CHAP. TU. — FRANGES INTÉRIEURES ET EXTËRŒURES. 32Q
vent être étendus à toutes les couleurs simples séparément, et par conséquent à une lumière composée quelconcjue, puisque, dans tout mélange, chaque couleur élémentaire suit très-exacte^ ment les lois qu'elle suivrait si elle était seule.
Pour vérifier ces résultats par l'expérience, on se sert des fiâmes n^ 1 ou n® 2 sur le premier support, et de la fiche n® 8 sur le deuxième. Gomme on peut à volonté changer l'ouverture des biseaux, soit en les conservant parallèles entre eux , soit en les indinant plus ou moins , il est facile de produire les effets les plus variés; les franges s'observent à diverses distances avec }e micromètre.
Les petites ouvertures circulaires présentent, dans toute sa simplicité , un phénomène qui confirme de la manière la plus immédiate le principe général que nous avons établi précédemment. Ce phénomène est celui d'une tache noire au centre de Timage dans l'axe du faisceau de lumière qui pénètre par l'ou-*» verture, lorsqu'oa observe cet axe à des distances telles, que la difierence des chemins parcourus à partir du point lumineux sur Taxe lui-^néme et sur la ligne brisée qui passe au bord de Fouverture , est égale à un nombre pair de demi-ondulations. Si 1 on représente par a et b les distances de l'ouverture au point lumineux et au fil du micromètre, et par rie rayon de l'ouverture) il est fiidle de toir que ces distances b sont données par la formule :
Ce résultat se vérifie d'une manière frappante en mettant sur le premier support une lentille sphérique à foyer trèsK^ourt,- ou une ourerture circulaire d'environ ^ millimètre, et sur le deuxième support un trou rond d'envii*on 1 millùnètre, fiche n"" 7 bis; la distance des supports doit être au moins de 7 à 8 décimètres; la distance du micromètre au deuxième support est donnée par la formule précédente ; on compte aisément jusqu'àquatre alternatives) correspondant à m=^ 1, 2, 3 et 4.
149. Fruités prodaltes par deux oavertnres très-votslaes. — Le nombre, la grandeur et la position de ces firanges se déduisent, d'une manière très-ûmple, des principes qîie nous venons de développer. On les observe en mettant sur le premier support les fiches n^ 1 ou n^ 2, et sur le deuxième support la fiche n** 13 pour la lumière artificielle, et la fiche n® 12 pour la lumière so-
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laire. C'est le docteur Young qui a £adft*le fremer cette ei^érience^ au moyen de laquelle il arait pu oibserver la initrdie hyperbolique des franges : en couvrant Tuae des ov^ertorea un écran opaque, les franges di^araisseut; en les oomncMit un écran diaphane, «lies disparaissent encore; et cSles TepKmissent lorsque Técran diaphane courre les deox ouveitures.
Grimaldi avait le premier fait une expérîeBoe aiuilogae aivec deux petites ouvertures circulaires, pareilles â ceHea de la fiefae n* 14 ; c'est cette expérience qui l'avait oonduk à éaonosr vérité fondamentale, que , sous certaines condStûms, la ii ajoutée à la lumière produit les ténèbres.
150. FrmBccs pr^dwites pmr réflexlOTi «ir les Ses* — Lorsque après avoir disposé les fidies ià^ 1 tm n* 2 premier support , on vient diqK>ser sur le demaéwfie Fane àes fiches n* 10 ou n® 11, de manière que la r^enoa fi*amnnifiiiiiL ^sur le mireh* sous une obliqmté quelconque^ le faisoem réâédà présente des firanges plus ou moins nombreuses. U est facile de voir (FiG. 20) que le faisceau réfléchi est conaie s'il Tersé obliqmenumt mie ouvertm-e égale à la largev du «t qu'ainsi il présente des franges întérieifres qwnd le est large, et des franges intérieures et -extérieunes si le imffisamment étroit.
151. Fgangeiii «t ai^eetres pg»a«lia pmm las appelle réseaux des systèmes de petits intervalles tous ^[aux entre eux, qui peuvent réfléchir ou transmettre la lumière, et qui xodX s^arés par d'autres inlervalles tout à fait fy^«^ on non TOflecteurs pareill^nent égaux entre eux. Aijufii, des Haits éfuidistants, tracés au diamant sur une lame de vene^ famei^ un réseau quand ils sont assez rapprochés, par «xes^ple, à •^<,^ '«lu j^ de millimètre : s'ils sont parallèles , le résean est paraU^ (Pi*. 33^ FiG. ^);. s'ils se coupent à angle droit, le réseau est à mailles carrées , etc. Des traits semUables, traoés sur une lame de métal pob, forment encore des réseaux^ mais qui sont meAt i^'opres à réfléchir la lumière et non pas à la
C'est Fiaaienliofer qui a le premier Àudié les jd^âBomènes Irèa-pemarquables que présentent les r^aux. Yoici le fliode d'ofaeervatîoa qu'il avait adopté, et les résultats giéamaM Àe mes xecheidies.
La lumière solaire, réfléchie boiiaoBitalement par le miroîr