‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 201 sur 240 · CHAP. IT. — EFFETS BU TONNERRE · texte numérisé non relu

CHAP. IT. — EFFETS BU TONNERRE

sez iroliiaimeux.o«i assez fortement eledrifié pour que réiidcelle parte entre un point de sa surface et la surface des eaux qu'il avait âectrisée par influence , alors leau est foudroyée dirçoie^ ment , ou, comme on le dit ordinairement , le tonnerre tombe 'dansJ'eau. Cette, explosion produit en général plu6 deffenKes- .cence et de bouillonnement dans les eaux que le cboc en retour : Jine telle secousse ii'a p^ lieu entre les fluides électriques sans qu'il y ait une violente action mécanique dans les éléments ponilérables : chacun de ces effets, que nous décriTons longuement, peut être produit en un instant, et même il ne £eiut qu'un instant pour les produire successivement*

Après avoir pris pour exemple une masse mobile, homogène, et d'une égale conductibiUté électrique dans toutes ses j>arties , il nous sera facile de comprendre l'effet du nuage orageux sur une vaste plaine composée d'éléments hétérogènes et diversement conducteurs. Les électricités naturelles du sol seront encore décomposées par influence, le fluide yitré sera encore refoulé, et le fluide résineux attiré et accumulé vers la partie supérieure du 5oL Mais, dans le cas présent, il ne faut pas nous arrêter à, la siq>erficie , il faut pénétrer par la pensée dans toutes les couches qui constituent le sol, jusqu'à une assez grande profondeur, démêler les bons et les mauvais conducteurs , et reconnaître enfin leur forme, leur étendue et leur arrangement. Toutes ces ciroonstances ont une part plus ou moins marquée dans le phénomene« U est évident, {)ar exemple, que, s'il y avait â quelques pieds au-dessous du sol une couche métallique d'une grande étendue. Faction du. nuage serait plus énergique, la quantité d'électricité accumulée beaucoup plus grande , et l'étincelle partkaît plus tôt; aloi^s la croûte supérieure du sol serait percée par la foudre en un ou plusieurs points, comme la carte ou le carreau de verre daçs nos expériences avec les. batteries. Cette 4^çipparftwnn suffît potuT hous faîce compreîidse que, dans les vastes plaines, la nature du sol, son état de sécheresse ^ d'humidité, et la condoctibUité des masses plus -ou moins volumineuses que ses couches peuvent contenir, sont des éléments qui deteminent r«q>losion de la foudre et les effiots ext^ordioaiMs fu^eUe produit. Dans œ cas , le nuage orageux peut enooie n^exeioer qu 4Hie action par iniuenoe, foudroyer par le choc en r^our, ou foudr^er directeraeot*

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n ne paraît pas que le premier mode d'action puisse jamais produire aucun phénomène apparent ; il n'y a jamais de secousse quand les électricités sont décomposées lentement et lentement recomposées : il paraît cependant que ces changements d'équilibre électrique peuvent être sentis par les êtres organisés, et particulièrement par les tnalades affectés* de quelques maladies nerveuses. Il faudi-ait des observations plus précises et plus multipliées sur ce sujet.

Le choc en retour est toujours moins violent que le choc direct. On n'a pas d'exemple, à ma connaissance, qu*il ait produit quelque combustion : mais il paraît certain que les honunes et les animaux peuvent être frappés de mort par le choc en retour; on n^observe alors ni trace de brûhire, ni plaie, ni fracture.

C'est par le choc direct que la foudre produit ses plus terribles effets. Quand elle tombe sur le sol, elle y marque son passage par un ou plusieurs trous plus ou moins profonds : la terre en est rémuée, fouillée et arrachée.

Si quelques petites éminences s^élèvent sur les plaines, elles sont frappées plus tôt, parce qu'elles sont plus rapprochées du nuage ; par la même raison, toute élévation au-dessus du sol est plus exposée aux coups de la foudre; quelques pieds de hauteur de plus suffisent pour déterminer l'explosion ; c'est pourquoi les animaux sont souvent frappés au milieu des plaines : mais, toutes choses égales d'ailleurs, ceux qui sont sur uû sol mauvais conducteur courent moins de dangers que ceux qui seraient sur un sol bon conducteur.

Considérons enfin l'action du nuage orageux lorsqu'fl passe au-dessus de quelques objets élevés,* comme des arbres ou des édifices. SI ces objets étaient non conducteurs, leur présence n'aurait aucune influence , le nuage n'exercerait son action que sur le sol; mais, comine ils sont plus ou moins conducteurs, leur électricité est décomposée, et elle l'est en raison de leur conductibilité, de leur forme et de leiur élévation. Les arbres, a cause de leur nature et surtout à cause de l'humidité qu'ils contiennent, sont en général d'assez bons conducteurs; et leur cime, toujours plus ou moiàs rapprochée du nuage, reçoit, par conséquent, une grande accumulation du fluide. C'est par cette raison que les arbres attirent la foudre, et les plus hauts sont frappés Içs premiers. On doit donc, pendant les orages, redouter

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