‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 145 sur 232 · CHAPITRE y · texte numérisé non relu

CHAPITRE y

De la Lumière viectriqoe et du MouTement de* corps éiedrûci.

JtS6. C«Bi4iltoBS s^Bémles pmmr q«e l*éleetrielté êmmme de la isMière» — Les plus grandes charges électriques accumulées sur les corps, soit directement, soil par dissimulation, ne donnent jamais aucune apparence lumineuse quand réqoilibne est établi et que le fluide est en repos. Ainsi, la première condition de la lumière électrique est le mouyement des fluides cmWiu]^ ture de leur équilibre. Celte condition, toujours nécessaire, n est pas toujours suffisante; il faut encore que la tcnoision des fluides qui détermine leur mouvement soit une force assez oonsîdénUe. Par exemple , rélectricité d'une machine ordinaire ne donne point de lumici^ sensible quand elle s'écoule dans le sol par w fil de métal; tandis qu'une machine puissante peut envîioiiiMr d'une auréole brillante un fil de fer de 15 ou 20 mètres de hogj coDununîquant au sol aussi parfaitement qu'il soit possible (Van- Manmi , Description de la grande machine du musée de Terler). La tension nécessaire à la produirtion de la lumière est tout à fait dépendante de l'état, de la forme et de la conductibilité du milieu dans lequel les iluides électriques doivent se mouvoir: quelquefois, <le faibles tensions donnant une lumière éclatante; d'autres fois , les plus fortes tensions qu'on puisse accumuler ne donnent pas la moindre apparence lumineuse.

227. Lumière «électrique dans Talr et dans les i^as s««f !• pression de l'atmosphc^^re. — La distance à laquelle on peut tirer rétincelle d'un corps éleetrisé dépend surtout de la conductibilité de sa substance, <]e Tétendue de sa surface et «te répaisseur de la couche électrique dont il est chargé; car la seuk condition pour que rétincelle parle, est que la tension de l'électricité puisse vaincre la pression de l'air. Dans les corps à formes anguleuses, cette condition se trouve remplie, même po* des charges assez faibles , et le fluide se dissipe spontanément, en formant des aigrettes de lumière qui brillent dans les ténè-

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btesj et dont les traits diyergents présentent quelquefois plusieurs

centimètres de longueur. Dans les corps à formes arrondies , il kut de très-puissantes charges pour que Tétincelle parte d'ellemême ; mais si on leur présente un conducteur communiquant aa sol, il s^exerce à Tinstant une action par influence ; les fluides se déplacent en vertu de la conductibilité , s'accumulent en raison de rétendue des surfaces , et T étincelle jaillit dès que la pRSsioQ de Tair est vaincue sur Tun ou T autre des corps qui sont ■B en présence. Une madiine est très-forte quand elle peut, nu» le secours des conducteurs secondaires , donner des étinodles à I de mètre. A cette distance, la lumière électrique forme im ûllon de feu dont les sinuosités sont tout à fait analogues m Bgzags de l'édair.

Pour multiplier les étincelles que donne une machine , il suffit demokiplier les solutions de continuité du conducteiur par lequel le fluide s'écoule dans le sol. C*est sur ce principe que reposent tous les jeux de la lumière électrique.

Avec des grains de métal enKlés dans de la soie et maintenus (V des nœuds à quelques millimètres de distance, on peut composer dei chaînes, des guirlandes ou des dessins, qui paraissent K^plendissants de feu pendant tout le tempf que Ton tourne k machine avec laquelle ils communiquent : entre le dernier ;nin et l'avant-demier la lumière paraît au même instant qu'entre e premier et le second, tant est rapide la communication de 'âectricîté dans toute la longrueur de la chaîne.

Les tubes étincelants (Pt. 16, Fig. 26) se composent avec de «dts losanges de feuilles d'étain que Ton colle sur le verre en pprochant leurs pointes à de très-petites distances Tune de taire; l'étincelle jaillit au même instant entre tous ces losanges, tletnbe ou le matras paraît illuminé dans toute sa longueur.

ht$carreaujc étincelants offrent à l'œil des dessins plus fins et iv Taries : on lés forme en collant sur un carreau de verre or- ■ttire de petites }>andes de feuilles d'étain (Pi. 16, Fig. 24), â forment un ruban continu, depuis a jusqu'à Zy ensuite, on ilcve avec une pointe toutes les parties de ces bandes qui se iNrrent sur les contours du dessin que l'on veut rendre visible, îacœie de ces solutions de continuité est marquée par une étin- De lorsqu'on fait passer le fluide de la madiine de z en a, ou a en ;s. On peut de cette manière représenter avec assez de

Qi Lim m. — MAGNÉTISHE ET fiLECTUCti».

/érité des .fignm de tonte espèce : c'était le grand amuaeineiit (Icrélectridou àa âèiAe derniei'.

Le carreau magique est autrêment 'dÎ8]»o*é : runé de ses fa.ca est recoinerte d'une feuille d'étain et l'autre d'une e^èce de vernis contenanl beaucoup d'aMiUurine; l'électricité s'accumule par dissimulation ; et, quand l'étiDcelle part, ou voit sur la &ce aventuriaée da tnik de feu qui serpentent dans toun les mqs.

C'est aufiî daiM l'obacuiité qu'il faut étudier les phéaomène* lies pointe^-: alon, quand on les met en communication avec les condlMteun d'une forte machine, on aper^it de bnllantet aigrettes, comme celle qui est Représentée (Pl. 16, Fie. 37); k l'extr^âité de la ptnnte, on ne distingue qu'un seul mit de feu, qui' se dirâe à une petite distance et se ramifie en une foule de petits filets étÎDQelants.

L'électricité réûneuse ne donne jamais des aigrettes ausfà divergentes et uuh allongées que l'électricité vitrée ; ce phénomène singulier est bien digne d'attenbon, puisqu'il semble offiîr un caractère distinctîf eatte les deux fiuides électriques.

Les pointes qui sont en communication avec le sol donnent aussi des aigrettes, .même quand elles se trouvent k phineon mètres d^ conduAeurs de la maclûne.

En tirant dca étinc«lles un peu fortes sur un morceau de dnp ou de soie couvert de poussière métallique ou frotté aveo ia fnhillw ""wi*» d'or ou d'argent , on observe des efleta ansl»^ guea à ceux du carreau magique. La lumière paraît en mille m4 ilrnito k b foU, i-t se ramifie dans tous les sens sur Tctenduedii

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