‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 116 sur 232 · DirectloM des alBiaMts. — DéclinaisoM. — IneH · texte numérisé non relu

DirectloM des alBiaMts. — DéclinaisoM. — IneH

u — Une aiguille aimantée , suspendue horizontalement par un £1 de soie , ou posée sur un pivot , n'est pas en équilibre dans toutes les positions; mais elle prend une direction détermmée vers un point de Thorizon, et, si on Ten écarte, elle y revient par une série d'oscillations plus ou moins rapides. La force qui la rappelle est une force magnétique , car une aiguille non aimantée n'éprouve rien de pareil. Cette propriété remarquable des aiguilles aimantées se reproduit partout : dans toutes les contrées de la terre , sur tous les continents et sur toutes les mers, au sommet des plus bautes montagnes comme dans les mines les plus profondes, partout Taiguillc aimantée prend une direction fixe à laquelle elle revient lorsqu'on l'en écarte. Il y a doDC une force magnétique qui fait sentir ses effets dans tous les points du globe terresti*e ; car on ne peut pas admettre que les aimants se dirigent eux-mêmes, comme on ne peut pas admettre que les corps se donnent eux-mêmes du mouvement : daos un cas comme dans Tautre, il faut le concours d'une force extérieure.

Nous pouvons reconnaître, par une expérience facile, que cette force a le caractère essentiel de la force qui émane d'un aimant et non pas de celle qui émane d'une masse de fer ; car si l'on renverse les pôles de l'aiguille en la retournant bout à botttj elle n'est plus en équiUbre dans cette nouvelle position, elle fait une pirouette, et décrit d'un côté ou de l'autre toute la demi-circonférence qui l'écarté de sa direction primitive. Donc la force directrice distingue les pôles , et , semblable aux aimants, elle agit par attraction sur l'un et par répulsion sur l'autre, tandis que le fer attire l'un ou l'autre sans distinction et avec la même énergie.

Où se trouve le centre de cette action magnétique , si univer-

-SM aune m. — «ugnEhsiu ct itijcnucnit.

Bellement répandue sur tous les points de la terre P C'est une question qui paraît difficile à résoudre, et qiii fut autrefois un grand Bujet de discussion parmi les physiciens. Les uns mettaient, avec Cardan, le siège de cette force dans une petite étoile qui forme la queue de la grande Ourse ; les autres le pUcaient an pdle du zodiaque; ct même il j en eut qui, troufini sans doute le ciel'trop étroit, imaginaient par delà les deux et les étoiles un centre attractif d'où arrivait à la terre la force qui Sri^ les aimants. 'Mais Gilbert, le premier fbnSateur de la •càeoee An.'magnétisme et de Vélectridté, mît un terme i tan» '. ces Twnes''hjpoAè9es en démontrant, autant qu'on poimitk -faire i'san i^peque, que le globe de la terre est magnétique, tt qoe -v'vtt aoniKlion qui dirigeTaîguille aimantée*.

&L -^MwaitMit )es observadons qui ont été fiiites dans les difiënotsdînua, nous serons en efFtft conduits, par leur enaembb, i nfjuéÊr la terre comme un vaste aimant dont la hgae Tatr^auB eM-sitnée dans les régions équatoriales. On en lire dd mojen-âetanctériser et de définir le» deux fhiides magnétiques: on appelle piihlfi hor^ul tolin q«î domiiic dans ITiémtSfhèl» J boréal de la tcrrt', et fluiile austral celui qiiî Jumine dans tT»- 1 misphèrt! austrnl; et pniscpie ce sont les fluides de noms cat- I traireç qui s'attirent, U en résulte que c'est le pôle austral d'à» I aiguille qui se dirige vers It nord ct soa pùle boréal y&iV \

Dans le même lieu les aigiûlles aimantées, qui sont asseï tintantes pour ne pas réagir l'ime sur l'autre , prennent des ditrc-

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de, ce paraUéUsme n'exi&le pkis ; il importe par conséquent

pouvoir définir la direction de l'aiguille aimantée, c*est-ane de pouvoir la rapporter à des lignes connues et invariables, n de reconnaître dans le même lieu quels sont les cliangeîQts que cette direction éprouve avec le temps, et quels sont • rapports qui existent entre les directions que Ton observe DS les lieux différents. Voici à cet égard quelques définitions ométriques qu'il importe de bien saisir.

