MAP. T. — RÉACTION DES PLIS D'UNE HÉLICE
même, si l'on ajoute au circuit un fil de 100 ou 200 mètres,
aida en ligne droite ou replié sur lui-même de manière que
|dis aoient éloignés l'un de l'autre de quelques millimètres ;
lis, si ce fil additionnel est replié en hélice ou enroulé sur une
bine, on observe alors une étincelle incomparablement plus'
ge lorsqu'on vient à rompre le circuit; son éclat est décuple
peut-être centuple de ce qu'il était d'abord. Ce phénomène
gulier ne peut être attribué sans doute qu'à la réaction que
différents plis de lliélice exercent entre eux au moment où le
mant cesse*
Ea même temps que l'étincelle se développe ainsi, la comidon que l'on reçoit à la rupture du courant acquiert pareilleni une intensité extraordinaire. Voici quelques expériences i fieront mieux voir tout ce qu'il y a d'important dans ce phé-
On peut au moyen des courants transformer le fer doux en oant d'une très-grande puissance ; ces aimants particuliers, qui tirent leur force que de la présence du courant, peuvent se le et se défaire en un instant, autant de fois que l'on veut, ntgo'il suffit pour cela de faire passer le courant et de l'inter- Bpre; on les appelle par cette raison électro-aimants. Les nres 13 et 14 représentent un électro-aimant que ^ai construit 1831, et qui porte aisément plus de mille kilogrammes quand lui donne le courant avec une forte pile de 24 paires : il se npose de deux fers à cheyal opposés , formés avec des barres ides de 8 à 10 centimètres de diamètre et de 60 à 80 centitres de longueur totale; les deux branches de chaque fer à nral sont enveloppées d'environ 1000 mètres de fil de cuivre deux tiers de millimètre d'épaisseur. C'est le même courant i traverse successivement les 2000 mètres de fil , mais les sont formées de telle sorte que les pôles de noms couse trouvent en présence. Aussitôt que le courant est établi, tectro-aimant fixe ab soulève Télectro-aimant mobile ab' et s'appliquent l'un contre Faulre avec tant dé force que l'on lit diarger le plateau cdl (Fig. 13) d'un poids énorme qui basse souvent mille kilogrammes. Lorsqu'on vient ensuite à mpte les communications en soulevant hors du mercure les brémités n et y? du fil de 2000 mètres de longueur , on voit iller une très-large étincelle , tandis que la pile elle-même ne
S9i^ iinns mi -<- luoNtiinsiiB kt tiscmcnt.
JfTfT. 9i£vne éôncelle à peine visible, et ai l'on prend avec Iqi^mffflu on peu humides , ces deux extràBÏté* pour le* tint hçBfràlti^lKtmvfOt pa re^itune commotioD preaquo-foudrojuite, GOiwjOt l-'ù épniuTé à moa cours éa 193%^ par itwdvartiDo» QU;^qtdfc.ni» kamir qu'il dût se prodtùre uu efiet parnl. Cette enmOMB'Biti je crois, la première où l'on ait obaervé le déf^ IqppilBWt ipoawdâfable de l'étiticelle , etrintenateé de Is god' dmiIÛ^^ArI/. ^ /a ^ociiJb! Philomailque, année 1S3I , page 117.)
Actions chimiques.
SZfl. ^iriquea pbfsiciens avaient pensé 4epuî» Ipngtwnps que 1% cmbuniondoit^tre accompagnée d'un -dégagement (l«le^ triait. 'Ucifààa: et Laplace, de Saussure, «t , plu» tard, Davy, avatont eHtfé ifi odnfirmer ceue opinion; mais, dan» leiû» e^>énences, ils n'étaient parvenus qu'à des résuluts négaiib m incen^U. Ln question était en quelque sorte abandonnée, lonque je fiw, conduit à m'en occuper dans mes RecAerehet nr l'or^ùu Ji Vilectricité atmosphérique {Annal, de Chim. el 4m Phys.^ t. XXXV, p. 401). Après quelques essais, je ne tanU pas.à.déoouvnr les oonditians qui avaient été omises, et qnî, im Ibis remplies, leiideut les expériences parfuitenieitt régulinwet 1 concluante». j
Dans lu combustion dit chario»^ l'ucide carbonique* ost t^ln>> 1 ti'isé poùtivemcnt, et le churbun négativement. Voici le pnnrfs 1 que j'ai «livi pour ctiustaler ce fait fondamental ; I
Pour recueilli)' iVlectricilé né^'aûvc, on prend >m (4iatiiua
CHÀP. T. — ACTIONS CHIMIQUES. 891
en communication avec le sol, l'appareil edt promptement chargé par réiectricité vitrée que l'acide carbonique cède à la plaque à mesure qu'il s'élève contre sa surface. On comprend que si, au Eeu de séparer Tacide carbonique au moment de sa formatiop, on le laissait en contact avec le charbon , Ton n'aurait plus que dès signes électriques équivoques; c'est, eu effet, ce que Ton obtient en briïlflant le charbon par sa paroi latérale, au lieu de le brûler par sa base supéiîeure.
