CBAP..T. — PHÉNOMÈNES THERMO-ÉLECTRIQUES
;aeiir se trouve un obstacle quelconque capable de ralentir ropagation de la chaleur, si l'on chauffe le fil à une petite ince de ce point , il se produit un courant qui dans cet inaDe est dirige yers l'obstacle , et qui parcourt dans le même toute rétendue du circuit.
insf , en mettant les deux bouts d'un fil de platine en contact ï les deux extrémités d'un multiplicateur, et en maintenant jonctions tres-exactemcnt à la même température, pour em** ler les effets thermo-électriques ordinaires , on obtient des ints dirigés de a çn i , lorsqu'on chauffe en a après avoir ié le fil en hélice en i, ou après y avoir fait un simple nœud, me on le voit dans la figure 4.
n obtient des effets analogues avec le cuivre lorsqu'il est un oxydé : ainsi, en accrochant en b les deux bouts d'un mulcateur (Fig . 5) et en chauffant en a, il se manifeste un coude a en i lorsque les fils ne sont pas parfaitement décapés, querel, t. H, p. 40.)
ependant Nobili a obtenu des courants inverses avec des nix plus oxydables, comme le zinc, le fer et l'antimoine. 4hiA. uniif. de Genèt^ej t. XXVII, p. 118.) 70. FhéBomèBca d'iadveCloa. — i- Ces phénomènes ont été Miverts par M. Faraday en 1831 ; ils ont reçu depuis une nsion importante, comme nous le verrons (chap. vni); I les faits les plus fondamentaux qui les constituent peuvent ésamer de la manière suivante :
or^qu^un circuit conducteur fermé commence h recevoir dans fqiies'^uns de ses points l'action dun courant quelconque , il îrmpersé par un courant inverse ; lorsqu^il cesse de receçoir 9 action , il est traversé par un courant direct; enfin pentqriil reçoit cette action d'une manière constante, il n est ^ersé par aucun courant et n éprouve aucune modification arente sensible.
Fous allons indiquer les expériences par lesquelles on démonla vérité de cette proposition , lorsque le circuit fermé est mis à l'action d'un aimant, ou à Taction d'un courant, ou à tien de la terre.
• Circuit soumis a V action d'un aimant. — Un fil métallique vert de soie, de 100 ou 200 mètres de longueur est enroulé onc bobine de bois ou de métal (Fig. 10), dont l'ouverture
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intérieure est assez grande pour recevoir an aûnant; les deux extrémités de ce fil communiquent avec les deux extrémités d*im galvanomètre suffîsanunent éloigné, et à Tiiistaiit ^ Ton introduit le pôle d*un aimant dans Tintérieur de la bobine-, on vmt l'aiguille du galvanomètre qui est déviée a¥ec plus oti nHÛns de force ; mais bientôt elle revient au repos, pendant -tout le temps que Taimant reste en placer et, si Ton enlève l'aimant, rile s'agite de nouveau dans le sens -opposé. La déviation de FaiguiDe donne le sens du courant d'induction qui traverse . le circuit oompm du galvanomètre et de la bobine. Il est fecile de reconnailre que ce courant est inverse et marche en sens contnnTe de celui de Taimant lorsque T aimant commence à agir, et qo'il est dbect H marche dans le même sens que celui de l'aimant quand TaimAnt eesse d'agir ou quand on le retire de la bobine.
Lorsque le galvanomètre est très-sensible , il n'est pas nécessaire d'enrouler un aussi long fil sur la bobine ; on peut mène quelquefois se dispenser d'un fil replié sur lui-même, et montrer l'efFet d'une manière plus simple avec un seul fil qid joiat les deux bouts du galvanomètre pour fermer le circuit : alon, ce approchant vivement de ce fil un aimant pour l'éloigner et le rapprochei' ensuite, on détermine des oacillatîons trèa-appareates dans l'aiguille du galvanomètre. On conçoit que des expériancei j dé cette nature peuvent être variées a l'infini. !
