CEÈ9. IV. — ACTION DES COURANTS SINUEUX
nnplitaide des sinuosités. Cest ce que Ton démontre au moyen i la colonne de la figure 25, qui est composée d*une lame de étal et d'un fil de cuivre couvert de soie, communiquant à son mmet et descendant sinueusement comme le représente la jine. Cette lame peut être placée à quelque distance de la IfKme ^, et alors , quand le courant est descendu par cette comie, on le fait remonter par la lame pour qu*il redescende par fil, et Ton n* aperçoit pas que ce système exerce la moindre
5ur le rectangle mobile dont il est très- voisin. Ainsi, la et le fil sinueux représentent simplement un courant ascennket un courant descendant dont les effets se détruisent ; donc idion du fil sinueux est seulement équivalente à celle de la lame. n en résulte que l'on peut toujours remplacer un courant curtgœ d'une petite étendue , ou par sa corde ou par ses deux PQÎBCtions faisant entre elles un angle quelconque. Si le fil si- BODL de l'expérience précédente était roulé en spirale, son effet r le rectangle serait encore égal à celui du courant linéaire ; ipendant il n'en faudrait pas conclure qu'une spirale pût tou- ■m. être remplacée par un fil, mais seulement que, dans le cas oaft 2 s'agit, sa résultante est la même.
Sif8. AeiioB des eomrsBts croisés. — Nous appelons couutta croisés ceux qui ne sont point parallèles , soit qu'ils se xmrent dans le même plan , et que leurs directions puissent se BBOOBtrer, soit qu'ils se trouvent dans des plans différents , et m leurs directions ne puissent pas se rencontrer : dans le pre- ■er cas, le point de croisement est le point de rencontre ; dans I second cas, c'est l'un des points de la plus courte distance des bm fXMirants. Deux courants croisés tendent toujours à devenir mmllèles pour marcher dans le même sens^ ou, en d'autres ■■les, // y a attraction entre les parties qui vont Vune et Vau^ m em s^ approchant ^ ou Vune et Vautre en s^ éloignant du point y^nUsetnent, et répulsion entre les parties qui vont Vune en ^dlmigmantj et Vautre en s* approchant de ce même point.
i^ ab eXcd (Pl. 19 , Fig. 1 ) étant deux courants dont le de croisement est en r, il y a attraction entre les deux parias iv- et cr parce qu'elles s'approchent de r, et entre les parties y^Lrâ parce qu'elles s'en éloignent : mais il y a répulsion ea-^ ^m^etrd parce que l'une s'approche et l'autre s'éloigne de r^ tftiqnilson jpiareiUe entre cr et rb par la même raison. I. 36
set unx m. — MAGnËnsHB it SLEcnucm.
L'iMiMMiil des figures 2 et 3 sert à démoatm- cette propositMtn BiB* «B disque de bois on a creusé deux rigoles smii-ciriiilliiwii. ■^■fécs par les cltHsons non conductrices a et ï (F^e. &)yaii centre s'élève un pivot sur lequel repose une nffoQé d» cvvie cd trèft-mobile, dont les bouts recourbés sont es 1er «t phmywrt dans le mercore des rigoles ; un peu an-dcsso» de «ett» ■igalln s'en trouve une autre ef, que l'on fait marcher avec b mai et dont les extrémités plongent aussi dans le mercure dw rigole» ; le courant qui entre par la coupe 'x , passe par les dno. ûgalles et va ressortir par la coupe jr.-Oa montre h répabÎMi CM mettant les aiguilles dans les positions cd et ef (Fm< S)| et l'attraction en les mettant dans une autre positîoD quekoa^ie ta l'angle crf soit moindre qu'un angle droit.
n éa lémake qu'un courant angulaire aie (Fi«. 4) tend k se redrOMer, car le» parties abetbcse repoussent.
Cette xépvlflion ne tend pas seulement à ramener 6c dans l« piulmigeiimil de ai; mais eUe s'exerœ encore quand cette ce»> dilioa eat remplie , c'est-à-dire qua les portioiu contiguêt étt mime counoU rectUigne te repoutsent. Cette conséipieMce, ^ est importante dans la théorie d'Ampère , ne me paraît pw <»■ pendanl dnKmtrée d'une manière complètement satiflÛMM. Voitâ l'appAnil dont on se sert : un vase rempli de mLUMB 1 séparé ta daaz parties par uue cloison non conducnn ^ (Fie. S), Mk SI de cuivre couvert de soie est r^ié pour pMiP d'un I iwayef limriH à l'autre , en présentant dans diaqH MMi' pardment une branrhc limi/onUilf parallèle a la cloi^on;raMK
CHAP. lY. — ACTION D'UN COURANT SUR UN COURANT. 563
obile parallèlement à lui-même : le point de croisement étant 1 r, il 7 aura attraction dans l'angle brd entre les parties rb et ' qui Tont Tune et l'autre en s' éloignant du sommet de l'angle i du point de croisement : il y aura , au contraire , répulsion ns Tangle ard<, parce que la partie ar s'approche , tandis que partie cd s'éloigne; ces deux forces donnent naissance à une mitante parallèle ab qui tend à pousser incessamment le coufA cd de a vers b.
