‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 189 sur 240 · SOS 4 493 4 541 4J0Î · texte numérisé non relu

SOS 4 493 4 541 4J0Î

DEGRÉS

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Avant de choisir le cheveu , on avait employé une foule de substances organiques : du pardiemin, des peaux divecsemeiit préparées, des rubans de baleine, etc.; on avait eu recours aussi au changement de volume ou de capacité ; on avait mis du mercure dans des plumes à écrire , dans des vessies de souris, etc.f et Ton <J)servait dans un tube étroit les mouvements d'ascension ou de dépression du mercure, suivant que la capacité devenait plus grande par Thumidité ou plus resserrée par la sédicrcs». Bïais presque toutes ces inventions sont maintenant abandonnées»

'•yekv^aiétYe. — Le psychromètre imaginé par M. Aag«^t

CHAP. II. — PSYCHROMÈTKE. 713

de Berlin, mesure Tëtat hygrométrique de Y m par Tévaporatioa de Teaui ou plutôt par le refix)idissement qu'elle produit. Cet iostrument se compose de deux thermomèti-es égaux (Fig. 19), dont les réserroirs sont également exposés à Tair ; mais Tun reste sec, tandis que Vautre, couvert d'une toile fine, est incessamment humecté : un simple fil de lin, qui va du réservoir à un vase d'eau assez voisin, suffit pour produire cet effet. L'évapcnration qui se fait sur le réservoir humide détermine un abaissement de température, d*où Ton peut déduire la force élastique de la vapeur qui existe dans Tair. On pourrait supposer d'abord que ce refroidissement dépend des courants d'air : mais il faut remarquer que, si Tair refroidit la boule humide en lui enlevant de la vapeur, il la rédiauffe en. la touchant, et M. Avhguste a ^t voir que les deux causes opposées se balancent, de telle sorte que la différence des températures entre la boule sèche et la boule humide ne dépend pas de la vitesse du vent ; ain^i, cette différence dépend uniquement du degré d'humidité de Tair. Ce principe établi, M. Auguste a dressé des tables qui, pour chaque température indiquée par le thermomètre sec, donnent la force élastique de la vapeur hygrométrique lorsqu'on connaît le refix)idissement de la boule humide. Ce nouveau genre d'hygromètre a été employé avec un grand succès par M. de Uumboldt et par quelques autres observateurs, et Ton peut présumer qu'il prêtera un grand secours à la science, quand la plupart des constructeurs d'instruments seront parvenus à atteindl'e, en le construisant, le degré de perfection que l'inven^ teur, M. Auguste, ne manque jamais de lui donner.

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