‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 160 sur 232 · CHAP. II. -^ AIMANTATION PAR LES GOURANTS · texte numérisé non relu

CHAP. II. -^ AIMANTATION PAR LES GOURANTS

ieimer le circuit plusieurs centaines de fois en une seconde; lans d'autres appareils où le fer de rélectro-aimant a de la force :oercitiYe , le nombre des vibrations est incfjmparablement plus restreint; ce phénomène, conune nous le verrons, a beaucoup Timportance pour la télégraphie électrique.

L*aixnantation par rélectricité ordinaire donne naissance à plulieurs phénomènes curieux que nous allons examiner.

1" Le courant direct que Ton obtient en faisant communiquer les conducteurs avec les coussins, ne produit que de très-faibles effets, lorsqu'il passe simplement par un fil droit. Les ai^illes, même très-^Gnes, que Ton expose transversalement à une petite de ce fil, ne s'aimantent pas quand le courant est ro/tniais elles commencent à prendre des quantités sensibles le magnétisme lorsqu'on fait passer le courant par petites étinmUcs; leur magnétisme augmente quand les étincelles deviennent ploft Sortes et partent de plus loin; enfin, l'action du courant de b maïUne, comme celle du courant de la pile , s'augmente au BK>yen des hélices; alors, de vives étincelles pi*oduisent beaucoup d*efret sur les aiguilles qui sont dans le tube de l'hélice, et même M. Ridolfi est parvenu, par ce moyen, à développer du magnétisme avec un courant continu.

2** Les décharges des bouteilles de Leyde et des batteries ont

one puissance magnétique considérable, soit qu'elles traversent

des fils droits, soit qu'elles traversent des liéhces à pas plus ou

moins serrés (Fig. 9, 10, 11). D*abord on avait obtenu, par l'un

et Tautre moyen, des résultats identiques à ceux que produit

la pile : on avait trouvé que, près des fils droits, les aiguilles

transversales s'aimantent , le pôle austral à gauche, et que, dans

les tubes des hélices, elles s'aimantent, le pôle austral à Textré-

mîté négative pour les hélipes dextrorsum^ et à l'extrémité posi-

dre pour les héUces sinistrorsum» C'est en efTet ce qui arrive

assez souvent; mais Savary a découvert plusieurs phénomènes

remarquables, qui semblent établir une différeuce fondamentale

entre le courant continu de la pile et les chocs électriques des

batteries. {Ann. de Chitnie^ t. XXXI V.)

Quand le choc est transmis par un fil droite des aiguilles égales,

parallèles, placées transversalement du même coté du fil et à des

<fistances différentes, ne sont point aimantées dans le même sens :

les unes sont simaanées positlifement, c'est-à-dire, que leurs

*U6 LIVRE III. — XAG!(ÉnSME ET ÉLECTHICITt.

pôles sont disposés comme ceux di*ime aiguille aimantée d*airaiice, qui serait libre de se mouvoir sous Taction d'an oourant pûsihie et coutinu passant par le fil ; tandis que les autres scmt aimaméci négatiifementj c est-à-dire en sens contraire des premières.

Savary a reconnu que ces altematÎTes , et les difTances anquelles elles se manifestent, dépendent, pour ainsi dire, de tous les éléments qui concourent au phénomène, saToir : de rintensité de la dé«^iarge, de la longueur du fil tendu en ligne droite, de son diamètre, de Tépaisseur des aiguilles et de leur foroecoerôtiye. En général, les fils très-fins, et les forces conâtires trèsfaibles, présentent des altemadres moins nombreuses; soerenl même, avec ces conditions, Taimantation est toujours ponDicy et les périodes ne sont plus marqnées que par des diffÉRnoei d'intensité.

Quand le choc est transmifrpar des fils roulés em kihct nr des tubes de verre ou de bois, 3 exetee encore des efiels amisgués sur des aiguilles successiTement placées dans Paie im tubes ; alors, la seule variation d mtensîté dans la cfawge de k batterie peut avoir une grande inflnenœ.

