‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 199 sur 232 · CHAP. VIL — DE L'OZONE · texte numérisé non relu

CHAP. VIL — DE L'OZONE

ent le concours de rhumidité ; une température d'environ 300* i transforme en oxjg( ne pur.

Par exemple, à la température ordinaire^ il produit très-rapiement les effets suivants :

D rend Tiode libre dans Tiodure de potassium;

Il oxyde le fer, le zinc, l'argent, le mercure;

jQ noircit le sulfate et Tacétate de manganèse , en produisant ey hydrate de sesquioxyde ;

Il transforme le protoxyde de plomb en minium hydraté;

Il altère le caoutchouc et le rend cassant.

Mais lorsqu'à l'état sec on le met en contact avec ces diverses Libstances pareillement sèches, il cesse d'agir et ne se distingue lus que par son odeur.

Ces propriétés peuvent se démontrer au moyen de l'appareil iiivant(PL. 23, Fig. 20); Feau acidulée soumise à l'action de I pile est contenue dans un tube en U, acb^ plongé lui-même ans un bain d'eau froide pour empêcher réchauffement ; le ourant d'une forte pile arrive par des (ils de platine aux élecx>àes qui sont des lames de même métal ; Thydrogène se déâge au dehors; Toxygène est conduit dans trois tubes laveurs i', our arriver au tube horizontal f, droit ou un peu courbé au liheu, qui reçoit les substances soumises à Taction de l'ozone, e premier tube laveur donne des traces sensibles d'acide sulfu- [que , mais le troisième n'en donne plus ; il faut , à la suite de elui-ci , établir les tubes desséchants , ou un tube chaufTé lorsu'on veut agir sur l'ozone sec , ou sur l'ozone transformé par 1 chaleur.

Il est bon de faire passer un courant d'oxygène pur dans Tap- •areil avant de mettre l'eau acidulée, afin de le purger d'air cornlétement.

Quelles que soient l'énergie de la pile et la durée de l'opération, . n'y a jamais qu'une très-petite proportion d'ozone dans l'oxyène qui se dégage au pôle positif; car, si l'on en prend un olume donné pour l'agiter avec une dissolution d'iodure de po« issium, l'absorption est à peine sensible; cependant l'iodure runit et le gaz qui reste n'est plus que de l'oxygène , qui a •erdu son odeur .et sa propriété oxydante.

E.es éflaeelies de 1» maohlae doBBcat A l^oxygène les cMrae* ères de reséne. — Un, tube vertical (Pl. 23, Fig.JG), contient

<?u haut deux fils de pbiiiie qui piisseui au tmTcrs du verre, leurs extrémités intiTicurcs se irouvaut à une dislance plus ou moius grande, suivaut la long«.ieur que l'on veut donner à l'étincelle; le tube, rempli d'oxyj^èiie pur, esl placé sur une dissolution d'io dure de potassium, dont la surface extérieiu'e e&t recouverte d'une couelie épaisse d'huile pour empêcher l'acct'S de laii et l'absorption de l'azute. On fuit passer les étincelles de la machine et l'on ne tarde pas à voir la colonne d'iodtire s'élevpi progressivement; après quel([ues heures l'absorption est irt-sscnslble, et la dissolution se colore de plus eu plus; on peut continuer Veitpérîeace assez longtemps, pour qu'il ne reste plus eu haut qu'une petite bulle d'oxygène.

En snlistituaut l'eau houillie à la dissolution d'iodiire il n'y a iuictmc absorption; cependant l'oxygène prend très-forlemenl l'odeur de ro7x>ne.

Des expériences comparatives sur les dissolutions îodurées fotii voir que l'action est plus prompte dans les tubes où rétinwlk' Il 2S ntilUmètres de longueur que dans ceux où cite a seulemeni 4 ou 5 millimètres, les tubes étant successifs et la quantité d'électricité la même.

Dans les tubea préct'dents, quand on substitue l'eau à la dissolution d'iodure et quand on dispose nue lame d'ai^ent destinée i recevoir Vaclion| de l'ozone, on constate l'oxydation progrès»»!' de l'argeut, par l'ascension de la colonne d'eau; il partit cependant que l'absorption est ici moins rapide; même quand lesdeun tubes, d'argent et d'iodiire de potassium, sont successifs et re-

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