‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 78 sur 240 · CHAP. YI. — APPARENCE DE LA LUNE · texte numérisé non relu

CHAP. YI. — APPARENCE DE LA LUNE

des planètes ou de leurs satellites, on n*a pu apercevoir les signes

de déviatîoD, de déformation et surtout de changement d*inten-

siié qui derrai^it se manifester si la lumière de ces astres avait

à traverser one atmosphère réinngente avant de raser les bords

de la lune. Quelques astronomes, il est vrai, ont parfois re-

nttrque que dans les occultations, les étoiles semblent empiéter

sur le disque de la lune pendant 2" ou 3*^ avant de se cacher

denière le limbe, mais tout en admettant Texactitude de leur

observatioa, il importe de remarquer que ce phénomène est

très-4rrégulier; les uns Taperçoivent les autres ne l'aperçoivent

pas, même quand les observations se font en même temps, au

m^me heu et avec des instruments pareils; pour ma part je n'ai

jamais pu Tobserver, Foccultation m'a toujours paru nette et

instantanée ainsi que Vémersion. Il n'y a donc jusqu'à présent

ancime preuve positive de l'existence d'une atmosphère lunaire;

nai&Any a non plus aucune preuve qui empêche d'admettre

que cette atmosphère existe, pourvu que l'on ajoute que sa trans^

pareoce omtînuelle, sa faible hauteur, sa raréfaction, s'opposent

à ce qn elle se manifeste par aucun phénomène sensible.

13S. £»«BUére eeadrée. — Depuis la nouvelle lune jusqu^au premier quartier, la distance angulaire entre le soleil et la lune augmente jusqu'à environ 90* ; en même temps le croissant, d'abord très-délié, se développe de plus en plus jusqu'à devenir un demicercle. Durant cette période un observateur qui serait sur Thémispbère non éclairé de la lune, et sur un^point quelconque de la région qui nous regarde, verrait certainement une portion plus ou moins considérable de l'hémisphère éclairé de la terre ; notre planète aurait pour lui ses phases décroissantes comme la lune a povr nous ses phases croissantes. Donc la terre éclaire alors une portion de Thémisphère obsctu* de la lune , et, dans les circonstances favOTables, cette lumière qu'elle y projette est assez forte pour que le disque entier de la lune devienne visible ; seulement, ce qui n'est éclairé que par la terre a peu d'éclat, c'est ue Immière cendrée qui en desune le contomr et la surface d'une manière {dus ou mcMus nette suivant que les parties éclairantes de la terre renvoient vers la lune plus ou moins de lumière.

133. A^parcBM des plMiétea. — il/ercur^ ne s'éloigne jamais assez du soleil pour qu'on le puisse bien observer, on constate seulement sa forme arrondie et ses phases variables.

28Î LIVRE VI. — OPTIftUE.

f^énus est la plus éclatante des planètes, son diamètre est quelquefois de plus de 1' ; cependant, malgré ces circcHistaBces favorables, on ne peut jamais dans les meilleiixs instruments en avoir une image satisfaisante. Son contonr reste Tague, mal défini; sa surface paraît comme nuageuse, on n'y distingue rien de net, rien de parfaitement reconnaissable ; elle n'annonce pas quelque chose àe solide comme la lune, mais plutôt quelque chose de vaporeux; il reste donc beaucoup d'incertitude sur la dom de son mouvement de rotation autour de son axe.

Mars est représenté (Pi*. 31 b, Fig. 18), tel que M. Herschel Ta dessiné en 1830, avec un télescope de 20 pieds. Soa contour quoique bien défini paraît irrégulier et gibbeux; les diverses régions de sa surface ont un éckit trè^in^al, les unes sont d'un rouge pâle de teinte ocrei^e, les autres d'un gris verdâtre; à certaines époques on remarque près des pôles, comine Tindique la figure, de vastes contrées d'un blanc intense, mais leur étendue change avec la position de la planète à F^ard da soleil; on serait ainsi porté à supposer qu'elles ressemblent à de lu neige ou à de la glace, qui fond pendant l'été de la planète et se reproduit pendant l'hiver. Mars n'a pas de satdiite.

Jupiter est représenté (Fig. 19), tel que M. Hersdiel Ta dessmé en 1832 avec le même télescope de 20 pieds; son diamètre est plus de 11 fois celui de la terre (11,226) et son volume par conséquent plus de 1400 fiws le volume de la terre (1414,2); malgré ses dimensions considérables il £ût sa révolution autour de son axe en Ô*" 65' ; aussi , la grande foK« centrifiige qui en résulte lui donne un td aplatissement (pfi * diamètre des pôles est à celui de Téquateur comme 100 est à l^i cette différence est sensible sur la figure. On aperçoit sur sa surface, dans la région équatorîale des zones sombres et parallw* qui sont au nsoins au nombre de deux, Fune au nord, l'aoû* au sud de l'équatenr; c'est ce que l'on appelle les i«o"A* * Jupiter. EDes sont persistantes, cependant leur aspect ébx^ * temps à autre; il arrive assez souvent qu'dles se subdifis^ ou se Infurquent obliquasient ( Y 07. k figwre). D'antres fiA> mais cela est plus rare, elles semblent se rompre et se disp€i«tf^ Cest au moyen de la persistanee des tadies maMpoes s^^ bandes que la durée de la révolution de la pfamec» i* ^^ minée pour h première fois par Gassiai, en 1666, et c«w»*

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