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CHAP. VI. — RAPPORT DE CONDUCTIBILITÉ

être négligés. Dans tous les cas, il faut, pour les expériences comparatiyes du même liquide, établir les communications en touchant le liquide avec le même métal, et choisir le métal pour qu'il n'éprouve pas une action chimique qui trouble les résultats ; ainsi, en touchant de Teau salée avec de. Targent, le chlorure d'argent qui se forme trouble d'un instant à l'autre tous les résultats.

Cette loi générale de l'intensité en raison dh*ecte de la section et en raison inverse de la longueur s'appUque à toutes les colonnes liquides que j'ai eu occasion d'essayer, pourvu que leur longueur égale au moins cinq ou six fois leur diamètre.

Ce principe posé, la comparaison des conductibilités devient très-facile, car il suffit de comparer un seul liquide à un métal, et de faire ensuite la comparaison de ce Uquide avec tous les autres.

Le liquide que j'ai choisi est une dissolution saturée de suinte de cuivre à la température de 15^, et j'ai procédé de la manière suivante pour comparer sa conductibiUté à celle du platine.

Sur une planche de 2 mètres de longueur et d'une largeur convenable, on a planté à chaque bout une rangée de petites chevilles de bois de 2 centimètres de hauteur, de 5 millimètres de diamètre, et espacées de 1 centimètre de centre en centre ; puis Ton a fait passer un fil de platine d'une cheville à sa correspondante de l'autre bout de la planche, jusqu'à ce que les 200 mètres de longueur de fil fussent ainsi étalés sans se toucher ; 4 cliaque cheville d'une rangée correspondent ainsi 4 mètres de fil, ce qui donne 50 chevilles dans chaque rangée : à chacune le fil est arrêté par une goutte de cire à cacheter.

A côté de cet appareil on a disposé horizontalement un long tube cylindrique de 1 mètre de long et de 20 millimètres de diamètre, rempU de la dissolution de sulfate de cuivre , puis l'on a (ait passer le courant d'une pile sur une boussole et par la 4lissolution, en observant avec soin la déviation correspondante ; immédiatement après, on a fait passer le même courant par la même boussole et par une longueur convenable du fil de platine, de manière à obtenir la même déviation à la boussole, ce qui n^exige pas de longs tâtonnements parce qu'on touche le fil fie platine avec une pince de cuivre bien amalgamée que l'on fait passer d'un fil à l'autre, ou que l'on promène sur le même

ta

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fil jusqu'à ce que la con<lition soit renipKe : alors, il est'évtdeiit que cette longueur du fil de platine qu'A £iiA inirodaire dans le circuit est équivalente à la colonne licpîde ; par oonaéqnent, ia conductibilité du platine et celle du liquide sont entre elles comme le rapport direct des longueurs multipKé par le rapport inverse des sections.

La longueur du fil de platine est de 132 mètres, et son diamètre de -j^ de millimètre.

La longueur de la colonne liquide est de 1 mètre, et son diamètre de 20 millimètres.

D'où il est facile de condure que la conductibilîië du platine est :

c'est-à-dire qu'elle est deux millions de (ois «t demie jdus grande que celle du sulfate de cuivre.

La conductibilité du cuivre étant six fois et demie odle du platine, on voit qu'elle est seize millions de fois plus grande que celle de la dissolution; et celle du palladium est environ trente millions de fois plus grande.

Pour comparer maintenant les antres Kqmdes au sulfate de cuivre, j'emfÂoie l'appareil qui est représenté dans la figure 25. Cet appareil est composé de trois tubes cylin^iqnes ée différents diamètres, terminés en bas par des bouchons de cuivre, et recevant à leur partie supériein^ un long fil de cuivre qui peot s'enfoncer plus ou moins dans les tubes où se trouve la dis^kition saturée de sulfate de cuivre. L'autre liquide est dans un tube horizontal pareillement cylindrique, et de dimensions cdbvenables. L'on fait passer le courant par la boussole et par le liquide à essayer; ensuite, on le fieult passer par la boussole et par celui des tubes verticaux qui convient le mieux, en enfonçant le fil de cuivre jusqu'à ce qu'on ntrh^ à obtenir la mène déviation que dans Texpérience qui a été faite avec le fiquide; alors, il suffit de comparer les longueurs et les sections des colonnes soumises à l'épreuve.

