‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 133 sur 232 · CHAP. I. — COMMUNICATION DE L'ËLECTEICITÉ · texte numérisé non relu

CHAP. I. — COMMUNICATION DE L'ËLECTEICITÉ

distance plus grande , se fait sentir jusqu'à la poitrine , et pro* duit un ébranlement dans tout le corps. Alors on est averti qu'il n*est pas prudent de recevoir des étincelles plus fortes. Pendant ce temp^là , la personne isolée qui communique à la machine ressent à peu près les mêmes secousses que la personne qui raj^nroche pour en tirer des étincelles.

Soit que le partage de Télectricité se fasse au contact ou à distance, entre des corps bons conducteurs, il se fait toujours en raison des sur&ces. Ainsi, pour qu'un corps électrisé donne toute son électricité, il faut le mettre en communication avec une très-grande surface, par exemple, avec les murs ou le (dandi^ de Tappartement, car les murs communiquent eux-mêmes ayec le sol ou la surface de la terre ^ que Ton appelle le réser'^ voir commun. En effet, une boule de cuivre, isolée à Textrémité d'un manche de verre , ne tire des conducteurs de la machine que de très-faibles étincelles ; tandis qu'elle tire les plus fortes étincelles, et décharge complètement les conducteurs, lorsqu'elle communique au sol par une chaîne conductrice (Fig. 32).

De ce qu'on n'est pas briilé par la lumière électrique , il n'en résulte pas que^ce soit une lumière sans chaleur ! en effet , nous Terrons par les expériences suivantes que, dans beaucoup de cas, rélectricité agit comme le feu, et qu'elle devient souvent un ag^ent cliimique des plus puissants.

Une bougie qui vient d'être éteinte se rallume à l'instant l(M5qu'on tire une étincelle à travers la mèche encore chaude.

L'étincelle peut enflammer l'éther et même l'alcool ; ces liquides sont dans un petit vase de métal, que Von approche d'un corps électrisé, de manière que l'étincelle parte à la surface du liquide : le corps électrisé peut être une personne isolée comnumiquant avec la machine.

Le pistolet de Volta est représenté (Fig. 8) : c'est un petit Y2ae de métal qui se ferme par un bouchon de liège ; un fil de cuivre, tenniné par deux petites boules i, i', passe du dedans au dehors sans toucher les parois , et , pour cela , on le mastique avec de la cire dans un tube de verre tlf ; l'étincelle qui entre par ce fil doit passer de la boule i' à la paroi opposée, en traversant le gaz qui remplit le pistolet. Si ce gaz est détonant, s'il est, par exemple, un mélange d'hydrogène et d'air, ou mieux encore d'hydrogène et d'oxygène , dans les proportions

4M liTHB III. — HAGNËTISME ET ËLECTRICITË.

qui fini l*€aa, l' étincelle détennine l'adioD chimique, la détonation a lieu, le bouclion est lancé au loin, et de l'eau est for-

Les êudiomètres à eau ou à mercure, dont on se sert avec tant d'aTantage pour l'analyse des gaz, sont disposés pour receroir l'étincelle électrique, à peu près comme le pistolet de Toha^ Scnrant la nature des gaz que ces appareils contiennent, ili^|M|niiC étincelle plus ou moins forte pour déterminer la com- IttmwKi : fl importe donc de faire iranchir à l'électricité un espace iatt% grand ; les petites boules doivent être distantes au menu de 6 «u 6 millimètres. L'étincelle se donne arec l'élec-

• pu»).

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