‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 158 sur 232 · CHAP. 11 — MULTIPLICATEUR · texte numérisé non relu

CHAP. 11 — MULTIPLICATEUR

étal, a peu prt's comme du (il sur une bobine; seulement, on îsse libre 1 ou 2 mètres de longueur à chaque extréuiitc, c'est qu'on appelle les deux fils du multiplicateur; le courant doit ttrer par l'un et sortir par l'autre : raigiiille aimantcc qui doit rvir d'index est suspendue à un fil de cocon, et tout l'appareil t recouvert d'une cloche qui le garantit des agitatio\)is de Tair. >rsqii'on veut faire une expérience, on tourne le cadre dans la rection du méridien magnétique : T aiguille est alors dans le an du cadre , et l'efTet du courant la dévie de cette position on angle plus ou moins grand, suivant qu*il est plus ou moins lergique; dans cette position, la force électro-magnétique est Mnbattue par la force magnéticjue de la ten*e, qui agit inc*essamlent sur l'aiguille pour la ramener dans le ipéridien magné-

Ce premier multiplicateur est déjà très-sensible, mais Nobili a eodu sa sensil)ilité incomparablement plus grande en employant, n lîeu d'une seule aiguille, un système de deux aiguilles comensées. En effet, si les deux aiguilles ab et a b' (Pl. 14, Fig. 29, 0), ont leurs pôles opposés Tun à l'autre, de manière que leur fisemble ne conserve plus qu'une force directrice très-faible, et n'on les dispose l'une dans l'intérieur du circuit et l'autre à l'exsrieur (Pl. 18, Fig. 6), il est facile de voir que le courant agit ir Tune et sur l'autre pour les faire tourner dans le même sens; însi, Faction du cowant est presque double; et comme, d'une Qtre part, la force directrice est réduite à sa centième ou à sa aillième partie, il en résulte que rien ne limite la sensibilité d'un ^Ivanomètre compensé.

Ou comprend toutefois que, par la réaction des aiguilles, leur slat magnétique changeant d'un instant à l'autre, la force direcriœ et par conséquent la sensibiUté du galvanomètre est elle- Bime changeante.

Four lier entre elles les aiguilles de la manière la plus fixe, Ml se contente en général de les planter dans im brin de paille bien droit, ou de les attacher par un fil de métal.

L'aiguille supérieure se meut sur un cadran divisé en 3G0 degrés, la ligne 0 et 180 correspondant à la direction du fil sur le cadre, de telle sorte que les aiguilles soient bien exactement patalleles au 61 lorsqu'elles sont au zéro , c'est-à-dire dans leur position d'équilibre. La déviation augmente avec l'intensité du

mais l'on comprend qu'elle ne peut en aucune facoo ètn pf(^portîoDneUe à cette intensité, si ce n'est pour les <Iérôtîoiiè de 8 ou 10*.

La igure 7 représente un galvanomètre complet.

DIkb phuieurs expériences il est quelquefois utile d'emplo^ mi galv€atomètre différentiel : on appelle ainsi un galvaDOinètre composa BTec deux fils parfaitement égaux pour leur longunir, leur dînmitre et leur conductibilité ; ces deux fils sont enroula Bmndtanànent sur le cadre, et, lorsqu'on fait passer par chKra d'eux des conants opposés, on n'obsci-ve sur tes aiguÛIes qoe t> diJBranca de leurs actions , en sorte que l'instrument reste in zéro lonqm les courants sont parfaitement égaux.

te gabtiwmto-e sert, comme nous le verrons [^us tard, imte foule d'expériences remarquables; mais, û l'on veut dès à jt^ sent donner une idée de sa sensibilité, il suffit par exemple de {danger les extrémités des deux fils dans de l'eau acidulée, alcn on Tem iib courant agiter les aiguilles; on peut encore sur im plaque de curre mettre une feuille de papier mouillée, et svk papier une bune de zinc ; alors , l'un des fils du galvanomèin étant mis eu coiitacl avec le suivre, i-t l'autre fil eu contact avec le zinc, on nurn presque toujours un courant plus ou muîat énergique : en mouillant le papier avec de l'eau un peu acide oa un peu alcaline, le courant prend une bien plus granilc taiaée- Nous verrous plu» loin que cette action est due plulôl à l'aetiaa chimique qw'au simple contact des métaux différents.

Il sera toujours facile, par le sens du mouvement des aigiùllei,

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