degré ; cependant elle ne doit pas être négligée.

Les tableaux VII, VIII et IX, qui terminent cet article, contiennent les résultats auxquels est parvenu M. Regnault.

243. Hétliode du refroldlssenient. — Dulong et Petit ont donné à cette méthode une exactitude qu*elle n'avait pas auparavant. Leur appareil (Pl. 37, Fig. 17) se compose d'une enceinte de plomb a , où l'on fait le vide ; son couvarde i porte une douille destinée à recevoir le bouchon de métal c\ dans ce bouchon est mastiqué le thermomètre d'observation à dont la tige et les divisions sont saillantes, et son réservoir cj- Undrique plonge dans le petit vase d'ai^ent e^ qui est suq)endu au bouchon par des fils et qui contient le corps soumis à Texpérîence. Si ce corps est solide, on le réduit en poudre, et Ion tasse cette poudre dans le vase d'argent, tout autour du réservoir du thermomètre ; le vase doit en être rempli pour que les expériences soient bien comparables. Après avoir chauffé à l5 ou 20* au-dessus de la température ambiante le vase d'argent et le corps qu'il contient , on les porte dans l'enceinte de plomb, on la plonge elle-même dans un bain de température constante, on fait le vide, et l'on observe la vitesse du refroidissement, ou plutôt on observe le temps que le thermomètre met à descendre de l'excès de 10* à l'excès de 5* au-dessus du bain. On observe ainsi dans les mêmes circonstances , pour tous les corps, les durées du refroidissement d^ 10* à 6*. Ici, les corps

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