IBI
Safin , Ton peut aisément transformer cet appareil en balance Dnîon.
«■r de BewBct. — C*est à Bennet que Ton doit les preâectroscopes à feuilles d'or. Cet observateur liabile et inessaya de les rendre plus sensibles encore, par un Ece au moyen duquel il «espérait doubler indéfiniment les k &ibles charges électriques; mais Cavallo s'aperçut bientôt
des causes accidentelles concouraient infailliblement à proie les effets obsenrés , et que le doubleur ne pouvait iiispirei* me confiance. Uopinion de Cavallo a été pleinement justifiée ; i je donne ici le doid^leur de Bennet, c*est poiu: montrer lîbîeu il faut être circoaspect dans Tusage des condensateurs.
appareil (Pl. 17, Fig. 8, 9, 10, 11) est un condensateur à is pbleaux : le plateau inférieur /*qui reste immobile et tou- ■8 en communication avec les lames d'or, puis un plateau pen m à manche isolant horizontal, enfin le plateau supérieur vuncfae isolant vertical. On s'en sert d'abord (Fig. 9), avec pl^iytiMix m et /*, m commimiquant avec le sol , et /* avec la Rce électrique; puis Von enlève m avec V électricité dissimulée l possède, et on le met en contact avec/> (Fig. 10), que
fidt communiquer au sol; p se charge ainsi de la même Incité que /*; alors, rapportant m sur /*, on fait communifp avec f dont la charge est par là augmentée et comme blée ; par consécjuent m se cliarge davantage , et on peut rér ainsi l'opération jusqu'à ce que la chaîne soit suffisante. ft4. Be te 1b««toillc ée L«yde, et des batteries éleetri- B. .^ Un vase de verre, revèlu à l'extérieur d'une feuille r ou d'étain montant jus({u'à quelques centimètres des bords , pneillement revêtu à T intérieur, ou seulement rempli de kfuts substances conductrices, d'eau, de grenailles de plomb, feuilles d'or ou de clinquant, forme ce qu'on appelle une Mlle de Leyde (Fig. 12), ou wne jarre électrique (Fig; 13); ige tb s'«ppelle le botiton^ le crochet ou Yîntvrieur de lu boue, parée qu'elle sert en efïet à mettre la face intérieure en mmication avec le sol ou avec les sources électriques; tout lace compris entre le goulot g' g et Y armature extérieure aa remi avec beaucoup de soin.
4St LITRE m. — lUCNÉTISME ET fiUCntCTFS.
tant diu^er la bouteille , on la tient à la main par la pnii eu par l'aimature extérieure, et l'on met le bouton en coouini* nicatïon avec les conducteurs de la madiine , soit au contM, smt plolÂt à une petite distance , aGa de voir jaillir une foàt d'étincdles (pii se succèdent rapidement d'abord , puis qui le ralentuHnt de plus en plus , et qui indiquent ainû le degre de la diarge. L'âectrîté vitrée des conducteurs passe dans la bouteille, se ripand sur toute la surface intérieure, et de U, apn sant par influence à travers l'épaisseur du verre, elle déctHo^Niie les âeetrieâtà naturelles de l'armature extérieure , attire U imneuse, qui s'accumule et se condense siv la paroi du Teire, et repoiHM la vitrée , qui s'écoule dans le sol par la main et pu le Gorpt qui lui oC&ent un passage. On pourrait chairs la bouteille en sens inverse , en tenant le crochet à la main et en présentant U panse aux conducteurs; mais, dans tous les cas, h comnwmîcmîon de l'une des faces avec W sol n'est pns mffln*«sentiellc que la comuiuiùoiliuii de l'autre avec la macliine. Quelquefois la bouteille se décharge spontanénient a^ec beaucoup d'édat : tantôt l'étiucelle part entre le bouton et Varmature extérieure, alors on peut recommencer la charge; laMCt • elle part à travers l'épaisseur du verre, alors la bouteille «si percée et hors service.
Quand la bouteille est chargée, on la pose avec précauûon sur un isoloir, et on peut la déchaîner subitement avec l' excitateur, ou lentement, eu tirant alternativement de la pause é (\m bouton une foule de petites étincelles.