Si le courant fixe ab est replié en cercle, il est évident alors le cd devra tourner indéfiniment en vertu de la même action. Cest ce que l'on réalise dans l'appareil représenté par la fixe 7.
azsb (FiG. 7) est un ruban de cuivre couvert de soie, plié en lice et adapté autour du vase de cuivre <^; ci est un conducor communiquant au pied de la colonne à coupe p qui porte EL m^ et d communique au vase i^. Si Ton met le pôle positif ! la pile en a et le pôle négatif en dy après avoir établi une unication de b eu c, et rempli le vase i^ d'eau acidulée, ou courant qui marche dans Thélice de ^ en ^ en faisant le au vase, et qui descend daps les branches verticales du fil^ i se met à tourner suivant zis : si au contraire on met fiie positif de la pile en b et le pôle négatif toujours en </, lés avoir établi une communication de a en c, alors le courant ncfae dans l'hélice de ^ en ^ en faisant le tour du vase ; il est i^ours descendant dans les branches verticales du fil, qui tourne Dm en sens contraire, c'est-à-dire suivant siz. Ce renversement fit pour montrer que la rotation n*est pas due à l'action de la m, car, le courant étant toujours descendant dans le fil, la nre le ferait toujours tourner dans le même sens. Ob doit à Savary une autre conséquence du même principe : Hiqae dans un vase de cuivre analogue au précédent, mais sans Sce, on dispose l'appareil de la figure 8, on observe aussi une lation continue qui s'explique de la manière suivante : la brant verticale n du fil étant non conductrice, le courant descend idement par la branche /, et parcourt le ruban de cuivre \m le sens abc^ parce que ce ruban est interrompu de c en a ir une lame d'ivoire ; du ruban le courant se dirige soit aux ttds, soit eu fond du vase, en traversant le lic[uide, et, ces dorants partiels du liquide pouvant èti*e coubidérés comme fixes
asi uns. UL — mjuastnsMK wt ÈLBcnacnt.
ij[f|MHt SB Tanwi ^Ê/oÊMÊt^ OB ^Ul ^P^ cd^h-o doU foui un le «e«ft ci«. et ipl luwuiiâii fcacoïc dans le même sens M le cooruift paâsait db lM|Miik «■ idban an Seo de passer dn JMfwJi'. Poar icMieisq- le seas de rotatÎDn^ H fiiudrah le robon à «rmciie de sa joncdoB aTCC /. au lieu df V'HJâiiuvm^mf a droite: c'est ce «pi est en ttk% oonCrmé par rexpmence. Jiaû> , quand le roban est continu , comme dans i'appansl de la fij^ure T. les coorants dn Bqnide cessent d^aroir de iloAoence. oo plutôt leurs influences se détruisent parce qu'il est Cacîle de toît qu'elles sont égales et opposées.
TkèorU du magr^iUme et Je V action mmtmelle des aimants et des courants^ en ctmsidêrant les aimants comme des assem^ blages de courants.
SfiO. Le principe de cette théorie consiste à regarder chaque molécule d'un aimant comme enreloppée pou* un courant particih lier qui se meut sans cesse soit à rintérietn-, soit à rexterienr de la molécule, formant ainsi un circuit fermé et rentrant sur h»meme, auquel, pour plus de simplicité, cm peut attribuer la fisriDe circulaire. D'après cela, si Tcm ccmçoit dans un barreau cjlmdrique une ^mple file de molécules psu^èle à Taxe, leurasemlile formera le système représenté dans la figure 9 ; toutes les autres files parallèles donnant naissance à des systèmes analogues, le barreau ne sera qu^un faisceau composé d^une infinité de systèmes pareils ; mais il est évident que tous les circuits élémentaires contenus dans une même section perpendiculaire à Taxe pourront toujours être représentés par un seul drciiit qui en sera la résultante, et qu'en dernier résultat le barreau aimanté pourra être considéré comme un simple assemblage de courants ^ circulaires, marchant tous dans le même sens et contenus dans r des plans parallèles entre eux et perpendiculaires à Taxe du hareau, ayant de plus leurs centres sur cet axe lui-même quand raimantation est régulière.
Ce que nous venons de dire d'un barreau cyUndrîque peut s'appliquer à une aiguille , ou en général à un aimant de fonar | quelconque : il suffira toujours de considérer Taxe magnétique, et, autour de cet axe, des courants circulaires de grande^ finie perpendiculaii*es à sa direction et marchant dans le màn^ sens.