‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 132 sur 232 · CHAP. I. — FLUIDES ÉLECTRIQUES · texte numérisé non relu

CHAP. I. — FLUIDES ÉLECTRIQUES

Font prendre la résineuse. Pour définir rigoureusement chacun des fluides , il convient donc d'ajouter que' le fluide vitre est produit par le verre frotté avec la laine , et le résineux produit par la résine frottée avec la peau de chat^ la laine ou la soie.

Concevons que Von dresse une liste de tous les corps , en les rangeant par ordre de tendance électrique^ de telle sorte qui; ::)iacun soit vitré avec les suivants , et résineux avec les précélents ; alors on pourra reconnaître que des circonstances presque imperceptibles feront changer la place d'un corps dans cette liste : par exemple , une élévation de température le prédisposera à prendre Félectricité résineuse et le fera redescendre de [dusieurs rangs , tandis que le refroidissement le fera remonter , m le rendant plus vitré ; ime surface plus polie le fera pareillenent remonter, tandis qu'une surface plus rugueuse le fera redescendre. C'est ce qu'il est facile de vérifier sur un tube de rerre dépoli. La couleur, la disposition des molécules ou des Sbres , le sens de la friction , et même la pression plus ou moins forte du corps frottant, pourront produire des résultats analogues : par exemple , un ruban de soie noire prend toujours fâertricité résineuse quand on le frotte avec un ruban blanc, et des rubans de la même pièce , étant frottés en croix , celui qui est immobile prend l'électricité vitrée, et l'autre, la résineuse. 11 f a même des substances , comme le disthene , qui , sur ceraincs parties de leur surface , prennent l'électricité vitrée, et la nineuse sur d'autres , sans qu'on puisse y reconnaître la moinbe différence de température ou d'aspect. On peut varier indciniment ces expériences , avec des rubans de laine ou de soie , les bandes de papier , des pièces de fourrure et des corps conhcteurs que Ton isole très-bien en les supportant par des tuyaux le plume.

SIO. De la commniiieatioii de l^éleetricité. — L*électricité e communique au contact et à distance , mais toujours son mode le communication dépend de la conductibilité des corps et de 'étendue de leur surface.

Au contact^ les corps très-mauvais conducteurs ne prennent M ne perdent de Télectricité que dans l'étendue des surfaces touchées ; les très-bons conducteurs la prennent ou la perdent dams toute l'étendue de leur surface ; et les corps intermédiaires, pour leur conductibilité , présentent des résultats intermédiaires,

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et prennent ou perdent l'électricité autour des points de coe tact, dans une étendue d'autant plus grande qu'ils sont mei leurs conducteurs.

L'électricité qui se communique à distance, se répand aus sur les corps à raison de leur conductibilité, mais à son passa^ elle présente le phénomène curieux de X'ctinceUe cîectrique, n'est pas nécessaire qu'un tube soit très-fortement électrisé pm qu'on T<ùe, à U distance de plus d'un centimètre, briller ui vive étincelle, quand on en approche une lige de métal c mâine la jointure du doigt; en même temps on entend un bru sec , qui semble jaillir avec l'étincelle : nous Terrons plus tard i cause du bruit et celle de la lumière. Quand le corps électrii est métallique, et qu'il offre une grande surface, comme II conducteurs de la machine , l'étincelle part à %Q, 30, 40, o même 50 centimètres de distance; sa lumière prend un écli éblouissant, et le bruit qui Vaccompague frappe l'air comme u <:oup de fouet.

C'est Otto deGurricke, l'inventeur de la machine pneumatique , qui TÎt le premier l'étincelle électrique ; et plus tard , IXi- &j, dont nous venons de parler, excita une grande admiratiai en démontrant que du corps d'un homme on peut (aire JwDb des étincelles et des lames de feu , comme des conducieun de la machine.

Four en faire l'expérience, il faut monter sur un gâteau if résine bien sec, ou sur un isoloir ayant des pieds de voie, 4 ' avec la macliine , soit en la touchant avec I

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