C3UP. lY. — BOUTEILLE DE LEYDE. 493
lectridités étaient restées attachées à la surface du verre : on Mimdt encore s'en assurer en étendant une main dans l*intésur du verre 9 et l'autre à Textérieur, lorsqu'on vient de le pouiller de ses armatures, car on ne manquerait pas de recejr une forte commotion.
Lonqu'on présente à la bouteille plusieurs conducteurs pour dédiarger , l'électricité choisit toujours le meilleur. Ainsi, en mant avec une main une chaîne ou fil de métal sur la panse, I peut impunément, avec l'autre main, apporter au bouton mire extrémité de la chaîne ou du fil, la décharge passe par métal et jamais par le corps ; cependant il est toujours bon t s'assurer d'avance qu'il n'y a pas de solution de continuité ins le métal , ou qu'il n'est pas trop mince pour laisser passer ot le fluide , car un fil excessivement fin ne suffirait pas pour étoonier le coup.
On mesure la charge d'une bouteille par la distance à laquelle illit l'étincelle entre le bouton intérieur et un autre bouton ■unoniquant avec l'extérieur (Fig. 18). La tige iq est divisée : iiVa:vaiice doucement au moyen de la vis ^, et l'on observe la à laquelle l'étincelle est partie. Pour que les expériences comparatives, il faudrait que, la boule b restant la même, les boutons des diverses bouteilles eussent les mêmes diensîons.
Nous rapporterons maintenant diverses expériences dont on mm facilement se rendre compte au moyen de ce qui pré-
de.
Dgms le carillon de la figure 19, l'un des timbres communile à rextérieur de la bouteille, et l'autre à l'intérieur. La petite iHe de métal est suspendue par un fil isolant. Les oscillations Bt d'autant plus rapides, que la distance des timbres est plus ; par un temps sec , et pour de médiocres charges , on en toajoturs compter plusieurs centaines.
I/araignée de Franklin , dont nous avons déjà parlé , peut ■qplacer la petite balle de métal de l'expérience précédente. Les figures de Leichtemberg semblent indiquer une différence ■uni if lie entre les deux électricités résineuse et vitrée : on peut I obtenir avec un conducteur ordinaire communiquant à la •dune , mais on les obtient plus belles et plus régulières au ojen de la bouteille de Leyde. Pour cela, on prend une bou-
4H LITRE m. — lUCNËTISn ET ËIDCTIKnÉ.
uiHe cfaugée, et l'on trace des figures sur an gftle«H de nsne tpct ttc i d'abord avec le bouton, qui contient, par exemple, l'dbolridltf Titrée; et ensuite avec la panse, (pn contient Tele»tiicW B^ûense. Après cela , arec un «onfflet qui oonbem os mâange de sou&e et de minium trés-bieB pidrérisé, on nuflt am II cÉMn de lésine, et l'on distingoe alon les traces âeonqaes qaa la bOMleîlle a laissées sur la résine. Les traces vïttwi déneigeât juMes et les résineuses deviennent rongea, |Hm gae, dan la ^ombe mélangée , le soufre est électrôé i QMHtf «tIeHiMwnTitreusement. Ces traces sont b ' les janm Mat cowne hérissées en filets divergents , wndii que les iwigea oftent «les contours arrondis.
Le^CTtw eai-fc (Fie. S7) offre un phcnomène curian : Aaqae poMle ^tut BÎae en communication avec l'une des becs de la bouteille , l'étincelle part , et la carte est percée d'nn tttra phi giiBd ^'aa mm d^épingle; des deux côtés, on observe aulMir da troB an petit bourrelet et des filaments tirés en defta», coinme û le fluide était parti du milieu de la carte pav mtv par ses Jkaat Caces. M. (Xrsted explique ce fait et beancxNf (l'aiilrp-t annlr>^iics, l'II sii])pi)siml que I flci-inciti' u'cprodio pai uti mouvement de translation dans U« corps, maïs seulement «I mouvement de vil>ration par lequel s'cpî-rcnt, autour <)c diaqM molmile , des décompositions et recompositions suc<jniù*& Ainsi lo fluide vitré qui se présente an point n décompose W* floides naturels des molécules qu'il rencontre, attire le r' avec lequel il se recombine par inie étinoollc , repousse le v
CIAF. iV. — BOUTEILLE DE LETBE. 495
eu plus de la poîate vkrëe. Ce fait, cousuté par M. Trémerj, retfe sans explication*
Pour peroer le Terre par la décharge électrique, on diange ua pe« la di^Kiâtioa de Tappareii prëcédcDt, parce qu'il est aloB nécenaire de nettre à lextrémité de l'une des pointes une goatte d'un liquide conducteur, une goutte d'huile, par exeoqde, qui touche immédiatement le verre dans une étendue un peu oonadérable.
hbperoe parre est leprésenté dans la figure 26.