Le méridien magnétique est le plan qui passe par le centre de tenre et par la direction de Taiguille horizontale , ou simpleisot la trace que ferait ce plan sur la surface de la terre. On it que le méridien terrestre ou le méridien astronomique d'un u est le plan qui passe par ce lieu et par Taxe de la terre , et le la ligne méridietme^ ou simplement la méridienne ^ est la Boe de ce plan sur la surface terrestre. Le méridien magnétile et le méridien astronomique sont deux plans verticaux, lîsfu lis passent Tun et Tautre par la verticale du lieu pour {uel on les considère ; mais ces deux plans verticaux peuvent se entre eux un angle plus ou moins grand. La déclinaison de l'aiguille aimantée est dans chaque lieu iqgle que fait le méridien magnétique avec le méridien astroniique, ou, ce qui revient au même, Tangle que la direction \ Taiguille horizontale fait avec la méridienne. La décUnaison t orientale quand le pôle austral de Taiguille passe à Test de

méridienne, et occidentale quand il passe à Touest. Pai' jemple, sn (Fig. 16) est la méridienne de TObservatoire dr iris, et £ib la direction de Taiguille horizontale au même lieu :

déclinaison est occidentale, et se trouve à présent d'envia 20*, car nous verrons qu'elle change avec le temps. Il y u s lieux sur la terre où Taiguille se dirige exactement suivant méridienne : pour ces Ueux la déclinaison est nulle , et Tenmble des points successifs dans lesquels ce phénomène se prénte forme ce qu'on appelle des lignes sans déclinaison. Nous fions que d'un pôle à l'autre il existe au moins deux hgnes us décUnaison , qui traversent les mers et les continents dans % directions tout à fait sinueuses et irrégulières.

Tout appareil propre à observer la déclinaison s'appelle bouslie de déclinaison. Dans nos cUmats et presque par toute la ene^ l'aiguille de décUnaison se rapprochant plus des points

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cardinaux du nord et du sud que de ceux de l'est et de l'ouest, on dit communément qu'elle se dirige vers le nord.

Uinclinnisou est l'angle quv fhit avec l'huiizon une aiguilliqui peut se mouvoir librement autour de son centre de grmiié dans le plan verticnl du méridien mugnétiquc. ConccToiia uoc aiguille arb (Fie. 13), mobile autour d'un axe central c et pouvant parcourir toute une circonférence dans le plan veruca) :cli: si ce plan de rotation coînclrle avec le métidicn magnétique, l'angle »f/i sera l'inclinaison du lieu. A Parb, rinclinaisuii isi d'environ 67*, Cl c'est le pôle austnd qui plonge au-dessous Je riiorixon. L'aiguille, il est vrai, fait avec l'Iiorizun qiiaiiv angles, qui sont égaux, deux à deux : mais l'on convient tottjorti» de prcndn- pom* riiiclinaison le plus petit di% deux nti^lc» qu'elle forme, et même, pour fixer les idées, le plus pittt d»* angles que forme sa {Kirtte inférieure; ainsi, l'incliiiiiisoii ol toujours plus petite que 00'.

Les appareils propres à observer riiidinaisoii s'appelieiil é<wssoles t/'iiic/iiiaison.

Si , par exemple , ou part île Paris avec un appareil Je aile iiatiii'e pour s'avancer vers le pôle Iwréal de la terre, on oltsent que l'inclinaison augmente en même temps que la latitude, et il y a quelque part dans ces parages , à mic certaine distance du pôlu de lotulion du la tenv, un p<iiiit où l'aiguille d'inclinaisoi est exactement verticale , et où l'iiiclinaison est par iY>nsi>qiieot de 90"; ce point est \o jjô/c mfigin'-lhjiie hor^til de la terre.

Au contraire, si l'on jKiit de Paris pour s'avancer vers le pile

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