‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 51 sur 240 · GHAP. II. — PHARES DE FRESNEL · texte numérisé non relu

GHAP. II. — PHARES DE FRESNEL

borizontale et d^une petite épaisseur , elle se projette avec le même édat Te» tous les points de Thorizon. Mais, par un système additionnel mobile, qui est représenté en m sur Télévation et sur le plan (Fie. 38), Fresnel produit des éclats périodiques qui se renouvellent régulièrement, par exemple, trois fois par nûnute. Ce système mobile se compose de deux lentilles cylindriques Terticales supportées par le plateau z , qui est mis en mouvement par un poids au moyen des engrenages y ;* le plateau hiî-même repose sur des galets e qui empêchent les frottements; les lentilles m ont aussi leur foyer au milieu de la flanune, et, par leur construction, chacune d'elles ramène dans un seul faisceau parallèle une poition considérable de la lumière. Mnû , il y a deux segments de l'horizon qui sont beaucoup plus éclairés que le reste ; Tobservateur qui se trouve sur un de ces points reçoit une vive lumière , mais , la lentille qui lui donne cet éclair continuant son mouvement de rotation, il y a un instant d'éclipsé jusqu^à ce que la lentille suivante ait été ramenée dans cette direction. On comprend combien il importe de varier les effets de cette nature , et pour porter plus loin la luDÛère , et pour que les feux voisins sur une' même côte puissent être distingués les uns des autres par les périodes différentes de leurs éclipses et de leuro éclats.

Pour les feux d'un ordre plus élevé, les distances focales doivent être plus grandes, et il serait trop difficile de travailler des anneaux de verre d'un diamètre suffisant; alors on y supplée en composant le système réfringent fixe de lentilles cylindriques horizontales pareilles à celle qui est représentée dans les figures 39, 40, 41. Ces lentilles, au nombre de 32, sont ajustées de manière à former un prisme à 32 pans, qui remplace le système circulaire précédent.

La figure 32 repi*ésente un feu tom*nant du premier ordre. Jcî, la lumière est produite par 4 mèches concentriques qui braient 750 grammes d'huile par heure. Le système réfléchissant est fixe, et le système réfringent entièrement mobile. Le premier se compose de miroirs de verre étamés; ils sont dispo* ses en m , comme on le voit sur la figure , formant 8 étages supérieurs et 5 étages inférieurs. Pour formef le cercle de chaque étage, on emploie des pièces pareilles, en nombre plus ou moins grand ; chaque pièce est travaillée de manière à présenter

la courbure de la sphère osculatrice é^xm p«rabok)ïde et révokition, ayant la flamme pour fdjer, et «ne ligne faonzootaie pour axe, comme on le voit dans la figitre 34.'Toate la lumière qui tombe sur les miroirs est donc réfléchie, horizontiiemeit. Le système réfringent est (acmé de S lentille» •umolaires a pareilles à celle de la figure 36, portées au moyen de tiges de ffr sur le plateau z^ qui est mis en mourement cooinie dans k ois précédent.

Le tableau suivant contient les principaux résultats teittiis aux feux des difFérents ordres.

Ordre Nombre Quantité dli aile Hauteor DiaAètte Pntée

des des consonuDée de la 4e la ém

feux. miches. . en one heoie. flamme. flamme. ftat.

1 4 750 grammes. 9 cendmèt. 9 centiaièt. 9 à 45liaws.

2 3 460» 8» 7ttt7à9»

On sait que la portée des feux, ou la distance à hqodte ils sont visibles d'un point donné de. Hiorizon de la mer, depw de la hauteur à laquelle ils sont placés; car, pour un ofcsfrvtteur élevé de 5 mètres, le cerde de lliorivtm réel est à enyum 8000 mètres ou 2 lieues, €.t la distance augmente «mune la racine carrée de Félévation, de telle sorte Xfcte pour 660iBèlws il est de 20 lieues.

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