On caflaninie les liqueurs spiritaeuses avec la bouteille de Lejrde plus sûrement qu'avec rétiiioelle directe du conducteur de la Machine. On peut même enflammer du coton roulé dans le Ijoopode et dans la résine pulvérisée.
C'est au moyen de la bouteille de Leyde que Ton a essayé
d'appréder la vitesse avec laquelle le (iuide électrique se transmet
dans les corps. Des fUs de métal isolés, dont l'ensemble forme
une lîeae , transmettent instantanément la dédiarge électrique.
Ces expérienoes furent £ûtes en France et eu Angleterre, de 1 745
à t7S0. A cette époque, on essaya pareillement la transmission
de râectricâté par l'eau et par le sol sec ou humide. Eln partant
d ■■ point donné, un fil de métal de plusieurs centaines de toises
de loBgaeiir, isolé sur des morceaux de bois très-sec, s'en allait
s'cnJoDcer dans le sol par son autre extrémité, après avoir tra-
vcné des riwares et des teirains de différentes natures; au point
de départ, il était mis en communication avec Tune des faces
de k bouteille, tandis que le sol était mis en communication
aiec TaiMtre êm» ; les fluides ne pouvaient se joindre qu'aprà
amir traversé toute la longueur du fil métallique et toute Téten-
dae da sol et de l'eau, depuis la seconde extrémité du fil jus*
q^'on lieu de l'observation; et, malgré tant d'espace et tant
d'ofattades, la décharge de la bouteille était instanUnée, oomne
si cHe eût été faite par l'excitateur ordinaire. Bans un point
quelcofoque de cette longue chaîne , on pouvait enflammer des
Bqutuis spîritueuses , et c'était alors un spectade fort étonnant
de voir Talcool s'enflammer par du feu qui venait de traverser
La commotion de la bouteille de Leyde est assez forte po«r ètn dangereuse ; elle passe par les bras et la poitrine, lorsqu'une tenant la panse de la bouteille, Vautre en vient toucher le
4M Lirte m. — hagnStishe et éuctbicité.
booton. AIoA» les faibles cliaiges se font sentir dansTaTant-biu ■eulement, les chairs un peu plus fortes se font sentir au coude, et \e» diu^es plus fortes encore donnent une vive douleur à b poitritie. Pour làire passer la commotion entre deux points donna du corps, il sufBt d'établir des armatures sur ces deux poiab, c'eit-à-diie, des plaques de métal que l'on fait communiquer anx deux faces de la bouteille.
Lonqne plusieurs personnes forment la chaîne en se tenant par la main, si la première touche la panse de la bouteille et 11 deniière le bouton, tout le cercle reçoit instantaDénient la commotioii. Les personnes qui sont au miLeu éprouvent un choc un peu moÎDa vif que celles qui touchent la bouteille. On était autrefois fort curieux de savoir jusqu'où pouvait s'âendie cette
frt du choc électrique, et, après l'avoir tenté sur des cer-
de* nombreux, on l'essaya sur un régiment rangé en bataille, qû fut, dit-on, renversé d'un seul coup.
Les batttriai électriques (Pi.. 17, Fie. 20) sont des remuons de phisieun bouteilles de Leyde, ou de plusieurs jaires, dont tout les intériflun coomiuniqucnt au moyen des tiges de métal t, t, t, et dont W extérieurs communii^ent pareillement., parce ({« le fond de la caisse de bois A, i', sur lequel ils rcpo&ent, est iiof lame de plonib. Lorsqu'on veut charger ensemble pi usîe un batteries, on fait communiquer' tous les intérieurs entre euj. et tous les extérieurs au sol ; et, pour juger le degré de chai'ge, on emploie le petit électromètre ;i pendule (Fig. 10), qui s'ajuste «ir les conductcui-s de la machine. ,4u comme ncomeni, et peuilsot
CHAP. lY. •— BATTERIES ÉLECTRIQUES. 497
liosi l'angle décrit par raiginlle b sur le cadran c est quatre fois plus grand cpie Tangle d'écart.