Voici quelques résultats des eoqpériences :

Liquides. Conàwietkiilt

Dissolurion de sulfate de cuivre saturé 1,0000

J(i. étendue de 1 volume d'eau 0,6401

Id. id. 2 id O»4400

en». TI. — RAPPOHT DE CONDUCTIBILITÉ. 643

tâqmdes. Conductibilité.

lion de srifâte de enivre étendné-de 4 toI . d^eau. 0,3i 00

Jd, de «hic sfttnrée 0,4170

tiUée^, 0,0025

f« *v«c i^jj^ d'aride nkriquc , 0,015

ir le sulfate de zinc, le contact du liquide a en lieu avec c, et pour Feau avec du platine.

I. Bapport dlnteasité des coaraiita theBmo-éleetrlqses Er«-éleetrlqiies. — On avait pu supposer jusqu^à présent S courants thermo-êlectriques et liydro-électriques avaient eux des différences essentielles, tenant à la nature même ir origine ; mais Tidentité des lois auxquelles ils sont souvent faire présumer maintenant qu'en réalité ik ne dif£è<- [ue par leur intensité.

e méthode au moyen de laquelle on peut les comparer » rapport ^^est donc pas sans importance, et nous allous connaître, par un exemple, celle que nous avons employées

cotJRiant thermo-électrique, produit par un élément bis-

et cuivre, donne à la boussole pyrométrique une déviaie 16* ; la différence des températures des deux soudMiies tKf , et la longueur totale du circuit çst équivalente à %tres 3*un 'ffl de cuivre ayant 1 millimètise de diamètre, le conductibilité '6,3 par rapport au El de platine d,ç. ûetres de Texpériente précédente.

i courant hydro -électrique produit par une pile ordiuiiirc I éléments très-faible, donne à la même boussole une tlon pareille de 16^; mais, pour cela, il faut que la lour totale du circuit soit de 180 mètres de fil de platine.

cette expérience, on varie à volonté la longueur dii fil de ic, comme nous Tavons dit, afin d'avoir la même déviation* *st bien entendu que, dans les 180 mètres, sont comprises iistance de la pile , la longueur réduite de la boussole et des autres conducteurs.

s deux courants ayant la même intensité, les sources qui lès lisent sont entre elles conune les longueurs des circuits, ces leurs étant exprimées par le même fil.

, le diamètre du cuivre étant 1"°», et sa conductibilité 6,6;

diamètre du fil de platine étant 0""*,14-4, et sa conduc-

il,

n est facile de voir que 1 °* du (il de platine est équivalent à 313" du fil de cuivre, et que 180" équivalent par conséquent à 56340". Ainsi, le circuit thenno-électrique étant de 50", et le circuit hydro-électrique de 56340" du même fil, la source hydro-électrique vaut 1 1 27 fois la source thermo-électrique. La pile de 12 paires était, comme nous Tavons dit, extrêmement faible; j'estime qu'on aurait pu la rendre 100 fois plus forte; et qu'une pile de 12 paires, très-énergique, donne un courant dout l'intensité peut être 100 000 fois plus grande que celle d'un élément bismuth et cuivi'e ayant une différence de température de 1 00^, et par conséquent 1 0 millions de fois plus grande que celle du coiu'ant produit par un élément bismuth et cuivre dont les soudures n'ont que 1* de différence de température.

Il est facile de voir que cette méthode de comparaison peut être appliquée à une pile quelconque, et qu'il ne serait pas nécessaire d'employer un fil de platine plus long que celui qui nous a servi ; car on pourrait aisément atténuer le courant de la plus forte pile en lui faisant traverser des colonnes liquides de dimensions et de conductibilité connues, qui seraient ensuite estimées en longueur de fil de platine.

291. PéaaiCloas de l*lBteaBllé des eoaramta, de Im qsaBlilé d*éleetrlelté qui les eoastltae» et de la teaalea des aearces électrlqaes. — On peut appeler courants de même intensité ceux qui produisent la même déviation en agissant de la même manière sur la même aiguille aimantée ; quand on dit, par exemple, que toutes les parties d'un circuit 'ont la même intensité,] on n'entend pas dire autre chose, sinon qu'en prenant des longueur» égales siu: ces différentes parties, elles produisent des déviations égales sur une même aiguille, lorsqu'elles agissent sous le même angle et à la même distance, ou en général de la même manière. Or, dans nos boussoles de sinus, les intensités, définies de la sorte, étant proportionnelles aux sinus de la déviation, 3 est évident qu'un courant aura une intensité double ou triple A l'intensité d'un autre courant lorsqu'il produira des déviationdont les sinus seront doubles ou triples.

