‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 197 sur 240 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

De la lumière météorique.

Les phénomènes météorologiques qui appartiennent à la lumière sont trop nombreux et trop variés pour que nous puissions les développer en détail dans ces essais. Nous nous occuperons seulement de ceux dont la théorie semble assez complète.

MIRAGB.

280. Mirmge «liservé en Egypte. — Lorsqu'on regarde des objets éloignés^ il arrive souvent, dans certaines circonstances," que ces objets donnent plusieurs images ch*oites, obliques ou renversées , et toujours plus ou moins altérées dans leurs contours. C'est l'apparence de ces images, sans réflecteur visible pour les produire, qui constitue les phénomènes dii mirage.

Nous donnerons d'abord la description de ces phénomènes tels qu'ils se présentent dans les plaines de l'Egypte.

Le sol de la basse Egypte forme lu^e vaste plaine, sur laquelle se répandent les eaux du Nîl au temps de l'inondation. Sur les bords du fleuve, et jusqu'à une grande distance vers les déserts, soit à l'orient , soit à l'occident , on aperçoit de loin en loin de petites éminences sur lesquelles s'élèvent les édifices ou les villages. Dans les temps ordinaires, l'air est calme et très-pur : au lever du soleil , les objets éloignes se distinguent avec une netteté parfaite ; l'observateur peut embrasser alors un vaste hon- 7X)n, qui n'a rien de monotone , malgré son uniformité ; mais, quand la chaleur du jour se fait sentir, quand la terre est cdiauffée par le soleil, les couches inférieures de l'air participent à la haqte température du sol , de nombreux courants s'établissent avec plus ou moins de régularité ; il en résulte dans l'air une espèce de tremblement ondulatoire très-sensible à l'œil , et tous les objets éloignés ne donnent plus que des images mal définies» qui semblent se briser et se recomposer à chaque instant. Ce phénomène, qui s'obsen^e aussi dans nos climats pendan* Je*

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