OBSERVATEURS
Humboldt et Bonplandl.. . .
La Condamine
Doperrey
Boussingaolt et Rivero. . .
Dorta, Freycinet et En-h- ^»^e
Léopold de Bodi ,
Coatrlle .
Marqué-Viclwr. , ,
Gambut ,
BiHet
Ramond ,
Herrenschneider. , BooTard aîné . . . , NeUdeBréauté..
Bass et Sommer . .
Panj ,
f Amérique équatoriale, lat. 23* nord à I â* snd, entre 0» à 1 500» d*clévatioo
A Quito, an Pérou, à 0* de lat. et à 4 492^ an-
dessus de la mer
A Payta, côte da Pérou, lat. &*, au niveau de
la mer .•
Santa-Fé de Bogota, à 4«a(>' nord, à 1366*
dVIération i
La Gniara, lat. fO*3«' nord, au bord delà
mer
Brésil, Rio-Janeiro, lat. 2S«S4' snd, et an
Missions des Indiens
Las Palmas, Canaries, lat. 8* 28' nord
An Caire, Egypte, lat. 30» 2* nord
Toulouse, lat, 43»34' nord
Msrseille, bit. 43» 18* nord
Cbambéry, bt. 4 5* 34' nord, 137* d*cIéTation.
Clermont-Ferrand, lat. 4&*46' nord, 210'
Strasbourg, lat. 48*34' nord
Paris, Observatoire, lat. 4 8» 50* nord
La Chapelle, prb Dieppe, lat. 49* 56' Bord; . .
KOnig^erg, ût. 54* 42' nord
Lat. 74* nord
Ainsi, la période du matin, à peu près constante sous Téquateur.dans toute la zone des tropiques et jusqu^à la hauteur de 3000 mètres, diminue ensuite rapidement à mesure que u
rfoorene lune 755,48
Prcniiar ocUnt ^ 755,44
quartier 765,40
octant 764,79
CHAP. U. — eBSERVATIONS BAROMËTRIQUES. 697
latitude augmente. C'est sans doute dans cette loi de diminution progressive que Ton doit chercher les causes du phénomène luimême; tout semble indiquer qu'il tient à la température plus encore qu'à la position du soleil.
M. Flaugerguçs a constaté, par vingt années d'observations faites à Viviers (Ardèche), depuis 1808 à 1828, que les hauteurs moyennes de midi offrent des différences sensibles pour les différentes phases de la lune, conune l'indique le tableau suivant {^Annuaire ^ 1833) :
Pleine lune 7 55,30
Troisième octant 755,09
Deuxième quartier 756^23
Quatrième octant. 755,50
Ainsi, la hauteur semble décroissante depuis la nouvelle lune jusqu'au deuxième octant, pour devenir croissante ensuite, et atteindre son maximum au deuxième quartier.
On trouve pareillement pour le périgée 754,73, et pour Tapogée 756,73.
Pour reconnaître si cette influence appartient à la lune seiile ou à Faction combinée de la lune et du soleil, il serait sans doute nécessaire de discuter les moyennes correspondant à diverses heures de la journée.
M. Schiibler a étudié sous un autre point de vue Tinfluence de la lune, en discutant les nombres de jours de pluie correspondant aux différentes phases, pour un grand nombre d'observations faites à Munich de 1 781 à 1 788, à Stuttgard de 1 809 à 1 8 1 2, et à Munich de 1813 à 1828. Il en résulte que si l'on prend un intervalle de temps assez grand pour qu'il comprenne 10 000 jours {Juvîeux, les nombres de jours de pluie correspondants, pour le jour de la nouvelle lune, le jour du premier octant, etc., seront conformes au tableau suivant (^Annuairey 1 835) :
XooTelle lune 300
Premier octant 300
Pïcmier quartier 325
Deuxième octant 344
Pleine lune 337
Troisième octant 34 3
Deuxième quartier 384
Quatrième octant 290
Ces influences sur les jours de pluie doivent sans doute être liées à l'influence sur la hauteur moyenne du baromètre.
