‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 121 sur 232 · CHAP. II. — EOUSSOLE DE VARIATION · texte numérisé non relu

CHAP. II. — EOUSSOLE DE VARIATION

Taigiiffle, dont .on Toit la trace sur les deux plaques d'iToire. i\Iors il est iacîle d'observer les déplacements qu'elle éprouve, mt en comptant les divisions qui ont passé sous le fil , soit en Hiivant ses mouvements, au moyen des vis de rappel qui font marcher les microscopes. De petites loupes p eip\ mobiles sur les tiges i et ij servent à lire la position ou la course de chaque Diicroscope sur la traverse qui le porte et qui r^le son mouvement latéral.

On ne doit s'approcher de cet appareil qu'avec de grandes précautions, et sans avoir autour de soi aucune pièce de métal.

187. FertvrbatiMis de Tali^llle almaBiée. — Plusieurs causes naturelles agissent sur Faiguille aimantée, ou pour la déranger brusquement de sa position , ou pour troubler au moins la régularité de ses variations diurnes. Entre toutes ces causes^ lauFore boréale paraît la plus efficace et la plus infaillible : quand ce météore se lève pour les régions du nord , le ciel est resplendissant de lumière, et, pendant toute sa durée, qui est quelquefois de dix à douze heures, Taiguille aimantée éprouve une agitation continuelle et une déviation considérable. Le som* met de Tare étincelant de l'aurore boréale est en général dans le méridien magnétique , et sa couronne , c'estF-à-dire le foyer vers lequel s'élancent les gerbes de feu qui semblent partir de riiorizon ou de l'arc lui-même , se trouve toujours à peu près dans le prolongement de l'aiguille d'inclinaison. Ce n'est pas seulement dans les lieux où l'aurore boréale est visible que la boussole est agitée ; elle l'est aussi à de grandes distances , à hansj par exemple, alors même qu'on n'aperçoit dans le ciel ancone trace de lutnière. Mais , en général , l'agitation est d'autant plus grande, que le phénomène est plus voisin et se montre irec plus d'intensité. Ainsi, la boussole de l'Observatoire ^vouve souvent, dans le jour ou dans la nuit, une déviation sd>ite qui s'élève parfois à plus de 1^ sans qu'on en puisse découvrir la cause apparente; et l'on apprend ensuite qu'aux mêlées instants les boussoles de Londres et de Pétersbourg ont éprouvé des mouvements analogues, et que dans les contrées du Sord on a observé quelque brillante aurore boréale. Un obser» 'ttetir, dans son cabinet, est donc averti par la boiissDle de ce

fa se passe dans les régions polaires, comme il est averti par le

4i4 uns m. — XAGH£TISIE ET fiLBCTUCITâ.

butMlitn d« oe qui se passe dans les plua hautes régtoiu de

i de teire et les éruptioiis de volcans pani»aent agir auiii sur l'aiguille aimantée , et qufslquefaii ces phént^ mèoM la dérangeât d'une manière permanente. D. Benûmilli a vu , en 1767*- l'incUnaisoD diminuer d'un demi-d^ré par uo tremblement de terre, et le P. de La Torre .a reinan{ué des changements de plusieurs degrés dans la déclinaison pendant nue ënipiion du Vàure.

Hm r^o—mnnt, en 1839, M. Capood, directeur de l'Cftaervatoîre de Najdes, a tu la déclinaison diminuer brusquement de phis d^m denù-degré, pendant l'émption du VéHire,

Enfin^ l'im' a supposé que les ouragans, la neige et kat^age ont aaHi quelque influence sur l'aiguille aimantée : mais il hnt [noiMblanieni rapporter aux aurores boréales les diangemenb sur lesquels tm a fondé cette opinion, Cependant, quand k tonnoiTe frappe des corps aimantés , ou quand il tombe muIb- SMJRt'à qudque distance du lieu où ils sont, il change, détmit né'Wt^tna leur magnétisme ; on en a vu de trop malheureoi JHJI^es à bord des vaisseaux : plusieurs fois les bouisolea de Nnrie« ont ni knrs pôles renversés par la foudre, et les nariptenrs (vanant alws le nord pour le sud , couraient avec eoafiance se jeter dans les écueils.

Ia d^eouMite de l'électro-meifrn^tinnie nous «icpliqa«nt eet pliéuoiucaes.

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