‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 184 sur 232 · CHAP. YI. — LOIS DE L'INTENSITË DES COURANTS · texte numérisé non relu

CHAP. YI. — LOIS DE L'INTENSITË DES COURANTS

dont les inten^tés et les résistances sont exprimées par t^^ r^ , ^9 Tt, etc. Cette formule est la suivante :

a représente la longueur du fil ajouté au circuit , et toutes les r&istances doivent être exprimées en longueur de ce fil.

Lorsque tous les âéments sont égaux , et pour leur résistance et pour leur intensité, cette foimule devient :

mt

et, si Ton appose que la longueur additionnelle a soit représentée par/>r, on a enfin :

ni

i+np

(kj tt» seul élément pour la même longueur additionnelle pr^ aurait uoe intensité exprimée par

f oùjîl résulte qu'entre une pile de n éléments et un seul élément de même force , il y a un rapport d^intensité qui est exprimé par :

Ainsi, quand Ton n'ajoute rien au circuit,/; étant égal à 0, «'rapport est égal à n, c'est-à-dire que l'intensité du courant de la pile est proportionnelle au nombre des éléments n ; au contraire , quand p est très-grand , le rapport se réduit à l'unité , c'est-à-dire que Tintenslté du courant de la pile est, alors seulement, ^ale à celle de l'un des éléments.

Ce résultat explique pourquoi les piles à grande surface et à petite tension ne peuvent en général produire aucune action diimique ; car, aussitôt que le courant doit passer par un mauvais conducteur, qui est, par conséquent, exprimé par une trèsgrande longueur de fil, la réunion pôle à pôle de plusieurs éléments ne peut, à cause des dérivations, rien donner de plus qu^iin seul élément.

Tous les phénomènes extrêmement variés que pésentent cjss

CiO LIVRE 111 • — MAGNÉTISME ET ÉLECTRICITÉ.

systèmes de piles oiit été vérifiés par des expériences analogues aux précédentes.

Comparaison des différâtes sources électriques^ et détermination de la quantité d'électricité qui- est nécessaire pour décomposer un gramme d^eau.

289. Bapport de eondaetlbllllé des llqmides et des flfiélmBx.

— Pour arriver à la comparaison des diiTérentes sources électriques, il est nécessaire de donner d'abord une idée de la conductibilité relative des liquides et des métaux. Or, il arrive, pour les liquides comme pour les métaux , que Tintensité du courant est en raison directe de la section, et en raison inverse de la longueur.

Cette proposition fondamentale se démontre de la manière suivante :

On dispose différents systèmes de tubes analogues à celui qui est représenté (Pl. 21, Fig. 24), les deux'tubes d'un même système étant toujours égaux et bien cylindriques ; on les remplit d'un liquide , et Ton fait passer un cornant sur la boussole de sinus (Fio. 17) et par les tubes, en établissant successÎTement les communications de trois manières différentes, pour avoir à la boussole trois déviations différentes.

Dans la première expérience, le courant ne passe que parfuii (les tubes, et traverse ainsi une colonne liquide de longueur I et de section 1 ;

Dans la deuxième expérience, le courant passe par les deux tubes à la fois , et traverse une colonne de longueur 1 et »li' section 2;

Dans la troisième expérience, le courant passe par l'un i? tubes, puis revient par l'autre, et traverse, par conséquent, une longueur 2 et une section 1 .

En comparant les trois déviations qui en résultent , on voil qu'en effet l'intensité du courant est en raison directe de la sei'tiou, et en raison inverse de la longueur.

Lorsqu'on opère avec des tubes très-larges remplis de liquides bons conducteurs j il est nécessaire de tenir compte de la résistance de la pile et de la longueur du fil qui passe siur la boussole ; mais, pour les tubes étroits et longs, remplis de liquides mauvais conducteurs, le fil et la résistance de la pile peuvent

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