CHAP. I. — PILES DIVERSES
mr former un élément ou un couple. Tous les couples sont ^K>sés de champ et parallèlement clans une caisse de bois bb\ mt les parois intérieures sont revêtues d'un mastic non conicteur. L'inter^'alle des deux couples forme une petite auge ins lacjuelle on met l'eau acidulée : c'est cette lame d'eau d'enron un centimètre d'épaisseur qui remplace la rondelle humide ! la pile à colonne ; les auges successives n'ont entre elles aune communication , ni par les bords, ni par la tranclie supésure des couples. En réunissant plusieui*s piles semblables à De qui est représentée dans la figure, on compose une batterie Uvanique ou çoltaïque. La réunion peut se faire de deux maères; les piles ayant, par exemple, cent couples de chacun décimètre carré : si Ton en réunit deux, en faisant communi- MT les deux pôles négatifs ensemble, et les pôles positifs enanble, on aura une batterie de cent couples ayant chacun deux éômètres carrés; au contraire, si on les réunit en faisant comumiquer le pôle positif de la première avec le pôle négatif e la seconde, on aura une batterie de deux cents couples ayant iMCUD 1 décimètre carré.
iMpile de IVollaston est représentée dans les figures 11,12,13. kNir en mieux indiquer la construction, nous examinerons seument deux couples représentés en section (Fig. 11), et de face ^IG. 1 2) : c* est le premier cuivre , et sz le premier zinc, vu par m épaisseur; ils sont soudés en s\ es' est le deuxième cuivre, : sz le deuxième zinc ; \f et v sont dc»s vases remplis d'eau adulée : l'électricité vitrée passe du premier zinc au deuxième DTre par la couche d'eau qui les sépare ; elle passe de même a deuxième zinc au tro'isième cuivre , et ainsi de suite. Cette iipofiitiôn offre surtout deux grands avantages : premièrement, \ fluide qui est sur le zinc peut en sortir par tous les points de kmr&ce; secondement, il n'a qu'une couche liquide très-mince . tnreTser pour se porter sur le cuivre, et cette couche, qui se* rou^e promptement altérée dans la pile à auge, peut ici se OKHiveler en se mélangeant au liquide du vase.
Un seul couple dé cette espèce, ayant seulement quelques cenimèlres carrés de surface , est capable de produire des phéno* tiènes étonnants : U peut , par exemple , faire rougir un fil de dbtine. L'expérience en est représentée dans la figure 9 : cj est B cuivre y sz le zinc ; l'enveloppe c'cc ne sert qu'à favoriser la
laS UVBB m. — HAGNÉTISUÊ tt ÉLECTRIClTe.
coniluctîbiUté ; un petit fil de platine est tendu de p en /i' , ci , qùàdd cm plonge ce couple par le manche m dans un tssc d'cati fortement acidulée, le fil de platine devient rouge à l'instaut par le Mul eSèt du courant qui le travei-se.
Arec une mie d'une vingtaine de couples, disposée sur «Iciii rangs, contme celle de la figure 13, on peut &ire à peu ^m toutes les expériences galvaniques. On la charge habituellement avec de l'eau contenant -pj d'acide sulfurique et -^ d'acide ni*
La pile en hélUe u'«sl en réalité qu'une modification de li pile de WoUaston ; clic est surtout destinée à produire de grand» quantités d'électrii7té sans donner de grandes tensions. Les figures 16 M 17 r^résentent les dispositions que j'avais idopters pour la pile de la Faculté des sciences. Sur un cylindre en bcHS h (Fis. 16) de 1 décimètre de diamètre, et de 3 ou 4 dénniètm àm loo^eur, on enmiile deux lames, l'une ,f\i' xiitc t\ l'aiilre ilc luîviv, qui sont si'part-es par des liouts de li^i^Te d< |i drap /, joints par de petites ficelles, dont l'épaisseur est un (M i moindre que celle de la lisière. On forme ainsi des couplwdoW les deux éléments ont chReuti 5 A 6 mètres carrés de stirfnce. V* \ seul de ces couples [t'"iG. 17) est capable de produire de* effrt 1 physiques très-énergiquos, et, lorsqu'on réunit seulement iOcou- i pies pareils, on a une batterie d'une puissance extraordinaire n pour cliauffer et liquéfier instantanément, non pas des fils, iu« ) de véritables tiges de métal. i
Dans le chapitre vu {Electro-chimie), nous fierons enoudw ^
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e de 600 élëmen|s de diacun 9 décimètres carrés de surfest avec cet appareil qu*ils ont fait tant de découvertes oitantes pour la science. {Recherches philosophico^chi-r, 2 vol., 1811.)
