CHAP. U. — : LOI DE L'INTENSITË
rec cdj il arriTe que l'angle emz étant alors un angle droit, la ingente de ^emz devient égale à Tunité, comme cela doit re.
24o. C«BdlUoBs d'équilibre dl*ane ai^aille aimaatée sonlae A l'aetioB dl*aB eoarant reetilii^e iadéOni. — La loi écédcnte n'est vraie qu'à partir d'mie distance qui est au moins oq ou six fois plus grande que la longueur de Taiguille. Pour * moindres distances les phénomènes se présentent sous un lire aspect : soient, par exemple, «, h (Fig. 4) les deux pâles une aiguille horizontale, acbd le cercle qu*ils peuvent décrire,
ir une perpendiculaire élevée sur le milieu de Taiguille, et tilongée indéfiniment des deux cotés. Voici ce que Ton observe csqu*ou fait agir sur Taiguille un courant vertical indéfini, que Hir plus de simplicité nous supposerons toujours ascendant, esl-à^dire, s' élevant au-dessus du plan de la figure.
!• Lorsque le courant se trouve sur quelque point de la ciriD/mnce abcd^ il ne tend plus à mettre raiguille en croix lec lui, il la laisse parfaitement en repos, et ne la fait tourner . dans un sens ni dans T autre.
9? Lorsque le courant est dans le quadran amcj il attire à lui ' pâle austral jusqu'au contact ; au contraire il attire à lui le île boréal quand il est dans le quadran hmc : dans les qua^ •ans amd et &//2r/ il produit des effets inverses. Par conséquent, iquilibre est instable loi'scpie le courant est sur //i^, et il est lUe quand il est sur nul : tandis qu'au contraire on observe •tabilJté sur c/, et Tinstabilité sur dl' ,
Dans un Mémoire lu à l'Académie des sciences en 1822, et iprimé par extrait dans les j4nn, de Chim. (t. XXI, p. 77), j'ai ■lyse ces phénomènes et tous ceux qui dépendent des rennements d'action à petite distance , soit sur une aiguille niole autour de son centre, soit sur une aiguille mobile autoui* m point quelconque. Il résulte des expériences et du calcul, le tous ces phénomènes peuvent être expliqués au moyen du EÎDcipe suivant, que je me borne à énoncer ici : Faction qui exerce entre un courant rectiligne indéfini et le pôle d'un ainnt forme un système de deux forces parallèles égales et contaîres composant un couple; ces forces sont perpendiculaires B courant et perpendiculaires à la plus courte distance du 9wrant au pôle de l'aimant, et leur cUrection est telle que le
pôle austral est toujours pousse à gauche et le pôle boréal toujours à droite ; Tintensité du courant est en raison inverse de h distance du courant au pôle de Taimant.
Ce même principe explique pareillement tous les phénom^Des d'équilibre que présentent les aiguilles soumises à des conditions ({ueïconqucs, comme les aiguilles flottantes à la surface des liquides, ou celles qui se meuvent autour d'un point ou d*un aie cjuelconque.
246. MvIClpIlratear ou galTanomélre. — Peu de temp6 aprcs la découvei-te de M. Œrsted, M. Schweiger imagina le galifanornètre^ que Ton appelle aussi multiplicateur^ parce gu'O multiplie en effet la force électro-magnétique. Cet iDStrument, qui est d'une sensibilité merveilleuse pour découvrir les moindres traces Ac T électricité en mouvement, repose sur ce fait, qu'un courant circulaire ou polygonal, ou ayant en général une forme rentrante quelconque, agit par toutes ses parties pour diriger, dans le même sens, une aiguille aimantée qu'il enveloppe de toutes parts, et ce fait n'est qu'ime conséquence de la proposition générale que nous avons établie (843). Eu effet, toutes ks parties du courant qui parcourt par exemple les cotés du cant pqron (Fig. 5), agissent de la même manière sur une aiguille «i mobile autour du centre de la figure, et qui peut se tonner perpendiculairement à son plan : le côté no tend à tourner le pôle austral en avant de la figure, et le pôle boréal derrière; il en est de même du côté yr, du côté or et du coté pq. Ainsi, ^ Taiguille devra se toin-ncr avec beaucoup d'énergie perpendicii- fi lairement au plan de la figure, le pôle austral en avant. In !deuxième circuit de même intensité, allant dans le même sen?, = produit sur elle un effet égal ; il en serait de même d'un tror- ^ sième, d'un quatrième, d'un centième ; donc, im fil conducle*' } enroulé sur lui-même et formant cent tours, doit, quand il «* traversé par le même courant, produire un effet cent fois pte grand qu'un fil d'un seul tour : seulement, il faut que les fliriJ^ parcourent toutes les circonvolutions du fil sans passer latéral ?■ ment d'un contour à l'autre ; (*'est une condition facile à rO»* ^ plir. On prend p(nu* cela un fil d'argent ou de cuivre rouge • * quinze ou vingt mètres de longueur, de quelques firactions * f millimètre d'épaisseur, et revêtu d'un fil de soie dont les to** sont très-serrés; on l'enroule sur un petit cadre de bois ou*