Quantité d*électrleité. — Il impoite maintenant d'examiner les relations qui peuvent exister entre les intensités des courant". et les quantités d'électricité en mouvement qui les constituent. Lorsque l'intensité d'un courant augmente, la quantité d elec»

CHAP. VI. — QUANTITÉ D'ÉLECTRICITÉ. 6iS

ricité qui est en circulation pour le constituer augmente-t-elle lans le même rapport ? Pour résoudre cette question , Ton peut idmetti'e comme évident que la quantité d'électricité qui passe lans un circuit d'une intensité constante est proportionnelle au emps, c'est-à-dire que dans i* il en passe une fois autant que lans l', etc., etc. Il suffit donc d'examiner si, en réduisant à noîtié le temps pendant lequel passe un courant, on réduit pa- «illement à moitié son action sur l'aiguille : car, s'il en est ainsi, I sera vrai de dire que la quantité d'électricité est proportionlelle à l'efTet électro-magnétique du courant ou à son intensité.

Parmi les moyens qui se présentent pour réduire le temps de 'action d'un coiu'ant sur l'aiguille, sans cesser d'obtenir une léviation qui soit la même pendant l'action et pendant l'interuption, j'ai adopté le suivant :

J'ai fait construire différentes roues dentées métalliques anaogues à celle qui est représentée (Pl. 21, Fig. 26); les dents kml rectangulaires, et leur intervalle est rempli avec des dents le bois : cependant, la tranche de la roue se trouve unie comme e pourtour d'un disque, et présente ainsi des surfaces alternahrement conductrices et non conductrices, les premières étant dites égales entre elles, et les secondes pareillement égales fntre elles ; mais leur rapport étant variable d'une roue à l'autre.

Dans la figure 26, la dent de métal est égale à la dent de lois. Cette roue, portée sur un axe métallique, peut recevoir un Donvement de rotation extrêmement rapide ; l'un des pôles de a pile communique avec l'axe, et l'autre à un fil plus ou moins ong qui passe sur la boussole de la figure 17, et vient se terbiner ensuite par une petite languette / dont l'extrémité presse in peu contre la tranche de la roue; cette languette est dislosée pour n'éprouver aucune vibration sensible. Pendant le epos, lorsque la languette touche une dent de métal, le courant »as6e en totalité, et l'on peut observer la déviation qu'il imprime . la boussole: au contraire, quand la languette touche une dent le bois, le courant ne passe plus, et l'aiguille de la boussole relent au zéro. Quand le mouvement de la roue est très-lent, 'aiguille oscille et ne s'arrête pas, mais, à mesure qu'il s'accéère, les oscillations diminuent d'amplitude, et l'on arrive bienôl à une certaine vitesse pour laquelle F aiguille reste parfaiienent fixe; à partir'de ce point, on pei t augnicntor lu vitesse in-

l^lil 2: — SaG^ÊTISIE et ÉU'- udTL -^ v.\- âf '«^••r çpp 1" du f] ' .uimohîk el de ma'

• *' -. :s ft rirmit •. . la déviaùoa élailGO' \mï^

- ^ !-.:- — K*rriq-j- .11 mouvement, il a fallu {àw

— - T-^.:n»: -^ir::î* ^^ur que TaiguiUe cei>;a i«h- 1 '^.i- ■!■ -u^. irriatiou de 25^ 45'; ei, loi>nu. -^i2ir :n :a ^ tours par seconde^ 1 aiguilk im

c >inu> de 60' étaul douUc du siuir , r pcudaiit le mouvement, Viuun^u uin 5" - "^ y*xlé. Or. la roue portait ctut \\xk^.

- :.- >-:xûnte de métal : lorsqu'elle fcàbtii - ^««>>ait deux mille quatre eeub dent> :i.^u, tvuls toi> passage du coiuaut |)tru- -: :> : > intcrrupiion peudaiu le iium :-•:;•: .r^Lt. oa pouvait ne lui&siT pas^t r ^.' t! réunir lauue moitié pour la IjIr .,itf!. - • "— ^^-- - t.>î trvident que Ion aurait un

-,U5. ' '''^•" ;*^' - •"- -i-^"«litt- d'elle tmile moitié

-^: ^.. -t%^ùva de 2j \'o\ D'où il rrtiJlo

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Ts^^ :%..*.■ : ~.r..— : ;V.< quantitts dtlectrUiû.

