CHAPITRE Y
Des Vilmtioiis de (pielqiies InstrameBls de matkffm.
SS. Coflumuilefttiom Atm TlfcftlM —• ■<■ mmtre les mlldes et le« flvMes. — Les liquides et les gaz ne reçoivent, en général , leur mouyeaieDt de vibration que par le choc direct des corps solides, on an moins par rintermédiaire de ces corps, comme dans la sirène et les tuyanx ; mais dès qu'ails ont reçu ce mouvement , ils peuvent à leur tour le transmettre à tous les corps solides qu^ils rencontrent. Cest ainsi y par exemple , que Ton voit une corde d'instrument se mettce en vibration dès qu'elle entend le son qu'elle peut rendre ou l'un de ses harmoniques , et que des carreaux de vitres s'ébranlent et vibrent fortement sous l'influence de certains sons de la voix , comme sous Tinfluence du bruit du canon. Ce phénomène, qui se présente d'une manière frappante sur tous les corps solides très-mobiles, se produit pareillement dans les corps plus inertes et moins élastiques 9 et il n'y a peut-être pas une cathédrale dont la grosse cloche ne fasse vibrer d'mie manière sensible ceftains piliers ou certains massifs considérables. U est permis de conclure ici de ce que l'on observe à ce que l'on n'observe pas, et puisqu'une masse solide quelconque peut entrer en vibration sous le dioc du marteau et produire un son détenniné, on peut oondore qu'elle entrera en vibration plus ou moins marquée lorsque ce son, en traversant l'eau ou l'air, viendra la firapper. On peut conclure qu'en général elle entrera en vibration pour tous les sons possibles, car ^i général il n'y a pas de son qu'elle ne puisse rendre, soit comme son fondamental, soit comme hap^ monique, si elle était convenablement ébranlée; et par conséquent il n'y a pas de son qui, en la frappant, ne détermine en elle un certain mode de vibration. Si l'on conservait quelque doute sur cette conclusion générale, il soffirait de remarquer que le son produit dans un fluide est transmis avec plus ou moins de facilité par une masse solide queleonqne, et que cer-