CHAP. I. — PILES SÈCHES
ant qu'il peut l'être natiirellemenl par un temps pluvieux ; d'un é on colle avec la gélatine, la gomme ou l'amidon, une feuille rinc lamine et ensuite battu ; sur le revers on met du peroxyde manganèse trt»s-bien porphyrisë, en l'étalant à plusieurs re- (es avec un bouchon, ou seulement avec un morceau de par. Alors, on superpose dans le même ordre plusieurs feuilles Mables, et, avec un emporte-picce de 2 ou 3 centimètres de BdèCre, on enlève à chaque fois autant de disques qu'il y a de iBes. Ces disques sont, à leur tour, superposés dans le même Ire, et l'on fait ainsi des piles de 500, de 1000 ou de 2000 cou- §• Pbar mieux assurer le contact, on met les disques en presse, avoir disposé à chaque bout des pièces de métal assez , portant cinq ou six appendices saillants, qui se lient à l'autre avec du cordonnet de soie; ensuite, pour ga-
ir la pile du contact de l'air, on la plonge dans du soufre mIo ou dans de la gomme laque.
Quelquefois on imbibe le papier avec une légère dissoluft saline, ou bien avec du lait, du miel, du beurre, de l'huile nHette, de l'essence de térébenthine , etc. ; mais , si les piles i aont faîtes par ces moyens ont l'avantage de paraître un ■ wèmB fortes dans les premiers instants, elles ont aussi llnde se détériorer promptement, en comparaison des , car il est rare qu'après quelques années elles conencore toute leur énergie primitive.
Au lieu d'employer le zinc avec l'oxyde de manganèse, on Bt 6ans désavantage employer Tétain.
Ces piles s'appellent aussi pile de Zamboni, parce que ce ijsicien s'est beaucoup appliqué à en perfectionner la conmcdon. Les piles de Zamboni ont les propriétés suivantes : les ne donnent aucune commotion et ne produisent aucune écomposition chimique; cependant, si dans une pile de 1000 tt 2000 éléments, l'on touche un des pôles avec le condenileur à taffetas, on obtient une charge qui donne quelquefois ne étincelle. Mais il faut du temps pour que la pile répare ses ertes , soit à cause de la lenteur des actions chimiques qui exercent, soit à cause de la mauvaise conductibilité du papier.
Lorsqu'on fait communiquer deux conducteurs isolés, par lemple deux boules de métal, avec les deux pôles d'une pile B d'un système de piles de Zamboni, on a sur ces boules les
53i LIVRE III. — MAGNÉTISME ET ËLECTRICFTÉ.
deux électricités coniiaircs, que Von peut employer à procluirt* des mouvements alternatifs ou des mouvements continus ; mab il fiiut avoir 'soin de proportionner la dépense d'électricité que ces mouvements exigent, à la faiblesse de la source qui répare ces pertes.
ttoetr— espe de Botanenber^r. — M. Bohnenberger a fait des piles sèches une autre application qui semble d* abord assez iugénieuse r après avoir supprimé Tune des feuilles d*or du condensateur à lames d'or, il dispose à égale distance de la feuiik' restante les deux pôles d'une pile sèche très-peu énergique; alors il est évident que la moindre charge d'électricité résineuse ou vitrée, détennine cette feuille très-mobile à se porter vers le pok* positif ou vers le négatif, et qu'une fois en mouvement, elle doit continuer ses allées et venues pendant un temps plus ou moins long. Mais cet appareil m*a toujours paru infidèle, soit à cause de l'agitation de Tau* de la cloche, soit à cause de rélectricité que cet air reçoit des deux pôles de la pile.
Pilea méAmm de M. Deiezense. — M. Delezeune a constniit récemment des piles sèches de grandes dimensions (Mémoires Je la Soeiéié rajrale des sciences de Lille) ^ avec des feuilles dept- t pier étamé^de 178 millimètres de longueur, sur 158 milloMCro r
sîble.
décomposi