> , . :',-. T—to ivcc d«r> roues dan^ lesqurllf* %•- ;. -> J.I 21^:^. uviitut d'autreh nijîjuMt. -- 31:. — : ::>« u: : il faut seulement avuir

'-^ '^ ->- ~:>«<:;t 'u- circuit uefassMilpi»

> ^ -'•--*■ -"."-'*- '.Ar. eu vertu de la ivai tion •.■* .: -.iw..!;-»:! . ou obM.*iTe aluft Jt*^

- . :>: nivcif ua trOs-ulile ninvcii * *» ^ .-.* '^'. r<.àciiou et d exanuuL'i * r- ■ ^ i'-^'duiscut quelquefdb.

.. liât à celte cousi'quinii-

■ •-• ;"•■ *• J-itî> le même tenlp^, Aon-

■* >-*/":: rentes, et que ces qiiaii-

. ^ .":"*:rv des lou:jucur> de> cil"

^ -> .j.;^ut.-urs ctaut rap|xmiVî ^

.. "v r.. F.ii etïet, puisque riuton>ik'

- ' - :: :.- '. rs^^u'oa double la longiuMU

.V . • ; .:.:.! .^uc la quaiitité d'cletlririt

. .n/îï.

CHAP. VI. — QUANTITÉ D*ËL£CTaiGITÉ. 647

qui paase à\an dans le même temps se trouve réduite à moitié, puisqu'elle est toujours proportiouiielle à Tintensité du counmt. Les sources électriques ne peuvent donc en aucune sorte être définies ou caractérisées , ni par la quantité d'électricité qu'elles mettent en circulation , ni par l'intensité des courants qu'elles produisent; car ces éléments sont essentiellemeut variables et liés^ comme nous venons de le voir , par des lois très-simples à la nature du circuit dans lequel passe le courant de la source.

Teaatea dte» ••wree* élecUpl%«es. — Mais il y a un autre élément qui peut caractériser les sources électriques, c'est la ien-^ sionj que nous allons essayer de définir d'une manière rigoureuse. Nous appelons sources électriques de mime tension, celles qui, dans le même circuit , donnent des courants de même intensité ; et une source aura une tension double d'une autre quand, dans le même circuit, elle donnera un courant d'une intensité double, etc., etc.

Les principes que nous avons établis pour transformer un circuit en un autre équivalent, permettent toujours de compara ligoureusement deux circuits quelconques ; au reste, nous allons entrer dans quelques détails.

Si nous considérons, par exemple, la source thermo-électrique bismuth et cuivre, nous dirons que sa tension augmente proportionnellement à la différence de température des deux soudui*es, puisque, dans le même circuit, elle donne des courants dont l'inlensîté augmente en raison directe de cette difiEérence.

Sî nous considérons maintenant une pile hydro-électrique oi*dînaire d'un nombre quelconque d'éléments , dont la résistance soit par exemple de 100 mètres d'un fil de cuivre, et dont le courant ait une certaine intensité 1 , lorsque l'on complète le circuit avec un fil pareil de 20 mètres de longueur; puis, si en ajoutant de l'acide on trouve que la résistance se réduit à 10 mètres, et qu'en complétant le circuit avec le même fil de 20 mètres son intensité se trouve quadruple , nous dirons que la tension de la pile n'est pas changée, bien qu'elle paraisse quatre fois pliis forte : car , dans le premier cas , son circuit était de 120 mètres , et il est de 30 dans le second; donc ici, à égalité de tension , l'intensité doit être quadruple. Si, au contraire, en ajoutant l'acide la résistance reste la même , et si avec le même fil additionnel de 20 mètres l'intensité est décuplée, nous dirons

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Puur rappOTTâS' j. cetie imiae^ la tewwa «Taoe scmbcv ipielv-uonpie . il au£c Jiî onuviîr !e» jemâaEle» reLnivei- ie h iotfx» jvf'e >? ■ gsff'g Fbc **'.«€ dTane aafk<e boasMila paupie à Bfsurvr linfienâfie Jit amnot pviMilBk p^ h sooRe doat oa ^eut avilir la ten^a. >3. ^*Jes^ par exaaDie. de la «II! Ji is£un; I* . 41Ù p«vt âcrvir à Ba«» les tràfutss ïin p«Ri emn^âpK»* ob. procèile it !

