‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 166 sur 240 · CHAP. U. — CHALEUR DES COMBIKAISONS · texte numérisé non relu

CHAP. U. — CHALEUR DES COMBIKAISONS

ayant qa^il eftt terminé son grand travail sur la chaleur dégagée dans la combustion des différents corps. Heureusement on a pu recueillir les principaux résultats auxquels il «tait déjà paryenu^ et, grâce aux indications de M. Gabart, qui Tavait secondé dans ses expériences. Ton peut du moins se faire une idée de la méthode à laquelle il avait donné la préCérence. {Ann. de Ctiim. et

rff/^A/*., 1843, t. vm.)

Le calorimètre de Dulong est représenté dans la figure 8 de la planche 38 ; il se compose d'une grande caisse rectangulaire xy de U litres de capacité, destinée à être remplie d*eati, et de l'appareil de combustion proprement dit, que cette eau enveioppe de toutes parts. L'appareil de combustion est une chambre )ns]iiatîque rectangulaire a, de cuivre rouge mince, de 2ô cenimètres de hauteur, dont la base a 10 centimètres de longueur or 7%5 de largeui'; elle est munie d'appendices convenables Jour introduire les éléments qui se doivent brûler, -et pour faire iortir les produits de la combustion, quand ils sont volatils.

L'oxygène arrive, suivant les besoins, par deux tubes, Tun vertical g^ qui se termine en haut par une douille conique, pour es ajustements, et qui s'aplatit pour entrer dans le prisme un >eu au-dessus de sa base ; l'autre d^ qui s'ouvre au milieu de la >ase elle-même.

Us corps combustibles gazeux arrivent par le bec b , qui vaie suivant la combustibilité du gaz.

Les corps combustibles liquides sont contenus dans un tube de ^ne fermé par un bout ; quelques brins de coton plongent dans liquide.

On ne sait pas comment se faisait l'inflammation des gaz et es liquides.

Les corps combustibles solides se disposent diversement : le -r est roulé en spire ; les autres métaux sont contenus à Tétat dTeruIent dans une capsule de cuivre ou de platine; on les lelange avec une matièi*e inerte quand on redoute l'agglutinaon. Ds sont enflammés avec un morceau d'amadou.

Le charbon , ne prenant pas feu de cette manière , est taillé Q cône; la pointe du cône s'allume dans une flamme d'alcool, ^ se porte rapidement dans la chambre de combustion.

Une fenêtre latérale /*, fermée avec une lame de verre, permet ^ voir ce qm se passe dans Fappareil pendant les expériences.

Pendant la combustion, les gaz se dégagent par le serpentin Sj qui part du fond , se i*eplie sept ou huit fois sur lui-même avec une petite inclinaison, redescend verticalement, remonte de même , et se termine par un évasement propre à recevoir un thermomètre f'. Les gaz, après avou' donné leur température, s'échappent par le tube latéral p pour se rendre dans un gazomètre de dégagement.

La chambre de combustion se termine en haut par une rigole annulaire où Ton met du mercure. Les bords du couvercle plongent dans le mercure, pour faire fermeture hydrauhque.

Deux thermomètres t , symétriquement placés , donnent la température de l'appareil.

Un agitateur dont la tige est en i sert à mêler toute la masse d*eau pour avoir une température uniforme.

Dulong parait avoir adopté la méthode de Rumford dans ses observations.

Le tableau suivant contient les résultats de ses expériences.

Tableau des quantités de chaleur dégagées par la combustion^

diaprés Dulong,

Page 1