CHAP. U. — MACHINES ÉLECTRIQUES
lacLine est un timbre t communiquant au sol , et un pendule olé(PL. 16 9 FiG. 16); le conducteur ëlectrisé vitreusemeut Are d'abord le pendule , le charge d'électricité vitrée , et cnlite le repousse. Le timbre, au contraire , étant , par rinQucnoe II conducteur , élcctrisé résineusement dans sa partie antéeure, attire le pendule quand le conducteur le repousse, le édiarge de son électricité vitrée, pour lui en donner de la bineuse, et le repousse vers le conducteur, qui F attire à son Nir. De là les oscillations rapides du pendule, qui se continuent isiî longtemps que Ton tourne la machine pour électriser le Miducteur.
Au lieu du timbre ,. on peut prendre une boule de métal, et 1 lieu du pendule , une araignée faite avec du liège un peu rùlé à sa surface, et suspendue à un fil de soie. A cause de imparfaite conductibilité du liège, les pattes de Taraignée semblent s'attacher pendant quelques instants aux corps électrisés u elles touchent (FiG. 17).
Une feuille d*or battu , placée sur un petit plateau de métal ommuniquant au sol , et à quelques centimètres au-dessous du oodnctem-dela machine, est alternativement attirée et repoussée, t exécute ainsi une série d'oscillations analogues à celles du endule. C'est de cette manière que Ton fait la danse des panas, en disposant de petits bonsliommes de Uége diversement rués entre deux plateaux de métal distants d*environ deux déimètres, dont Tun communique au sol , Tautre au conducteur e la machine.
Ces expériences , qui ne semblent que des jeux d'enfants, ont iggérë à Yolta une ingénieuse idée pour expliquer le phénolène de la grêle. Nous reviendrons sur ce sujet dans la Météo^ ylogie; mais nous pouvons dès à présent indiquer rexpériençe v laquelle Yolta imite les divers mouvements que les gréions ont supposés exécuter entre les nuages avant de tomber en utêt sur la terre : c (Fig. 18) est une giande cloche de verre, kmt le fond est de métal, et communique au sol; le plateau upërieur p communique à la machine, et dès que T électricité e bit sentir, les balles de sureau qui étaient tranquilles sur le hoAy s'élèvent, le touclient, retombent, et s'élèvent de nouveau; pendant qu'elles exécutent ces mouvements alternatifs , elles se beorlent de mille manières, et donnent une idée de cette espèce
4n UTBI m. — KAGNÉTISHE ET ËLECTItlClTâ.
de dîqiietîs ou de bruissement que l'on entend dans les nuages
qadquci instants avant la chute de la gréW.
S18. MjtcUae taydro-élcelrique. — La machine hydro-éUctfique d'Annstrong, dans laquelle réIecLricité e«t produite aussi par le frottement , mais par le frottement d'un jet de vapeur i hante pression, est représentée (Pl. 17, Fie. 30, 31, 32).
Cette' machine nouvelle »e compose : 1" d'une chaudière à Tapeur a, isolée (FiG. 32); d'une boîte réfrigérante £ ; detroii becs d'éf^ppement c, et d'un conducteur d.
La dwudiire a environ 8 décimètres de longueur et 4 de diamètre-: cJle est à foyer intérieur; f porte du foyer, g diemiqfe; dn'a coutume de la cliaufTer au charbon de bt^; elle est iiol^ BOT les quatre colonnes de verre v , qui sont ellesmêmes port^ sur un cadre à roulettes u ; s soupape de sûreté; r rolnnet, pour donner issue à là vapeur et mettre l'af^iareil en ejqp^rienoe; lorqu'on l'ouvre, la vnpeur passe d'abord dans le gros tube f, et de là se distribue duns trois petits tubes qui tn- Teisent «n ligne droite la boîte réfiigérante , et ûme au bec d'échappement qui termine chacun de ces tubes.
La bohe réfrigérante b contient de l'eau à la température «• dimire; mais son niveau n'est pas tout à fait assez élevé poir qu'il tondw aux tubes à vapeur ; seulement des mèches de colm, posées suroe* tubes et plongeant par leurs deux extrémités dsM rcan de !a boîte, se mouillent par capillarité, et refroidincTit ainù à un cei-tain degré et les luties et la vapeur à laquelle ils donnent passage. Les vapeurs qui se produisent dans la boîte st
CEAP. n. — MACHINE HTDRO -ÉLECTRIQUE. 473
da tronc de cône de bois de perdrix ; l'anneau à vis /< ne sert qu'à tenir solidement le bec d'échappement.
En trayersant la boîte A, le refroidissement a produit ([uelques fines gouttelettes d'eau qui sont emportées par la vapeur, et il paraît bien constant, par les expériences de M. Faraday, que c'est le frottement de ces gouttes contre le bois de perdrix qui développe l'électricité. Ainsi les gouttes d'eau composent le corps frottant, les parois du bec le corps frotté, et la vapeiu* n'est que Fagent ou le moteur qid détermine une friction rapide.
Le conducteur rf a la forme qui est représentée sur la figure ; 3 prend l'électricité à la vapeur; il est lui-même isolé, et c'est sur la boule k que l'on va tirer l'étincelle.
On voit encore un autre tube d'échappement xy^ qui est destiné à introduire diverses substances pulvérulentes sur le chemin de la vapeur , afin d'étudier leur influence sur la nature et sur la quantité d'électricité produite.
Avec les dimensions précédentes qui sont celles d'une machine de RuhmkorfT, très-commode dans les amphithéâtres, on obtient phis d'électricité qu'avec trois machines ordinaires, ayant des plateaux d'un mètre, mus à la vitesse d'un tour par seconde. Nous avons fait établir à la Faculté des sciences une machine beaucoup plus puissante portant 8Q becs, dont les énormes étinadles se succèdent si rapidement qu'elles forment un jet continu 5t â>louissant de plusieurs centimètres de largeur et de plusieurs lédmètres de longueur. Ces magnifiques effets ne semblent pas xpendant proportionnels à ceux que l'on obtient déjà de la madiine de RuhmkorfT.
UTO m. — MiGlrtTlSKK ET ÏLECTUClTt.