de temps après, M. Hare, aux Etats-Unis, avait aussi, nom de deflagrator^ une batterie capable de produire les les plus extraordinaires. Ses éléments étaient disposés \ un système analogue à celui de la pile en hélice. plus puissantes machines électriques ordinaires n'ont rien proche de ces redoutables batteries. Il suivrait d*établû* jLnt avec les mains la communication entre les pôles, pour é comme par la foudre. Les tiges de platine de ô ou 6 mil-, s de diamètre, et de plus d'un mètre de longueur, placées es pôles, sont maintenues à Tétat de la plus vive incandeset presque en fusion, pendant tout le temps qu*elles joies pôles ; les autres métaux entrent pareillement en fusion tX>mbustion, suivant qu*ils sont plus ou moins conducle rélectricité, plus ou moins fusibles, et plus ou moins des. Enfin, il n'y a pas de composés cliimiques conducont les éléments ne soient rapidement désunis, lorsqu'ils vent placés entre les pôles de ces batteries, sndant, il est rarement nécessaire d'avoir recours à des ils doués d'une telle puissance. Des piles à ,auges d'une L6 d'éléments, des piles de WoUaston de 20 ou 30 élé-
ou des piles en hélice de 15 ou 20 éléments, comme enons de le dire, suflBseiit pour donner une idée de ces résultats. Alors les commotions deviennent faibles; il est e toujours nécessaire d'avoir les mains mouillées pour les ir. Les effets physiques de fusion et de combustion ne indus sensibles que sur des feuilles minces d'or, d'argent tain, sur des fils de platine fins et de quelques centimètres gueur, sur des fils de fer ou d'acier de même dimenelc. Les effets chimiques se produisent aussi avec une re intensité, comme nous le verrons au chapitre vu, où ourronsen faire l'analyse, [ue nous venons de dire s'applique à la pile de Bunsen
presque exclusivement employée aujourd'hui, et qui est mtée (Pl. 22, Fig. 31, 32); l'élénient Bunsen vu en coupe U) se compose d'un cylindre creux de charbon c couve- I. 34
KM UVBE ni. — KAGNSTISlfE KT ËLBCTRICITË.
iiiMi im m pnpare, et d'une phqne, d'un cylindre plan on d'no cnrlinAre oreiu de une amalgamé z; puis d'un vase de verrai et d'an vue pmeux d, fait de terre cuite on de bûcnit de porcelaine. On verse de l'acide azotique concentré dans le vase de vene, et cm 7 plonge le cylindre de charbon , portant en haut on 0(4lîer de enivre qui enveloppe le charbon et duquel part k robka lie tanrep qui forme le pôle positif-; on ajoute ensuite li vase poiwix d, dont la porosité est telle que l'acide aiotiqn l'ioibïbe par le dehors, mais ne pourrait pas le traverser; e'at dans ee VMS poreux que l'on met à ta fois le zinc et île l'adde ^nJfiaiqua étendu de 9 ou 10 fois son volume d'eau. Le liac porte h r^MR de cuivre n qui forme le pôle négatif. Ces élémeiM l'aMuaMent comme on le voit (Fig. 32), le pôle n^Mif du pnsHer t'adaptant au pôle positif du deuxième, au weja d'one vis on d'une pince, et, ainsi de suite de prodie en jHQcfae jnaqa'au ,£xïèine dont le pôle négatif reste libre. ,
Dix o» vingt de ces éléments suffisent pour la phqwrt àa ^
Muis lurstiu'on vent produii'e de ^^nds elTets de lumière d de chaleuv il finit réunir TiO mi 100 t^lénicnts; alors lu ruDunt^ tioii d'iiuu telle batterie éliuit fort à craindre 00 se sert de Irïo- ^ laleiu- représenté ( Pl. 23, Img, 34 ) ; les conducteurs p et n rtiut terminés paç des baguettes de diarbon de cornue, et les cuin- ' munications étant établies, an moment où les cliarlMins sont ne * en tvntact au moyen du manche isolant m, on voit jaillir unr lumière éblonÏMaiile. On peut ensuite relever le cliarboii Pifè-