CHAP. II. — OBSERVATIONS MICROSCOPIQUES
substance molle. Cette structure est des plus altérables : sous le microscopei dans le cours d'une observation, on voit souvent Tenveloppe changer d'aspect, il se forme des plis, des étranglements et une sorte de coagulation intérieure (Fie. 45, &, c); quelquefois même des portions se détachent sous l'apparence de globules. Il est probable que cette désorganisation rapide se fait par Tinfluence du liquide dans lequel on place ces filets nerveux pour les observer.
M. le docteur Mandl a remarqué que les doubles contours ne se distinguent pas dans les filaments du grand sympathique , qui se trouvent ainsi analogues à ceux qui partent des corpuscules pardculiers (Fig. 46) que présentent les ganglions.
Os. — Lorsqu'on observe au microscope les plus fines lamelles du tissu osseux (Fig. 47) on y distingue un vaisseau sanguin central, autour duquel se groupent une foule de canalicules formés par des lamelles concentriques; dans ces lamelles on distingue les corpuscules osseux étoiles et ramifiés. Cette apparence des derniers éléments du tissu des os, rappelle de la manière la plus complète, la plus identique, ce qu'on observe à la vue simple dans un os ramolli par l'acide chlorhydrique étendu.
Dents* — La dent (Fig. 48) n'est qu'une variété du système général des os; les lignes sinueuses et parallèles dont le microscope montre les contours dans l'ivoire de la dent, sont dues en grande partie aux prolongements des corpuscules étoiles.
PovmoMs* — D'après les observations récentes de M. le docteur Mandl la structure intime et élémentaire du poumon paraît se reproduire avec les mêmes caractères essentiels dans les animaux des différentes classes qui sont pourvus de cet organe. La figure 49, a, représente k coupe très-mince du poumon injecté d'un mammifère ; c'est presque exactement l'apparence que l'on observe sur le poumon d'mie grenouille, insufflé, séché et coupé longitudinalement ; c'est-à-dire, une cavité dont la paroi donne naissance à une foule de petites cloisons incomplètes, ou adhérentes seulement par un de leurs bords. La figure 49, Z», représente au contraire une portion de poumon de mammifère, prise sur le côté d'une cavité; et on y remarque un réseau de cellules polyédriques tout à fait analogue à celui que présente une lamelle très-mince du poumon de la grenouille détachée près de la surface. La figure 50 représente le réseau des
capillaires sanguins qjî viennent se ramifier et se replier sur les surfaces de ces cloisons, enveloppées de couches d*air que la resp'»^tion renouvelle avec plus ou moins d'activité; parla le sang est à la fois contenu et étalé en une multitude de nappes excessivement minces, dont l'étendue totale s'accroît prodigieusement dans les animaux des classes supérieures.
FIW.