‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 33 sur 240 · SM · texte numérisé non relu

SM

Les compressibilités inscrites dans la dernière colonne sont tirées des tableaux que nous avons donnés (19), elles se rapportent, en général, soit à des températures , soit à des densités qm difierent dé ceHes des liquides vibrants de M. Wertheim. Mai^ eda, la seule discordance un peu frappante est celle qui se trouve dans la dissolittion de chlorure de sodium ; elle doit être signalée comme exceptionnelle, pour faire mieux ressortir tcxftle mérite de ces difficiles et si importantes recherches de M. Wcrdieîm.

S4* Tito— e d« soB émmm les solides. — On doit à Chladm une m^ode expérimentale très-simple pour déterminer la vite»e du Mm dans les corps solides; elle est fondée sur l'analogie qui existe entre les vibrations d'un tuyau ouvert qui rend le son fondamental et les vibrations longitudinales d'un prisme solide.

Soit i/ la vitesse du son dans une substance solide quelconque, / la longueur d'une verge cylindrique ou prismatique de cette substance, et n^ le nombre des vibrations qu'elle fait

en 1", lorsqu'elle donne le son fondamental, c'est-à-dire lorsqu'elle vibre longitudinalement , ayant ses extrémités libres ei un nœud au milieu : la longueur des ondes qu'elle excite alor dans sa propre substance est égale à /; ainsi les ri ondulation: qu'elle excite en 1* forment une longueur ni qui est précisément égale à la vitesse v du son , c'est-à-dire , à l'espace que 1( son parcourt en l*'. On a donc :

Pour un tuyau de même longueur / on a aussi approximativement :

\f=,nl\ par conséquent 9 = 1/ . — .

D'où il suit que pour avoir une valeur approchée de la vitesse V du son dans une substance solide quelconque , il suffit d'écouter le son fondamental que produit une verge de cette substance vibrant longitudinalement, et de le comparer au son fondamental que donne un tuyau ouvert de même longueur. Le rapprt de ces sons , multiplié par la vitesse du son dans l'air, donne pour produit la vitesse cherchée.

Supposons, par exemple, que l'on fasse vibrer longitudinalement une verge ou une lame de bois de pin de 8 pieds de longueur, en la soutenant au milieu et en la frottant vers un de ses bouts avec un morceau de drap enduit de colophane : le son qu'elle produit se trouve à l'unisson sur le clavier avec 11/5. 9^? on sait qu'un tuyau ouvert de 8 pieds produirait ut^\ ainsi,

— = — =— = 16. D'où il suit que dans le bois de pini la ^ n ut^ t ^ ^

tesse est 16 fois plus grande que dans l'air, ou

C'est d'après une série d'expériences analogues que Chladm a dressé le tableau suivant :

TABLEAU DBS VrTESSBS DU SON DAKS PLUSXXUIS SUBSTAHCBS iOUlXS.

VitassM comparéM Noms det tobtUocet. à oeHe

dnsoBd*iiitr*tr.

Fanon de baleine. • 6 2/3

Étaîn 7 1/2

Argent . • « 9

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