Enfin, Savary a constaté, par de nombreuses expériences, sa autre fiadt qui dépend sans aucun doute des phénomènes d^isduction dont nous nous occuperons plus loin (di. vni). Li quantité de magnétisme que prend une aiguille sous rinflœooi dtme dédiarge <3ectrique, et même le sens de son aimanHtion , dépendent de la nature et des dimensions des corp qn la touchent ou qui Tenveloppent. Dans une hélice pareille sus précédentes, et traversée par une décharge électrique, une an guille ne peut plus prendre de magnétisme quand elle est enve* loppée d'un cylindre de cuivre assez épais : à mesure que Tépii»* seur diminue, le magnétisme devient sensible, et pour M épaisseur assez petite , il devient plus considérable qu'il ne s(»tiit pour une aiguille nue et isolée dans Taxe de rhâior. L'étain, le fer et Targent, placés autour de Faiguille, lui donneat des propriétés analogues, c'est-à-dire, qu*en feuilles très-mineei ils la rendent plus apte à recevoir le magnétisane, et qu'en ej^ lindres suffisamment épais ils lui otent tout à fait la propriéte d'être aimantée par le cdioc électrique. Des cylindres de limnh métallique ne produisent pas cet eflet, tandis^ que des oimhi concentriques, alternativement métaHiqiies et non mélalliquei, te

CSAP. n. — AIMANTATIOIf PAR LES COURANTS. 547

tiduisent; d'oo il semble résulter que les soladons de continuité arpendiculaîres à Taxe de Taiguille ou à l'axe des cylindres ont le grande influence sur leurs propriété». S48. Be Is r*t»tl«B éem alimuita psr l'Iaflaesoe éem «•«•

mtmm — Le phénomène curieux de la rotation des aimants par Ktion des courants a été indiqué par le docteur WoUaston, et dé» outré par M. Faraday, à une époque où Ton n'arait encore que es notions trt»s-incomplètes sur les forces électro-magnétiques. Voici d'abord le détail des expériences : une large éprouvette î verre m/ (Fig. 14) est remplie de mercure jusqu'à une petite jtance de ses bords; un aimant cylindrique abj lesté avec un totre-poids de platine /?, se tient debout dans le mercure, de anièreque son pôle a s'élève de quelques millimètres au-dessus

I nireau (cet aimant est représenté un peu plus en grand dans la gare 13); une tige r, que l'on peut élever ou abaisser à volonté

II moyen d'une vis de pression , vient plonger dans le mercure ir son extrémité inférieure, tandis- qu'elle communique, par o autre extrémité, avec un conducteur en cuivre r, qui com* mnique lui-même avec l'un des pôles de la pile; enfin, le con- Ddeor c'j qui tient à l'autre pôle, passe sur le bord de Téprou- Btte et plonge dans le mercure très-près de son contour extéeur. On lui donne la forme d'un anneau pour que tout soit métrique. Dès que la communication est établie, Tdimant ntme dans le même sens d'un mouvement plus ou moins raide, et fait des révolutions successives autour de la tige t; il a ien quelque tendance à venir la toucher et à tourner alors plus qpidement , mais , avec quelques soins , il est facile de l'ajuster oor qu'il se maintienne à distance ; cependant, il faut un puisuit appareil pour que la rotation soit régulière et rapide.

Mais l'on peut disposer l'expérience d'une autre manière qui Mme toujours une grande vitesse , même avec des piles ordilaiies de 10 à 12 couples. C'est cette disposition qui est repréentée dans la figure 14. La petite cavité qui se trouve à Texlémité de l'aimant, et par laquelle il peut se visser sur le DDtre-poids de platine , forme une espèce de petite coupe g Fm. 13) que l'on remplit de mercure; on abaisse la pointe de la tige / de manière qu'elle plonge dans ce mercure sans toucher k l'aimant, qui conserve ainsi toute sa mobilité; ensuite on étafafit les communications avec les deux pôles de la pile comme

$48 UVRB UI. — HAGHËTISHE ET ÉLECTRICITÉ.

daiu l'cspériencc^ précédente: alors, l'aimant tourne sur lui-

atèa^ aouÊùB une toupie, et avec une grande Tetocké.

Duu le premier mode d'expéiience, le sens du mouvemenr s'tftaUit toiyours ««mne si le pôle austral était poussé à la gauche du oonnmt; dans le second mode, le pâle est immobile, inaît.le movremeat s'accomplit conmie dans le premier cas, quant à M dïrectten. Nous Terrons dans le chapitre it Texpliation de ce» [ihénomènes.

Page 1