‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 163 sur 232 · CHAPITRE ly · texte numérisé non relu

CHAPITRE ly

De l'acdoB des coaranu sor les conranti.

]USi(. Cest à Ampère (pie Ton doit la découverte de Faction ■ntuelle que les courants exercent sur les courants, et cW poqoe uniqiiement à ses recherches que Ton doit en même tempa la connaissance non moins importante des lois mariii>matiq^pft qgi les enchaînent. La théorie générale à laquelle il est parvenu, etqa^il a exposée dans Tun des ouvrages les plus remarquables de notre époque {Théorie des phénomènes électro^djrnamiquesj etc. Pans, 1826), n'embrasse pas seulement Taction des courants pt>prement dits, mais elle s'étend encore aux actions magnédqnes elles-mêmes et aux actions mutuelles des courants et dea aimants; elle ramène par conséquent à un même principe des phénomènes qui avaient jusqu'alors été considérés comme dépendant de forœs différentes. Pour atteindre ce but. Ampère a Clé obligé, il est vrai, de recourir à des considérations hypolbétiques sur la constitution des aimants; mais ses hypothèses sont dans Tordre de celles que les géomètres doivent admettre pour aj^pliquer le calcul aux phénomènes physiques ; elles semblent £aillâr& avoir reçu un nouveau degré de probabilité par lea déoouvertes dont dles ont été suivies.

Nousi regrettons vivemoit que le cadre d'un traité âémen* ttte ne nous permette pas d'exposé cette théorie dans son en» mble, mais nous nous- attachomis du moins à faire connaître iDBtfls les pvinoipalesi expérimoes qui lui serrent de base, en fldMtîtiiant,. autant qu'il nous sera possible^ un. ordre logique à Fenlre mathématique adopté en dernier lieu par Ampère, et en âqdifiant les appareils pour les rendre phis intelligibles.

ÏSO. Aetiee ékm eeereete penillélea* — Deux oourant» pa^

BiBèlps- ne peuvent pas êtie en présence sans exeroer l'un sur

laatre une action plus^ ou moins vive , qui dépend de lenr dis^

tece, de leur intensité et de leur longueur; en ne- considérant

mie aolâon^ ^e pa» sapport à la direotioa des effets,, die est

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pôles sont disposés comme ceux d'une aiguille aimiuitée d'aTanœ, qui serait libre de se mouvoir sous Faction d*un courant paisible et continu passant par le fil ; tandis que les autres sont aimantées négatii^mentj c'est-à-dire en sens contraire des premières.

Savary a reconnu que ces alternatives, et les diitanres aux* quelles elles se manifestent, dépendent, pour ainsi dire, de tous les éléments qui concourent au phénomène, savoir : de rintensité de la dédbarge, de la longueur du fil tendu en ligne droite, deson diamètre, de l'épaisseur des aiguilles et de leur fbrœooerQtive. En général, les fils très-fins, et les forces coerôûves tresfaibles, présentent des alternatives moins nombreuses; soufent même, avec ces conditions, l'aimantation est toujours podinc^ et les périodes ne sont plus marquées que par des diffirenoei d'intensité.

Quand le dioc est transmis par de» fiU roulés em kéliee sor des tubes de verre ou de bois, Û exerce encore des efiels smAogués sur des aiguilles successivement placées dans Taxe do tubes; alors, la seule variation d'intensité dans la dooge dek batterie peut avoir une grande influence.

Enfin, Savary a constaté, par de nombrenses expériences, ua autre fait qui dépend sans aucun doute des phénomènes d'ia* duction dont nous nous occuperons plus loin (cfa. viu). La quantité de magnétisme que prend une aiguille sous Tinflueoot d'une décharge âectiîque, et même le sens de son aimantation , dépendent de la nature et des dimensions des corps qp la touchent ou qui l'enveloppent* Dans une hélice pareille au précédentes, et traversée par une décharge électrique, une aiguille ne peut plus prendre de magnétisme quand elle est cave* loppée d'un cylindre de cuivre assez épais : à mesure que Vifù^ seur diminue, le magnétisme devient sensible, et pour nae épaisseur assez petite , il devient plus considérable qu'il ne serait pour une aiguille nue et isolée dans l'axe de Théfiop. L'étaiu, le fer et l'argent, placés autour de l'aiguille, lui dooneni des propriétés analogues, c'est-à-dire, qu'en feuilles trèsHBÙoctf ils la rendent plus apte à recevoir le magnétisme, et qu'en e^ lindres suffisamment épais ils lui otent tout à fait la prapneié d'être aimantée par le dioc électrique. Des cylindres de fiBMÎli métallique ne produisent pas cet etflet, tandb^ qae des oooditf concentriques, alternativement métalliques dnoA mélaUiqiMi, ^

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