CHAP. II. — AIMANTATION' PAR LE COURANT
ot leur magnétisme quand on les sépare. Cependant, d'après que nous ayons vu, pour donner au courant toute son eflicaé, il est évident qu'il faut le faire passer transversalement auir des aiguilles, ou, pour mieux dire, autour de chacune de irs sections. On y parvient de la manière suivante : On enroule un fil de métal en hélice^ sur un tube de verre IG. 9), on place Taiguille dans ce tube, et Ton fait passer le tirant de Tune à l'autre extrémité du fil de Thélice : un seul tant suffit pour qu'il développe tout le magnétisme qu'il est pable de développer dans ces circonstances; car, après un Dtact qui n'a que la durée de l'étincelle, Taiguille disposée ■ft le tube se trouve aimantée complètement. La rapidité, ou Ilôt rinstantanéité avec laquelle le courant peut vaincre la ré- Kaaœ de la force coercitive est un phénomène très-remar- ■ble.
On distingue deux espèces d'hélices : l'hélice dextrorstmi i«. 9), dans laquelle le fil s'enroule vers la droite; et Thélice Usirorsum (Fig. 10), dans laquelle il s* enroule vers la gauche, i nq^MMant toutefois qu'on les tienne de la même manière; aïs, pour en donner une idée plus juste, il suffit de dii-e que Un^îoucAon ordinaire et toutes les vis sont des hélices dextrorm.
Dans riiélice dextrorsum le pôle boréal de l'aiguille est tonus à l'extrémité par laquelle entre le courant, ou bien à l'cxtréàé positive du fil ; et dans Thélice sinistrorsum^ au contraire, sst le pôle austral de raiguille qui se trouve à Textrémité «ûive.
Lorsqu'on fait, sur le même tube, plusieurs hc^lices contraires la suite Tune de l'autre (Fig. 11), l'aiguille offre alors, dans n.nugnétisme, un point conséquent à la jonction des deux hélia; ainsi, chacune d'elles agit encore comme si elle était seule.
Avec une hélice deux fois renversée , on aurait deux points mséquents, et ainsi de suite. Si l'on faisait de la sorte nue 3îoe à poM très-petits , et composée alternativement d'un tour 9Xirarsum et d'un tour sinisfrorsum^ on produirait sur l'aiguille unantée une distribution de magnétisme très-singulière ; ou huât l'eCTet définitif serait tel qu'elle semblerait avoir conservé on état natureL
Cast en partant de ces principes qnej'ai£adt construire en 1831
844 LIVBK m. ~ M.WSÉTISME ET ÉLECTRICITÉ.
di'5 clMtro-tiiMantS d'une trî-s-grande puissance, cupnl>l4?s de porter des poids de plus de mille kilogrammes (Pl. 18, l-it, 8. et Pl. ÎO, Fie. 13, i-i); il sufTira d'expliquer ici la preraiw diepontioii , la seconde se comprendra aisément à l'nspcct il^ figurwt ; un cylindre de fer doux de 5 centimètres de dinmiineld'uiie longueur ranveiiiible, est courbé en fer àclieval (Pt. IH. Fio. 8); sur cliaciinc de ses branches, dans une longueur d'environ 20 ceoûmèlres, on enroule bien rt-^dièrcmeiit piu^!eun ccntivines de mi-trcs de longueur d'un fil de cuivre couscri dr ^ie, toujours duns le même sens; uvcc l'attentiuit, i|unn<li)ti i pns6G k la seconde branche après avoir tcrmin*^ la pmnitn, ■ d'enrouler en sens inverse afin d'iivoir deux pôles coDtnirrf fl en a pt b. Alors, tjiiund ou fuit passer le couranl dansb-BItie fl cuivre, la masse de fer prend wie puissance magni'ttqiic cxinur- ^ dinairv : si on lui (irésciue une large pièce de coiAact elW y 4 adhère ave<: xme force presque égale k la cohésion du fer; si on g lui préieiite de» boulons, des clous, des clefs, elle les attire A: g loin et forme l'espèce de chaîne magnétique reprèM>nlêe parla iig\u%. Mai« (»itcs cesser le courant, à l'iusuint toute ctlie piiu> » sanec dispnriiît. i
L'éleetro-aimont est dqnc un aimant passager qui ngil iiu iprt ^ n'agit [>us, suivant que le courant passe ou ne pas»? pus. ■
M. Froment a imaginé, en 1840, un appareil in''s-ingéni<ni m pour mesurer lu rapidité avec laquelle l'élcctro-aimam pnul t prendre et perdi-e sa puissance (Pi.. 18, Ftc. 12). Le coniartr « de rj^ectfo^gmaot ai est attaché à un ressort dont <^ I^&^i