Oki ûùt piasMer sur kf cadbr <ie h «ramife hoMwmli ccBt toun %f un dl ^:>f^-dn : onsmint tfabuifte aa oo^nat ipailnnapa suffisummat xiîûibîi. soit par une luBgwar coaroBaUp du fil dr 'jîuciit; ie :itKI Tmftr^fr^. mit pur «ies^ colofla» iqBÎtkjs. on obii^ cv v.Tiunnc a pat3i«r a la li»i> sur fc& ^raBiie ^^>^"awi>ii* ce sar la !Hiu:!M««e %rT«strTf . omnàî ie àoa lii de iO UBtiii , et Foo ch-

5%.Hi:fuc i la iifviaciMi. ^ht la bovonle imcatig , et ^ celle de ta ;^inAitf a«Ml^6ute . !a aerwaMïae s it cieBe^ arec ses cent toar^

eu prenant pour amûe la âensibî&fie et la boBOBole imiAtiC 1^^ h vm^ aiucsw l>« puor on ajur lie La «!ramie hiBiiwih « sa irBiihiiifr

CHAP. YI. — UI9ITË DE TENSION. 649

et, pour un nombre n de tours, elle sera :

ns ÎÔÔ*

La yaleur de s étant une fois connue , lorsqu'on voudra comparer la tension d'une source à celle qui est prise pour unité , il faudra : 1^ déterminer la longueur totale m du circuit qui compose le courant de cette source , en l'évaluant au moyen du fil de cuivre de la boussole terrestre ; 2" observer la déviation a que le courant produit sur la grande boussole avec un nombre n de tours , en choisissant ce nombre de tours , de telle sorte que la déviation soit au moins de 4 ou ô*, et au plus de 65 ou 70.

Alors le calcul sera simple, car, avec une sensibilité connue jjrr j l'intensité du courant étant sin a, elle serait

ns

-r-rr . sin a .

iOO

sur la boussole terrestre, dont la sensibilité est 1 .

Le courant de la source prise pour unité produisant sur le même appareil une déviation dy l'intensité du premier courant

est à celle du second comme 77^ . sin a est à sin d.

Connaissant le rapport des intensités, il suffit de le multiplier par le rapport des longueurs pour avoir le rapport des tensions, ou la tension t de la source, qui est, par conséquent,

m ns sin a

295. QaaaCllé d*éleetrielté néeessalre pour déeomposer «a gramme d>a«. — L'appareil qui a servi à la décomposition de l'eau est représenté (Pl. 21 , Fig. 27, 28). Il est disposé pour que les fils de platine qui sont soudés au tube de verre restent bien à égale distance pendant toute la durée d'une expérience. La cloche destinée à recevoir l'hydrogène est longue , étroite et graduée , afin que le volume de ce gaz puisse être mesuré avec exactitude. A côté de cet appareil est un compteur avec lequel on note exactement la durée de l'expérience, depuis l'instant où l'on établit la communication jusqu'à l'instant où l'on obtient le volume d'hydrogène auquel on veut s'arrêter. Ce volume a été de 2 centimètres cubes pour les décompositions lentes , et de 6 , 8 ou 10 centimètres cubes pour les décompositions rapides;

618 LIVRE m. — HAGNËTISHE ET ÉLECTRICITÉ.

que la tension est aussi décuplée, puisque l'tDteiisïté est décuple

avec le même circuit.

Ces coïiàdérations , que nous regrettons de ne pouvoir développer davantage, sont la def d'un grand nombre de phénomènes qui paraissent inexplicables lorsqu'on ne les rapporte pas aux lois fondamentales que nous avons essayé d'établir.

29S. Saaree ëleetri4*« prise p»mr «mIM d« teastoa. — Puisque les sources électriques peuvent être lîgoui'eusemeat définies par leurs tensions, il est très-important d'avoir une unité commune à laquelle tous W observateurs puissent rapporter leurs résultats. L'unité qui m'a paru la plus convenable pour remplir le but est la source thermo-électrique bismuth et cuivre, dont nous avons parlé (S81), et que nous avons indiquée comine pouvant servir à la mesure du magnédsme terrestre.