Dans la combustion de t hydrogène^ Toxygène s'électrlse encore positivement, et l'hydrogène négativement. Pour recueillir réiectricité négative^ on adapte à la vessie qui contient Thydrogène un tube de métal que l'on fait communiquer au condensateur, et à l'extrémité duquel on enilanune le gaz; on peut encore adapter au plateau du condensateur un long fil de platine dont l'extrémité est roulée en spire étroite, et faire soigneusement plonger dans \ intérieur de la flamme la totalité de la çîre (FiG. 8).
Pour recueillir l'électricité positive de l'oxygène, il suflit de présenter la spire précédente à quelque distance de la flanune (Fie. 9) , ou de lui donner un diamètre plus grand que la Aamme elle-même, de manière qu'elle puisse l'envelopper; alors elle prend de l'électricité positive, même à la distance de plulieurs niillimètres. On comprend, d'après cela, combien les rétuhats doivent être variables et incertains, lorsque là spire est sn partie dans la flamme et en partie en dehors. M. Becquerel que , dans ces expériences , l'électricité est en grande développée par l'inégale température du fil de platine^ !t il pense, de plus, que la flamme fait simplement l'office de soirps conducteur (Becquerel, t. II, p. 86 et 87). Je regrette le ne pouvoir aucunement partager cette opinion. Les détails 30nâgnés dans mon Mémoire ne me permettent pas de l'ad- Dettre.
En faisant germer des plantes dans des capsules isolées, et au milieu d^une atmosphère suffisamment sèche, il m'a été possible ie recueillir aussi les électricités qui se développent dans l'acte le la végétation.
Ces expériences, et d'autres analogues, conduisent à ce principe général : Toutes les. fois que Voitygène se combine avec un tuitre corps ^ Il y a dégagement d* électricité ; V oxygène donne
UTBE lU. — MAGNÉTISIIE ET ÉLBCTMGITC.
» tiUcirtcUé posltiiiey et le corps comhiutibte l'ilectricitc
On ne Amt jpu s'étonner, d'après cela, que, dans toutes les déconmâtions dûmiques qui s'accompliut^t au iiioje& de U iule, Tora^ène m rende au pôle positif et les corps combustiUe» au pAle n^atif ; car il faut sans doute que, pour se séparer «t repnnâre.ÏBiir ëtat libre, ces éléments reçoÎTent prédsénieni la ' S du même fluide qu'ils ont dégagé dans l'acte dt
mènes électriques qui se développent dans les dé- I chimiques sont précisément inverses de ceux qui se dévdoppent dans l'acte de la composition ou de U çomlunûnD dn fléments. Ce résultat général a été établi dans mou dflimènM Mémoire sur l'origine de l'électricUé atmosphérique {Jm. de CUm. et île Pkys., i. XXXVI, p. l). Après avoir delà diangements d'état des corps ne donnent januit I électrique, je fais voir que l'électricité aj^wnît t qu'il j A dans une dissolutioD quelques éléments àÙBÔ.qiiet qm se léparem. Mon appareil est le condensateur représenté dans la figure 6; seulement, à la plaque de laiton, l'oa peut substituer une tige terminée par un anneau j sur la plaque ou dans IVuneau de la tige , on dispose nu creuset de ^tiw préalablement porté à une tempt-rattu^ plus ou moins haiflC) depuis 40 ou 50' jusqu'au rouge, on au rouge blunc, et, dan <x creuset , on projette quelques gouttes des dissolutions qof , éléineuts volatils se dégi-