‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 218 sur 240 · CHAP. II. — OBSERVATIONS MICROSCOPIQUES · texte numérisé non relu

CHAP. II. — OBSERVATIONS MICROSCOPIQUES

et d^en mesurer les dimensions. On avait reconnu que dans tous les mammifères , ils sont ronds , sensiblement sphériques , quoique de dimensions notablement différentes dans les différentes espèces (Fig. 25); mais M. Mandl a trouyé dans le genre diameau une exception remarquable. Ici les globules sont elliptiques (Fig. 27). Dans les autres classes, les globules ont, en gênerai, d'autres formes plus ou moins ovoïdes ou elliptiques , comme on le voit par les exemples suivants : (Fig. 26), globules d'ovipares; (Fig. 28), de la p<Mile; (Fig. 29), de la grenouille; (Fig. 30), de la salamandre.

E.alt* — Le lait n'est pas non plus un liquide homogène; lorsqu'on Tobserve entre deux verres, comme nous l'avons indiqué tout à l'heure pour le sang, on y découvre aussi une foule de globules ronds et très-petits (Fig; 31), qui paraissent être, pour la plupart , des gouttelettes de graisse enveloppées d'une mem-* brane particulière.

■liens* — Le liquide sécrété par les membranes muqueuses contient, en général, des globules finement granulés (Fig. 32), pourvus d'une membrane et d'un noyau ; le mucus de la bouche contient souvent des lamelles épithéliales : M. le docteur Mandl a, de plus, observé ce fait curieux, que le tartre qui se dépose à la racine des dents, contient des vibrions et des baguettes (Fig. 33), et il est disposé à penser que ces animalcules pourraient être, dans leur genre , assimilés aux polypiers qui élèvent des montagnes dans la mer.

Fibre nmseiilaire. — La fibre musculaire, toujours éminemment élastique et contractile, ne paraît pas varier beaucoup dans sa structure élémentaire (Fig. 34), mais elle prend des formes très-diverses. Ainsi, dans certains animaux, M. le docteur Mandl a vu la fibre présenter un aspect analogue à celui d'une trachée (Fig. 35); dans d'autres circonstances, elle semble formée d'anneaux ou de disques.

Cheveii. — Dans la tige du cheveu (Fig. 37) on distingue l'enveloppe corticale et la substance médullaire; en général, dans cette dernière, on reconnaît des cellules qui sont quelquefois très-marquées, conmie on le voit, par exemple, dans les moustaches du chien et dans le poil veule des rongeui*s (Fig. 38, 39). Lorsque ces cellules sont desséchées et remplies d'air, on ci*oit voir, sous le microscope , un dépôt noirâtre à l'intérieur ; II. 53

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ce qui avait fait supposer qu'elles étaient des cellules pigmeataires : mais M. le docteur Mandl a fait voir que cette apparence est trompeuse , et que le pigment qui colore les cbereux et les poils se dépose dans la substance corticale elle-même , qui devient quelquefois excessivement mince. La figure 36 représente la racine ou le bulbe d'un poil de moustache de bœuf ^ c'est un de ceux où les parties conslitutives se montrent de la manière la plus distincte.

Peaa. — Tissu adipeux. — GlaMdes snderipares. — L'épîthélium qui se forme sur les membranes muqueuses, et dont nous avons représenté les lamelles (Fig. 32, &), est la partie la plus superficielle et prend le nom d'épiderme sur la peau ; il se compose de cellules à divers degrés de développement : la couche la plus inférieure est le réseau de Malpighi , formé de cellules très-jeunes, encore molles, et de couleur rougeâtre, dans lesquelles s'accompht u le rénovation continuelle. A mesure qu'elles se produisent à la surface inférieure, elles arrivent à la surface supérierre, où elles se transforment en lamelles dures et cornées qui se détachent et tombent successivement. Au-dessous du réseau de Malpighi est le derme proprement dit, dont l'épaisseur est variable et dont la structure fibreuse est élastique, serrée, résbtante. Enfin, au-dessous du derme est le tissu adipeux (Fig. 41), dont les véncules graisseuses sont, en quelque sorte , enlacées dan6 les lamelles extrêmement fines du tissu cellulaire. C'est dans ce tissu adipeux que se trouvent les glandes sudorippres (Fio« 40). A*j[isi, le conduit excréteur doit traverser toute l'épaisseur du deime et de l'épiderme ; c'est en effet ce qui arrive. Que ce conduit soit simple ou bifurqué à sju origine , il s'élève en spirale plus ou moins allongée , comme l'indique la figure , et vient s'ouvrir à la sr«^oe extérieure de répidermc»

Pillent. — La plupart des ds^is vivement colorés, comme l'iris, la choroïde, etc., etc., doivent leurs brillants reflets à des substances-colorantes particulières que l'on compi^end eu général sous le nom de pigment. Il paraît que ces substances sont toujours âabôrées et déposées dans des cellules ^ciales de formes <Uverses que l'on appelle cellules pigmentaires (Fig. 42, 43, 44).

iVsfffis. — ' Les nerfs se composent en général de filaments transparents (Fig» 4â, a), à doubles contours, renfermant une

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