‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 54 sur 240 · Cha^e eo«leiir dv speetneest ime ««olew «Impie · texte numérisé non relu

Cha^e eo«leiir dv speetneest ime ««olew «Impie

Ine couleur est simple quand elle se retrouve toujours la ihême, sans (ju'il soit possible par aucune action d'en faire sortir des nuances différentes; et nous allons faire voir qu'en effet les couleurs du spectre peuvent bien être détruites, mais qu'elles ne peuTent par aucune cause être modifiées pour nos yeux.

1° Après avoir isolé, avec un écran percé d'un petit trou, un pinceau quelconque du spectre,, le violet, par exemple, on peut k faire passer par un nombre quelconque de prismes, dé lentules ou d'autres corps réfringents, sans y découvrir d'autre nuance que le violet primitif (Fxg. 4).

2" Si Ton fait tomber ce pinceau violet sur un corps d'une couleur différente, rouge, jaune, vert, etc., ce corps devient ^ûlet, sans qu'on puisse y découvrir aucune trace de la couleur primitive qu'il offre naturellement et qui lui semble propre et M»ûmme. On en peut faire l'expérience sur les feuilles des piantes, sur les fleurs, le vermillon, l'or, etc., etc.; tous ces corps prennent alors la même- nuance , ils deviennent violets , comme Sï cette couleur était leur véritable coulem* naturelle. Psueillenumt, dans le rouge, tous les corps sont rouges, jaunes dans le jaune, terts dans le vert, etc.

3" Va pinceau liolet qui se présente pour traverser un corps ^hane rouge , jaune ou vert, se trouve absorbé et détruit , ou ^i£Q, s'il passe, il est violet à sa sortie comme il l'était à son entrée. Cette expérience est surtout firappante avec des verres worés en rouge : tel de ces verres laisse passer librement la ^Boièce violette^ tel ?utre l'absorbe en totalité, bien qu'à les rel^^r tous deux à la lumière du ciel ils paraissent également flores et ég^menl transparents : celui qui absorbe le violet

absorbe, en général, toutes les autres nuances du spectre, excepté le rouge, ainsi, c'est un corps transparent pour le rouge et plus • ou moins opaque pour les autres couleurs. i

On dit quelquefois, d'après Newton, que la lumièi'e simple est i homogène : mais cette expression est inexacte, parce qu'eDe semble indiquer que toutes les parties de, cette lumière éprouvent toujours les mêmes effets. Or, il est facile de vérifier qu'un : rayon de lumière simple est en partie réfléchi à la surface d'un j corps diaphane, et en partie réfracté dans son intérieur; ainsi, : ces deux parties ne sont pas identiques, puisqu'elles éprouvent : des effets différents. Il en est de même lorsqu'on fait tomber un pinceau de lumière simple sur un corps doué de la double ré- \ firaction , car ce pinceau se partage alors en deux autres qui sul- j vent des routes différentes. En général, il n'arrive presque ja- , mais qu'un rayon simple du spectre éprouve identiquement les mêmes effets dans tout son ensemble.

95. On reeompose la lamtére blaaehe en rmneiuiBt C#b^ ; les eonlenrs simples dans la même dlreetliin on en lex faisait ^ tontes eonconrir an même point. — Quand les couleiu^ ont ete ^ séparées par un prisme , on peut les ramener dans la même di- , rection par un second prisme de même substance et de même angle réfringent que le premier, mais tourné en sens inverse (Fie. ^). Alors le faisceau , qui est coloré entre les deux prismes , devient blanc au sortir du second, et va peindre sur le tableau une image ronde du soleil. Si le second prisme est à larges faces, on peut le placer tiès-loin du premier, de telle sorte qu'il reçoive le spectre très-complet. Cette expérience montre assex clairement qu'il n'y a dans un prisme aucime force particulière pour décomposer la lumière blanche ou pour la recomposer, mais que la séparation des couleurs simples ou leur réunion se fait d'elle-même par l'inégale réfrangibilité des divers rayons. Pour opposer deux prismes qui soient exactement de même angle, ou peut encore employer une cuve rectangulaire de glace, séparée en deux compartiments prismatiques par une cloison diagonale, pareillement en glace, c'a' (Fie. 9). lorsqu'on met de l'eau dans le premier compartiment, le faisceau émergent forme un spectre; mais il repi'end sa direction et sa blancheur primitives dès qu on remplit d'eau le second compartiment comme le premier.

Il n*est pas nécessaire que toutes les couleiurs simples soienti

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