Dans toutes les observations barométriques, il y a en général deux corrections essentielles à faire : l'une pour la capillarité, et l'autre pour la température.
LITRE TIII. — MÉTtOltOLdGIB.
Voici la table qui est adoptée pour les corrections de la apolarité :
Dépression du mercure dans le Ôaromèire due k sm capiUmité.
DIAMÈTAK
DIAnèTRB
intérieur
Dépressions.
Différences.
intérieur
DépressiofBs.
DifTéraux».
dutub».
du tnbe.
ma».
^mMM^
o.osn
0,iûi
0,4Tfl
2,oa
La correction de température dépend à la fois du coeflBdent ci, dilatation du mercure et du coefficient de dilatation de TécbeLj sur laquelle sont marquées les divisions. Les coefficients de dilH tation étant connus, il est facile de faire des tables de correctiovj
La table suiyante, calculée par M. Silbermann, s'applique : baromètre de Fortin, muni d*une échelle de laiton; elle s>U£ pour les températures, de 0* à 35<^, et pour les pressions, de 6> à 780 millimètres.
CHAP. n. — OBSUTATIONS BAKOUtTRIQUES.
Table pour réduire à 0 les hauteurs barométriques.
HAUTEURS BAROBfÉTRIQUES EN »1ILUHÈTR£S.
Cette table a été calculée en prenant pour la dilatation cubique du mercure le coefficient de Duloog et Petit, 0,00018018, et pour la dilatation linéaire du laiton le coefficient de LaToisier et de Laplace, 0,00001878. Ainsi, ponr chaque degré, U faut de la hauteur observée retrancher cette hauteur multipliée por (0,00018018 — 0,00001878) = 0,0001614. Si la hauteur n'est pas Fnn des nombres inscrits en haut de la table , on prend les
parties proportionnelles; il en est de même si la température n'est pas d'un nombre juste de degrés.
275. Des vents. — On a beaucoup écrit sur les vents; on a même fait beaucoup d'observations sur leur direction, sur leurs <-liangements périodiques ou irréguliers : et cependant nous n'aurons ici que trt's-peu de chose à dire. C'est un sujet si vaste et si compliqué, qu'il a été impossible jusqu'à présent de déduire ipielque loi générale de l'ensemble des observations connues. H faudrait compulser tous les registres météorologiques, examiner pour un même instant l'état des vents sur tous les points du globe, et discuter les changements simultanés qui surviennent dans les instants successifs. Cette tache immense sort des bornes d'un ouvrage élémentaire ; si elle avait été remplie, nous en pourrions profiter pour résumer en peu de paroles les faits généraux auxquels elle doit nécessairement conduire.
On a cru remarquer que dans certains lieux les vents se succèdent dans un ordre déterminé ; mais ces observations, beaucoup plus simples en elles-mêmes, puisqu'elles sont plus restreinte», présentent encore trop d'incertitudes pour qu'il nous soit permis de les discuter ici.
Nous nous bornerons à quelques remarques sur la directiou des vents et sur les causes générales que l'on peut leur assigner.
Les vents peuvent se propager par impulsion et par aspiration. Nous désignerons ainsi deux modes opposés qui doivent être soigneusement distingués. Le vent se propage par impulsion quand le soufHe a lieu dans un sens et la marche progressive dans le même sens ; c'est ce qui arrive au vent qui sort d'un soufflet dans lequel l'air est comprimé* Le vent se propage par aspiration quand le souffle a heù dans un sens, et la marche progressive en sens contraire ; c'est ce qui arrive au vent qui entre dans un soufflet où. l'air est raréfié : le souffle a lieu weri la buse, et la marche progressive du courant a lieu en sens contraire, car les points les plus éloignés sont ceux qui reçoivent les derniers l'impression.
Ce dernier mode n'est pas aussi rare qu^oa le pense; nous on verrons la [veuve dans l'article suivant, en pariant des ouragans; et Wargentin l'avait aussi remarqué sur les vents, dans le nord de l'Europe. Quand le vent passe à l'ouest, dit-il, il « k\i sentir à Moscou plus tôt qu'à Abc, quœque cette demici^