GHAP. IT. — BATTERIES ÉLECTRIQUES
limètrcs de longueur : deux fils de fer, traversant les bouts opposés de la caitouchc, Tiennent aboutir vers son milieu à une petite distance Tun de Tautre ; c est en franchissant leur înterralle que rétincelle enflamme la poudre.
En passant dans Teau une forte décharge la projette au loin; secte expérience se fait avec l'appareil qui est représenté dans la figure 25.
Dans les gaz, Tétincelle produit une expansion si grande et si nbhe quWle peut lancer une petite balle au moyen du mortier ilectrique qui est représenté (Fig. 24). Kinnersley, qui obserxa ke premier ce phénomène remarquable, inventa aussi un appareil pour en mesurer l'intensité : <r\»st un tube de verre, fermé et umé par ses deux bouts ( Fre. 28 ) ; rétincelle part entre les deux boules é, A', et un liquide qui s'élève eu même temps dans le tube latéral ttf donne la mesure de Texpansion. Cet appareil se nomme le thermomètre de Kinnersley.
Les mauvais conducteurs sont percés ou brisés par la décharge d'ime forte batterie : une pierre plate, de plusieurs millimcVtres d^épôsseur, est percée comme le verre mince; un cylindre de bois, de 10 ou 12 centimètres de diamètre, peut être fendu en éclats par une décharge qui passe dans le sens des fibres.
A la surface de quelques substances Tétincelle laisse une traîtiée lumineuse qui brille ]>endant plusieurs secondes, et quelquefois pendant plus d'une minute : cette espèce de phosphorescence est rouge ou violacée sur la craie ; elle est verdàtre sur le sucre, sur aertains S{)atlis cristalUsés et sur le givs de Fontainebleau.
D ne faut pas des batteries trt»s-fortes pour tuer des oiseaux, les lapins, et même des animaux de plus grande taille ; ils tombent subitement, et l'observation anatomique n*a pu découvrir juHpi'à ce jour quels organes sont blessés : cependant, par les oonfulsions qu'ils éprouvent quand le choc est trop faible poiu* les foudroyer, on peut juger que le système nerveux est violem-. ment attaqué.
22o. M. Knochenhauer a fait des recherches très-étendues nr les lois d'apri^s lesquelles la décharge des batteries se distnbne dans plusieurs conducteurs qui peuvent simultanément lui jffiîr passage, sur les quantités de chaleur qui sont développées lans ces conducteurs divers, et sur les effets d'induction qui se umifestent. Les résultats auxquels il est parvenu sont trop com->
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plexes, et sur quelques points peut-être trop contestables, pour que je puisse les résumer ici ; mais il m'a semblé utile d'indiquer quelques-uns des appareils dont' il a fait usage.
Pour apprécier les quantités- d'électridcé qui constituent la cliÂrge d'une batterie, M. Knochenhauer en isole rarmature extérieure, et ne la fait communiquer au sol que par l'intermédiaire d'une bouteille de Leyde graduée (Fig. 18); il admet que la charge de la batterie est proportionnelle au nombre des decharges spontanées qui se sont produites dans la bouteille de Leyde; oe qui suppose qu'entre deux décharges successives, il n'y ait aucune communication électrique entre le bouton de l*armature extérieure et celui de l'armature intérieinre, et il est à craindre qu'il n'en soit pas ainsi, même dans Tair sec et sous la pression ordinaire.
Il emploie ensuite deux autres appareils, le déchargeur (Fig. 33), et le tonomètre (Fig. 34). Le premier se compose de deux colonnes isolantes, surmontées de deux boules de ctiiTit', portant Tune une tige a, l'autre une vis 6, terminées l'une et l'autre par des sphères égales c et d^ qui peuvent être mises à des distances variables par le mouvement de la vis : l'une est mise en communication avec T armature extérieure, et l'autre avec Tarmature intérieure delà batterie. Le second, le tonomètre, se compose pareillement de deux colonnes isolantes terminées par les supports de deux sphères égales x et y. La colonne qui poitc la sphère x est portée sur un patin métalUque qui se meut avec précision dans deux coulisses, au moyen de la vis v\ o\x peut ainsi apprécier très-exactement la distance à laquelle >e trouvent les deux sphères x et y.
Maintenant, pour étudier le passage du courant électrique, les expériences se disposent comme lindiqucnt les figures 36, 37, 3S. Sur ces figures, c et d représentent les sphères du décliargeur; , X et 7, celles du tonomètre ; ci est le conducteur interposé eutrec ' et l'armature intérieure i de la batterie; ne est le conducteur interposé entre y et l'armature extérieure e.
Dans la figure 36 , on voit que le courant peut prendre un double chemin ; il peut passer par le chemin continu dmtne^ ou par le chemin interrompu dmxyn ; alors on cherche, pour chaque distance des sphères c et rf, quelle doit être la distance jt, po"^ que réûncelle se manifeste «n même temps dans le décbargeur