CHAP. TI. — JNTENSITÉ MAGNÉTIQUE DE LA TERRE
rieure sur laquelle s'enroule le fil a 200 millimètres de longueur dans sa partie droite , et les extrémités courbes sont des cercles de 15 millimètres de rayon; en sorte quun tour de fil correspond à une longueur à très-peu près de 500 millimètres.
Le fil de 20 mètres fait 20 tours sur le cadre , et il agit sur une aiguille de 1 décimètre qui est représentée dans la figure 7 entre les deux vues du cadre ; elle est munie à chaque bout d'un index léger sur lequel on trace des repères; lorsqu'elle est posée sur son pivot comme on le voit dans la coupe, il est facile de la ramener exactement au même point. Le cadre est établi sur l'alidade mobile d'jiin cercle divisé oie manière à composer une boussole de sinus. L'appareil étant au. zéro, on met la soudure froide à 0* et la soudure chaude à 100^, puis l'on observe la dé^ viation correspondante : à Paris, cette déviation est de 20* 16', et, dans les différents lieux de la terre , ou dans le même lieu k différentes époques, les intensités du magnétisme terrestre seront entre elles en raison inverse du sinus de la déviation.
Cet appareil me paraît être le plus simple et le plus exact pour déterminer avec certitude l'intensité magnétique de la terre.
282. DfTevsea 8«mrees theroio-éleetrlqaes. -^La force électro-magnétique qui se développe au contact de deux métaux quelconques n'a pas encore été étudiée avec tout le soin qu'elle mérite; ainsi nous venons de voir qu'au contact du platine et du fer cette force est variable avec la température, et qu'elle a un minimum d'intensité moyenne qui correspond à la température du rouge naissant; d'autres expériences m'ont fait voir qu'au contact du bismuth et du cuivre cette force est paifaitemeut constante, c'est-à-dire proportionnelle à la température depuis 100* au-dessus de zéro jusqu'à 78*^ au-dessous de zéro y qui est la température d'un mélange d'éther et d'acide carbonique solide, température que j'ai déterminée simultanément par le pyromèti'e à air, par le pyromKrc bismutli et cuivre, et par le thermomètre à alcool [Comptes reiuLus de VAcad. des sciences ^ avril 1837, t. IV, p. 614). M. Becquerel st»st livré aussi à un gramd nombre d'expériences sur ce sujet (t. II, p. 46 et suiv.) : niais il reste encore beaucoup de recherches à faire pour détcroiiner avec précision les variations que la force électro-magnétique q^rouve dans son intensité à diverses températiu'es pour des métanx donnés, et surtout à comparer entre elles les inten**
6âi LIVRE III. — MAGNÉTISJIB ET ÉLEOXIlIClM.
sites des courants qui sont produits par le j^dhwses sources ihcrmo-élcclriques.
283. PUea tlieflVio-éleetrIqaes. — ^our étudier les lois du développement de rélectriciti^ dans left pileft thermo^électriques, j'ai composé des pik^ de huit, de ving^-quatre et de trente-deta éléments, bismuth et cuivre : deux de cè^ éléments sont représentés dans la figure 12; la' figure 13. frprésente nœ vue en dessus et une vue perspective de la pile de huit éléments; des vases de terre, alteriHitivement remplis de glace et dVau chaude, servent à maintenir les soudures froides à 0 c^t les soudures chaudes à 60 ou 80®. Une petite aiguille aimantée suspendue à un fil de soie se dispose au-dessus du milieu d^un élément cuivre, et marque par ses oscillations Tintensité du courant qui passe dans la pile.
11 est fa<'ile par ce moyen de constater avec une grande exactitude <*e résuhat général qui avait déjà été indiqué par MM. OErsted et l'^Miricr, savoir, que l'intensité du courant «rf proportionnelle an nombre des éléments qui sont en activité; mais on démontre de phis que, quel que soit le nombre deséU^ments d'une pile, quand ils sont tous mis en activité, Tintensitr absolue du courant est exactement la même. Ainsi, le couraDi de la pile de trente-deux élémenU a exactement la même intensité que le courant de la pile de vingt-quatre, et que le courant de la pile de huit, lorsque les différences de température sont égales, et Ton peut ajouter qu'il a la même intensité que le ix}urant produit par mie seule paire pour une mênfic différence dr température. 11 en résulte que si l^m ne met en activité qu'une seule paire de la pile de trente-deux éléments, le courant n e^i que la sei/ième partie de celui qui est produit par une seulf paire ou par deux éh'^nents : ce qui est une nouvelle confinnation de notre loi fondamentale., que l'intensité est en raison invei*se de la longueur du circuit.
Voici encore un fait important cpie j'ai eu occasion d'olM^iTTiT. et dont la théorie des courants dérivés donne en même temp l'explication et la mesure.
Si dans la pile de huit éléments (Fie. 13) on chauffe stnilement les deux soudures 1 et 4 au même degré, toutes les auirr* soudures <»taut à 0, on n'obser\*e aucune apparence de courani dans la pile, ce qui doit être, puiscpie les soudures ne peuvent