Une batterie peut se décharger comme la bouteille de Leyde, oit lentement, soit rapidement; mais il faut redoubler de préaiition pour n'en pas recevoir le choc. L'épaisseur du verre dos mes et la tension de la machine restant les mêmes, la force Tune batterie peut être évaluée par Tétendue de la surface qui si* large ; cent mètres carrés condensent cent fois plus d*élcctriciU'. |a un seul mètre carré, et il faut un homme fort robuste pour xmtenir, sans danger, le choc de quelques décimètres carrés diu^és par une machine ordinaire.
Nous allons indiquer quelques-uns des phénomènes les plus remarquables que Ton peut produire au moyen de ces grandes locumulations d'électricité.
Tons les corps qui reçoivent le choc sont placés entre les deux branches ^ et A de Y excitateur universel^ qui est représenté dans la ^ure 21 . L'une de ces branches communique avec l'extérieur lie la batterie au moyen de la chaîne c; l'autre communique avec une chaîne c', qui se termine à la boule isolée s. Lorsqu'on veut &ire passer l'étincelle, on prend la boule s par l'extrémité de Km manche isolant, on l'approche subitement de l'intérieur do la batterie; l'étincelle part, et les fluides se recomposent dans tout le circuit ^, c\ g\ /i, c.
Un fil de fer de plusieurs centimètres de longueur étant mis sntre les branches de l'excitateur, une faible décharge l'échaufTe, aie forte le fait rougir, une plus forte le fait jaillir en petits l^obules fondus qui sont lancés au loin, et une plus forte encore ie fidt disparaître en vapeur. Avec une puissante machine, Van- Harum en a fondu 15 à 20 mèti*es de longueur. On peut même là fondre dans l'eau, au moyen de l'appareil représenté dans la Egare 29 ; mais la longueur fondue est toujours moindre, car dans l'instant si court de la iiécharge, l'eau prend au fil de fer mie partie notable de sa chaleur.
Une bande étroite de feuille d'étain, de 8 ou 10 centimètres dk longueur, est volatihsée par une batterie ordinaire ; la vapeur B*oxjde, et forme de longs filaments flottants dans l'air, semblables.à des toiles d'araignée.
Les autres métaux peuvent aussi s'échauffer, rougir, se fondre, fcVixyder; mais-, en les prenant de même longueur et de même I. 32
4SB uni m. — HAGNËTISME ET tLECTMCITÉ.
dîimtoe» .des diarges égales ne pi'oduisent pas sur tous In mêmes efSets : «^ut qui sont plus mauvais conducteurs, comme le ^àtÎM et le fîer, éprouvent, à égalité de dimensions, de plus gruids eflcts de clialeur que l'or et le cuivre qui sont les meilleon ieonducteurs.
Les fils de soie dorés présentent un phénomène singulier qui montre vra: quelle rapidité les molé<.-uli:4 de matière conducbitt ssM suie* par le choc ^ertrique : l'or qui les couvre est volit^foé SMns que la. dialeur soit seulement capable de rompe h sme'. Po«ff tendre cette expérience plus scnûble, on appuie sur le (U une feuille de papier hlonc, sur laquelle on voit, après le clioc, «ne large trace de couleur hmne. Par le même moyen, on peut enlever Ift donre sur un livre ou sur une antre surÂoe nonronductrice, pourvu qu'elle n'ait pas trop d'étendue.
On se HSt de cette propriété pour faire des entpremtet ilfetH/^tuBj i&}M> (Fi6. 22 ) est une dècoapure en papier, k biqnrili sont «dlées deux bandes de feuilles d'étain f^ f : d'un côte, oa la coonq dSmie feuille d'or, qui touche l'étain par tkox de ta bords; de l'autre, on la couvre d'un ruban de satin ; et, pou» anrkrle contact, on met tout ce système sous \&presaepp' (Fis. S3}- Les deox bandes d'étain étant mises en oommunication n«e là deux faces do la hatterie, l'étincelle part, l'or se volatilise, 01, I par tous tes j'iura de la ik'tfmpurc, il passe sur le ruban oùil 1 fait une empreinte de couleur brune trcs-régulière.
Les fortes f*)iargcs font une impression remarquable sur la masses métallique!-. Pnestloy a observé qu'elles en liquéfient 11