Pour rapporter à cette unité la tension d'une source queU conque , il sufGt de trouver les sensibilités relatives de la iouf soie terrestre (FiG. 7), et d'une autre boussola propre à mesurer l'intensité du courant produit par la source dont on veut avoir la tenûon. S'il s^agit, par exemple , de la grande bou«ok de la figure 17, qui peut servir à tous les courants hydro-étef triques un peu énei^iques , on procède de la manière suivante :

On (ait passer sur le cadre de la grande boussole cent loon d'un fil trèâ-fin ; prenant ensuite un courant cpielconque suffisamment afTuibli, soit par une longueur convenable du fil it platine de 200 mètres, soit par des colonnes liquides, on otii^ ce courant à passer à la fois sur la grande boussole et sur la boussole terrestre , munie de son fil de 20 mètres , et l'on chserve les déviations qui en résultent.

Soient d la déviation de la boussole terrestre , et tf celle de I» grande boussole j la sensibilité s de celte-d avec ses cent tout» sera :

en prenant pour unité la senùbilité de la boussole terrestre hk ses vingt tours.

Or, pour un tour de la grande boussole , sa seii«bîlîté soi :

CHàP. YI. — DÊCOHPOSlTlOiN D UN GEAMIIË D'EAU. 651

La troifiièiiie colonne de ce tableau indique la nature du métal qui forme le pôle positif y auquel doit se rendre Toxygène proyenant de la décomposition ; cette indication est importante , parce qu'il arrive (pie^ toutes les conditions restant les mêmes ^ si Ton substitue au platine du pôle positif une lame de cuivre ou de zinc, le courant prend à l'instant une intensité beaucoup plus grande; pour le zinc, cette intensité devient triple, quelle que soit , du reste , l'intensité primitive. Ce phénomène remarquable ne résulte pas de l'électricité produite par l'action chimique que le zinc éprouve, il dépend d^autres causes dont l'étude jettera sans doute un nouveau jour sur les lois de la communication de l'électricité.

Cependant, la septième colonne de ce tableau feit voir que, malg[ré cette action singulière, le produit du temps, par l'intensité du ODUipaiit y donne un nombre constant ; ou , en d'autres termes, que la quantité d'hydrogène mise en liberté est toujours proportionnelle à l'intensité du courant , soit que cette intensité résulte de la force de la pile, ou de la conductibilité du liquide soumis à l'expérience , ou de quelque autre circonstance quelconque.

Ch*, comme nous avons vu précédenunent que l'intensité du courant est proportionnelle à la quantité d'électricité qui passe, il en résulte que la quantité d'hydrogène dégagée est elle-même proportionnelle à la quantité d'électricité qui concourt à sa décomposition, ou enfin qu'il faut toujours la même quantité d'électricité pour décomposer un gramme d'eau.

Reste à trouver maintenant quelle est cette quantité d'électricité; ce qui devient très-facile, d'après les principes que nous avons établis.

En effet, en choisissant, par exemple, les deux premières observations du tableau , l'expérience a fait voir que la longueur totale du circuit était équivalente à 5679 mètres du fil de cuivre de 1 millimètre de diamètre, savoir : 5531 mètres pour la résistance du liquide soumis à la décomposition, et 148 mètres pour celle de la pile elle-même et du fil de la boussole.

On a observé d'ailleurs que l'intensité de ce courant était 2,665 par rapport au courant de 20 mètres de la source thermoélectrique.

Ainsi, la quantité d'électricité qui passe dans l'eau acidulée

pour en opérer la décomposition et pourdonner 2*'* d'hydrogène en 500", est 2665 fois la quantité qui passe dans le même temps par Vêlement bismuth et cuivre pris pour unité.

On Yoit pareillement que la tension de la pile qui produit la décomposition est :

Un gramme d'eau contenant 124i***,6i d'hydrogène, on voit que, pour opérer la décomposition d'un gramme d'eau , il faut une quantité d'électricité exprimée par :

c'est*à-dire plus de 1600 fois celle qui passe pendant 500 secondes dans la source prise pour unité ; et , si Ton prend la minute pour unité de temps , on voit enfin que la quantité d'électricité nécessaire pour décomposer un granmie d'eau est

Ainsi, soit qu'un gramme d'eau appartienne à un liquide bon ou mauvais conducteur, soit qu'il se trouve décomposé par une pile très-forte ou très-faible, il faudra toujours, pour en séparer les éléments, une quantité d'électricité égale à 13787 fois h quantité d'électricité qui passe en 1 minute dans un circuit bismuth et cuivre dont la longueur totale est équivalente à 20 mè* très d'un fil de cuivre de 1 millimètre de diamètre , et dont ks deux soudures ont une différence de température de 100*.

UTBE m. — MAGNÉTISME ET ÉLECTRICITÉ. 683

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