‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 120 sur 232 · GEAP. II. — BOUSSOLE DE VARIATION · texte numérisé non relu

GEAP. II. — BOUSSOLE DE VARIATION

mmobile, qu'elle marche à l^o€cident et qu'elle revient à 'orient.

Dans les régions les plus septentrionales, comme en DaneûaAj en Islande et au nord de l'Amérique, les yariations diurnes ont en général plus considérables et moins régulières; il parait insfii que l'aiguille ne conserve pas pendant la nuit l'immobilité pi'on observe à Paris, et que c'est vers le soir seulement qu'elle itteint son maximum de déviation occidentale.

Au contraire, en partant du nord pour aller vers Téquateur nagnétique , les variations diurnes vont sans cesse en diminuant l'amplitude , et sur Téquateur magnétique lui-même elles sont ieofiiblement nuUes. Il paraît cependant, d'après quelques obserratîoDS du capitaine Duperrey, que la position du soleil au nord ou au midi de l'équateur terresti*e pourrait avoir quelque in- Bœnce pour faire osciller, de part et d*autre de l'équateur magnétique , les points qui sont sans variations.

Au midi de l'équateur magnétique , les variations diurnes se produisent dans un ordre inverse : l'extrémité nord de l'aiguille muche vers l'est, aux mêmes heures où , dans l'hémisphère boléal , eUe marche à l'ouest ; ce résultat curieux est constaté par do dbservations qui ont été faites, en 1794, 1795 et 1796, au brt Harlborough de Sumatra, et à Sainte-Hélène, parM. J. Mâcdonald; en 1818, 1819 et 1820, à l'île de France, à Timor, à Biwak, à Guham , à Movi et au port Jackson , par le capitaine Frejdnet; et en 1822, 1823 et 1824, dans plusieurs points qui iVQÎsinent l'équateur magnétique, par le capitaine Duperrey.

L'aiguille -d'inclinaison est soumise à des variations diurnes, Donme celle de déclinaison , mais elle a moins d'amplitude dans MI mouvements.

En généralisant ces résultats, on peut présumer qu'une aipiDe aimantée, mobile dans un plan quelconque, éprouverait des MeiDations journalières, et qu'une aiguille qui serait mobile dans tons les sens, autour de son centre de gravité, décrirait chaque jour nn cône dont la base serait une ellipse ou une autre courbe (hs ou moins allongée dans les différents lieux de la terre.

Les variations diurnes furent observées pour la première fois fir Graham, à la fin de 1722; ensuite elles furent étudiées Wffc soin, en Suède, par Hiorter et Celsius, vers 1740, et par ^argentin, en 1750; à Londres, par Canton, en 1756 ; en Da-

ut UVBB m. — HAGHËTIBHE ET ÉÛCTaiCITfi.

nemai^LpsTLoiis, de 1765 à 177S; à Home, par le père Ai> cle[q^» en 1772; en France, par Ca»&ini, de 1780 à 1790. Depnû cette ^psque , les instruments sont derenus plus par&its , les obaemticHu se continuent sur plusieurs points du globe , et les TOyageurS) dans leurs courses autour du monde, doivent les > comme un des objets les plus important de leurs re-

La figure 8 représente la boussole de variation. Tous les ol>senratears ne peuvent pas sans doute se procurer -an instrument aussi oonplet, mais tous peuvent di^ioser des aiguilles d'après les principes de sa construction, et arriver ainsi à une asses gramle exactitude dans les observations . 11 est presque inutile de Aire remaïqoCT que' toutes le» pièces de métid sont en ciiTre nmgB ttJM pur.

jn*, taUe de marbre blanc, sur laquelle reposent les cokHUMs et 'la bohe de l'instniment.

«f", rnlmma^ pour la suspension.

.ttii|^aoloniies pour le premier microscope.

Jtffm^ ocdonnes pour le second microscope.

-iljifi balte de la boussole.

«JT, Mpiillff ûmantée, passée de champ dans un petit iniiiii de'eaivren. A cet instrument est atuché un 61, ou phndt a assend>lfege de fils «Je soie sans tor»on, qui porte l'aiguille, d qut'vi^it -s'enrooler sur le petit treuil f. Ce fil est maidtenB as cenire du cercle divisé cr, en Iravcrsaiit, là, une petite ouvurture triatiguliiire. Il ost enfermé dans une t

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