2® Circuit fermé soumis à Vaction d'un courcUit. — Sur ne j bobine analogue à la précédente, on enroule simultaoémeot i deux fils couverts de soie (Fig. 12) : l'un est destiné à hasser i passer le courant d'une pile plus ou moins forte, Tautre est des» tiné à recevoir l'action inductii^e de ce courant ; les extrémité de ce second fil sont par conséquent unies avec les deux eztré^ mités du fil du galvanomètre. Quand les communications uM, établies, on fait passer le courant par le premier fil, et à rinstail Taiguille du galvanomètre accuse dans le second fil un eoomi d'induction inverse, c'est-à-dire, qui marclie en sens contitire du courant inducteur; puis elle revient au zéro et reste siatioe* naire ; mais, lorsqu'on rompt le circuit de la pile, elle se défie de ^ nouveau et accuse dans le second fil un courant d'induction di* ^ rect, c'est-à-dire , marchant dans le mdme sens que cdui de b ^ pile. ^
8" Circuit fermé soumis à Vaction de la terre. — Onaobce» j^
CEkV. V.'— PHfiNOHËNES. D'INDUCTION. 8tf7
quelques phénomènes en soumettant à la seule action de la terre ^es fils roulés en hélices plus ou moins longues ou plies en rec^ 4Migle, dont on change altematirement la position {Ann, de CAim.y t.L, p. 116 et 124; Bibl. uniiferselle, t.XLIX,p. 136); mais ces pliénomènes nlont pas été assez complètement analysés |KNir que nous puissions les discuter ici^
Dans la .première des expériences que nous avons indiquées, le circuit fermé commence à recevoir l'action de Taimant à mesure que Taimant s'avance , et il cesse de la recevoir à T instant ^raimantB éloigne. Mais l'action magnétique peut commencen il cesser d'une autre manièire : elle peut commencer au moment m les fluides nuignétiques se décomposent , et cesser à Tinstant où ils se recomposent; or, la proposition générale s'applique «Bcore à ce cas, comme on va le voir par l'expérience suivante :
ab est un fort aimant en fer à cheval (Fig. Il); mcn est une pièce de fer doux pliée aussi en fer à cheval , dont les deux èffuidies sont enveloppées d'un grand nombre de tours d'un •ème fil ; le sens du fil doit être tel qu'en y fiiisant passer un «ooruit les deux brandies m ùtn prennent des pôles contraires; extrémités de ce fil sont réunies à une distance suffiàa fer et de l'aimant, et une simple aiguille aimantée est it l'action de ce circuit fermé. Alors, si l'on' approche faimant ab très-vivement des branches m et /i, l'aiguille accuse •I courant inverse, et, si Ton éloigne l'aimant, elle accuse un courant direct. Ainsi , la décomposition et la recomposition des indes magnétiques développent des courants inverses et directs éans le circuit fermé qui est soumis à leur action.
n est fiicile de voir que ce n'est pas l'influence directe des fiies smr les replis du fil qui donne naissance à ce courant d'iniaction : car ce courant acquiert «ne telle intensité que, si Ton ipprodie seulement les denx extrémités du fil à une très-petite iêtÊLnoe Tune de Fautre, on voit briller entre elles une vive étinade, sent quand on approche Taimant ab du fer doux mcn y soit quand on l'en éloigne ; cette étincelle électrique est donc pro- Ule par la seule action magnétique. De même, lorsqu'on tient h SL avec la main nue, on reçoit une commotion qui peut être ée À celle d'une petite bouteille de Leyde, si l'aimant est puissant.
Les courants qui se développent ainsi par la décomposition et
ItW UTU m. — HAGNÉTISHE ET ËLECTRIGITB.
Ifriecoaçoôtîon des Quides magnéûquea, sont awez forts pour qu'âne biErre ^è fer doux entourée d'un fil en hélice excite dans ce ffl on oonnnt très-intense lorsque, après l' avoir placée dans la directkn de l'aiguille d'indinaison, on la retourne de manière i- mettie eo ba« le bout qui était en haut, ou vice versa.
Dans la denuème des expériences qui serrent i démontrer h propoâlioa. générale, le courant inducteur commence d'agir lonqoèle ooarant commence à parcourir le premier fi], et fl case d'agir an moment où le courant cesse ; on pourrait donc sup* poacKqoa les effets sont produits par quelques modificatïoDs qtn accmnpagnHit soit l'étabrissement, ^oit la cessation du oonranL Pourltfrerfes doutes, M. Faraday a démontré par quelques expericncei, qnel'tHi obtient exactement les mêmes résultais lorsqu'un courant étant établi d'\ine maniùre permanente dans un fil, on appreâie on l'on éloigne de ce fil inducteur un autre fil destiné à recercttr l'induction.
Ainn-, qoand nous disons que l'acdon commence sur on drcait ffarmé, il filiit entendre : ou que le courant inducteur oommens en efiêt i i^établir, ou, qu'étant déjà établi d'une manière per» maneate, il commence à agir parce qu'il s'approche plus pics di âmiît Fermé, ces deux modes d'action produisant des effei I oompWlement analogues. De même , quand nous disons que 1 l'action cesse sur un circuit fermé, il faut entendre ou que le 1 courant inducteur cesse eu effet parce qu'il cesse d'exister, «■ I (ju'il cesse d'agir parce qu'il s'éloigne du circuit fermé. a
Kéaeti«B des pli» d'une hélit^e. — A la proposition gtrnmie 1