CHAP. VU. — FRANGES ET SPECTRES
fim béfiostat , entre dans la chambre noire par une petite ouvertme, tantôt par un trou rond , tantdt par une fente Terticale fermée par àeax Inseanx adaptés au volet. A une distance de nnkres du Tolet est un tkéodolite, ou un instrument quelconque portant une lunette horizontale et propre à mesurer les an^. Nous supposerons que cette lunette / (Pl. 33, Fig. 1) se nom sntoor d'un axe verdcal passant en c^ à quelques pouces «HievaiA de Tobjectif; c'est à rextrémite de cet axe, c'est-adire, sur un plateau fixe />/?', au centre duquel il passe, que Ton ijuste le roeau r/ de manière que ses traits soient verticaux. Le faisceau de lumière blanche tombe perpendiculairement sur le lésean, le traTerse , et vient pénétrer dans Tobjectif de la lunette, qui ne doit recevoir aucune autre himière. Alors, en regsnlaflt par Toculake, on observe le phénomène curieux représenté dans la figure S.
l' La fente a du volet paraît au milieu, éclairée d^une lumière Manche, ayant- ses bords parfaitement tranchés, comme si le réseau n^enstait pas, et de dmqne coté les apparences sont exactement symétriques.
2* Après robseurité complète t, qui environne l'image de la fente , parak un briUant spectre he ayant le violet ea dedans vers A, et le rouge en dehors vers e, là il se tenmne vers un espace obscur f.
3* Au delà de l' paraissent à la suite les uns des autres plustem spectres de diverses intensités, occupant les espaces h'cj etc., ayant tous, comme le premier, le violet en dedans et le rouge en dehors; seidement le rouge du deuxième tombe sur le violet du troisime, le rouge de celui-ci sur le violet du quatrième , etc.
4^ Cen de cetf spectres qui sont assez étalés et assez brillmts font voir les mêmes raies noires que le spectre solaire direct ; on y distingue avec une grande netteté ces raies caractéristiques ({ne BOUS avons désignées par les lettres c, d^ f, g (Px.. 30, FiG. 19); mais, chose remarqijiabie , les rapports de leurs dis- ^iices mutuelles sont changés.
5* Si Ton considère la même raie dans les différents spectres , la Tsde /"par ex^nple (qui est marquée f dans le premier, f ^aits le demdème, etc.), on trouve que dans le deuxième sa distance au milieu a de l'image totale est doid^ de ee qu elle
est dans le premier, puis triple dans le troisième, quadbrufde dans le quatrième , etc. ; d'où il résulte évidemment que les mêmes couleurs ou les mêmes, raies occupent dans le deuxième spectre un espace double de celui qu'elles occupent dans le premier, triple dans le troisième, quadruple dans le (jua-»
trième, etc.
Tous ces résultats remarquables ont été obtenus par un grand nombre d'expériences et par des mesures d'une extrême précision.
L'appareil de Frauenhofer était , conmie le micromètre de Fresnel , très-propre à déterminer de petits angles et de petites distances; on voit qu'il suffisait de fSûre mouvoir la lunette / jusqu'à l'instant où les diverses raies venaient coïncider avec le fil .micrométrique intérieur. L'angle M qu'elle parcourait était l'angle formé par le rayon diffiracté avec le rayon direct.
M. Babinet, qui a fait beaucoup de recherches intéressantes sur la lumière , et particulièrement sur le système des ondulations, a proposé un moyen beaucoup plus simple pour mesurer les distances des spectres de différents ordres {Ann. de Chim. et de Phys. , t» XL, p. 169). Au lieu d'une seule fente dans le volet , il en emploie deux , dont on peut varier les distances à volonté (Pl. 32, Fig. 6); puis il les observe en même temps avec le même réseau , qu'il rapproche ou qu'il éloigne convenablement, pour amener en coïncidence parfaite les mêmes raies des spectres homologues formés l'un à gauche de l'ouv^ture de droite, l'autre à droite de l'ouverture de gaudie. Connaissant l'écart des deux ouvertures et leur distance au réseau, il est facile d'en déduire Fahgle cherché ; cette expérience est vue en perspective (Pl. 93 , Fig. 4).
Enfin, Frauenhofer a observé deux autres conditions très* remarquables de ces phénomènes, savoir :
V Que les déviations des mêmes couleurs, ou plus exactement des mêmes raies ,. 6, c, d^ e^ /, gy ne dépendent ni de la largeur de l'intervalle transparent des réseaux , ni de la largeur de l'intervalle opaque , mais seulement de la somme de ces deux largeurs;
2® Que les grandeurs absolues de ees déviations sont en raison inverse de cette somme faite d'un intervalle transparent el, d*un intervalle opaque,, tellement que, si dans chaque réseau Toa